Commandée en 2009, l’étude sur la pertinence écologique de protéger les îles de l’archipel Saint-François a été complétée un an plus tard. Elle a circulé pendant des mois dans les officines gouvernementales, avant d’être «approuvée» par Québec. Patate chaude?
«L’étude a permis de répondre à la question "faut-il protéger les îles?". Dorénavant, le défi sera de répondre à la question "par quel moyen"». Huguette Larochelle, présidente de Sauvons nos trois grandes îles, a résumé ainsi le dilemme qui se pose. Le projet de l’acquisition des îles et de la création d’un parc se bute au fait qu’elles sont des propriétés privées.
Francine Charbonneau, députée des Mille-Îles, qui ne pouvait être à la rencontre du 19 septembre, a affirmé, en entrevue téléphonique, que «la volonté de protéger est toujours vivante». Elle dit toutefois ne pas pouvoir se prononcer sur la suite des choses pour l’instant.
Mme Larochelle, qui compte rencontrer la députation lavalloise bientôt, rappelle qu’en 2009, le maire de Laval appuyait le projet de protection.
«Nous demandons à la Ville de Laval de participer financièrement de manière substantielle à la préservation de ce bien précieux», a dit Huguette Larochelle, à l’occasion de la conférence de presse.
La conseillère municipale d’Auteuil, Lucie Hill Larocque, n’a pas répondu à l’invitation à la conférence de Sauvons nos trois grandes îles. Un porte-parole de la Ville, Pierre Desjardins, a expliqué que la rencontre «s’adressait au gouvernement du Québec», pour motiver l’absence de représentants de la Ville.
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