Mapei congédie 43 travailleurs

Sylvain
Sylvain Lamarre
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

La CSN dénonce le licenciement massif

Éric Caron, président du syndicat de Mapei Laval.

Près d’une cinquantaine de travailleurs de l'usine Mapei, à Laval, ont récemment reçu un avis de licenciement de la part de l'employeur.

En grève illimitée depuis le 4 mai dernier, les travailleurs de l'usine sont sans convention collective depuis le 13 décembre 2011. «Les négociations demeurent toujours dans une impasse imposée par l'employeur. Ce dernier refuse de retourner à la table de négociations. Les pourparlers demeurent au point mort depuis le 22 mai», stipule le président du syndicat CSN, Éric Caron.

Les travailleurs syndiqués se sont réunis en assemblée générale pour faire le point au sujet de la cinquantaine de licenciements imposés par leur employeur. Ils avaient invité les candidats des différents partis à débattre avec les travailleurs.

«Après plus de 115 jours de grève, l'employeur décide cavalièrement de licencier près de la moitié de notre unité syndicale. Alors qu'il nous avait annoncé des investissements de l'ordre de 10 M$, voilà qu'il réduit de près de la moitié le nombre de travailleurs. Cela vise, encore une fois, à casser notre solidarité. Il y a eu les injonctions et là des congédiements», précise M. Caron.

Le représentant syndical dénonce que le transfert de la production de l’usine vers la compagnie Affiliated permet à Mapei de continuer sa production sans entrave légale.

«Malgré la violence du geste posé par Mapei envers nos collègues, nous sommes toujours debout et unis» Éric Caron

«Cette situation doit changer. Malgré la violence du geste posé par Mapei envers nos collègues, nous sommes toujours debout et unis», de souligner Éric Caron, président du SSPCA-CSN.

Les salaires en litige

Les clauses salariales sont le principal point litigieux de l'actuel conflit de travail. «Nos demandes ne sont pas exigeantes, compte tenu que nous n’avons pas de fond de pension. Nous demandons de petites augmentations, soit 3% pour les trois ans du contrat de travail. Nous avons reculé sur plusieurs positions que mes gens avaient demandées», affirme le président du syndicat.

Selon lui, l'entreprise dépense la hausse de salaire demandée avec l'embauche d'agents de sécurité et l'utilisation de services juridiques afin de limiter le piquetage devant la manufacture.

Fabriquant de colles et de produits chimiques pour bâtiment, Mapei est une multinationale possédant 59 usines de production réparties dans plus de 28 pays.

La partie patronale n'a voulu émettre aucun commentaire sur le conflit.

Autre texte à lire: Le PQ et QS veulent moderniser la loi anti-briseur de grève.

Organisations: CSN

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires