En raison de l'inquiétude persistante des résidents voisins du projet résidentiel Champfleury, où le dynamitage se poursuit, la municipalité a instauré un centre d'information sur place, qui sera ouvert jusqu'à la fin des travaux.
Des policiers ou des pompiers sont présents à ce centre, situé sur la rue des Inséparables. L'initiative vise à calmer le sentiment d'inquiétude chez les citoyens, anxieux après deux vagues d'évacuations depuis avril.
Sécuritaire
De son côté, la Ville assure que toutes les mesures préventives ont été mises en place, en collaboration avec l'entrepreneur, notamment l'installation de détecteurs de monoxyde de carbone dans un rayon de 100 mètres du chantier.
Par ailleurs, afin de réagir aux doléances des résidents quant au va-et-vient de camions et à la sécurité des enfants, de nouvelles mesures de signalisation et de sécurité sont en vigueur.
On a ajouté un arrêt obligatoire temporaire au coin des rues des Piverts et des Choucas, ainsi qu’un nouvel accès au chantier via la rue des Orioles, pour permettre le transit des véhicules lourds.
Des brigadiers scolaires supplémentaires veilleront à la sécurité des jeunes marcheurs durant la semaine. La sécurité routière sera également rehaussée par la présence accrue d’une patrouille.
La Ville mettra à la disposition des citoyens des outils d’information relatifs à la santé publique, à l’horaire des travaux et à la sécurité du secteur.
Rappel des faits
Deux familles résidant sur cette rue ont souffert de symptômes d'intoxication au monoxyde de carbone, la nuit du 3 avril.
Le gaz nocif, généré par les explosifs, s'est infiltré par les sous-sols et les drains des habitations, via des fractures dans le roc souterrain. Plusieurs maisons du secteur avaient été évacuées par mesure de prévention.
Le 26 mai, les pompiers procédaient à une autre vague d'évacuations préventives, sur la rue des Piverts, dans le même secteur. Dans les deux cas, de nombreux intervenants ont été mobilisés pendant plusieurs jours.
En avril, la police de Laval a déclenché une enquête, afin de déterminer s'il y a eu négligence criminelle dans ce dossier. L'enquête est toujours en cours.
Exaspération
Le dynamitage, d’abord suspendu, a repris à la fin avril, après la mise en place de mesures de sécurité additionnelles, qui n’ont manifestement pas été suffisantes pour empêcher d’autres évacuations.
Les citoyens exaspérés se plaignaient également de nombreux autres inconvénients liés au chantier. Une quarantaine d'entre eux ont signé une pétition, acheminée au constructeur Devco, qui pilote le projet de développement de quelque 70 maisons sur le site. Ces signataires n’excluaient pas des recours juridiques.
On peut consulter le portail Internet de la Ville de Laval (www.ville.laval.qc.ca) pour plus d’information.
