S’il faut en croire la chef péquiste, l’annonce de la candidate vedette pour la CAQ dans Laval-des-Rapides, Maud Cohen, la laisserait de glace.
Depuis que l'ex-présidente de l'Ordre des ingénieurs du Québec a fait le saut, ce qui se dessinait pour être une lutte à finir entre le député libéral et ministre sortant Alain Paquet et l’ex-leader étudiant, aujourd’hui candidat péquiste, Léo Bureau-Blouin, devient soudain une course à trois.
Du pareil au même
De passage dans le comté de Laval-des-Rapides, le 2 août, Pauline Marois n’y voit pas là une menace de division du vote auprès des électeurs qui opteraient pour un changement de gouvernement.
«Ça m’étonnerait», répond-elle, ajoutant que la Coalition avenir Québec et le Parti libéral «c’est du pareil au même».
Selon Mme Marois, les deux formations politiques proposent «exactement la même chose» en matière de hausse des frais de scolarité et de gestion des ressources naturelles, note-t-elle au passage.
«Nous voulons défendre les intérêts du Québec; eux, ils sont à genoux devant Ottawa. Non, ça ne m’inquiète pas beaucoup», a-t-elle assuré, insistant pour dire que la CAQ et le PLQ poursuivaient le même combat.
Corruption
On savait d’ores et déjà que la crise étudiante et la hausse des frais de scolarité allaient être au cœur du débat public dans le comté de Laval-des-Rapides.
Depuis que la Coalition avenir Québec s’est invitée dans le débat, il y a fort à parier que la lutte à la corruption devienne un enjeu tout aussi crucial de la campagne dans cette circonscription que se disputent les trois partis.
D’autant que la candidate caquiste, Maud Cohen, a été présentée, le 2 août, par son chef François Legault comme une des deux «incorruptibles», appelées à jouer un rôle clé dans la lutte contre la corruption et le gaspillage.
Visibilité
Ex-présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, Maud Cohen dit voir «de façon très positive» la présence de Léo Bureau-Blouin comme candidat péquiste dans la circonscription, où se représente le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet.
«Cela va juste nous donner davantage de visibilité et nous permettre de faire entendre aux électeurs les vrais enjeux de cette campagne, dit-elle en parlant au nom de la Coalition.
Cette lutte à trois devrait donner lieu à un «échange d’idées intéressantes», affirme Mme Cohen, qui trépigne à l’idée de faire campagne à Laval, où elle a habité pendant une vingtaine d’années.

