Visé par une sortie publique du jeune député Léo Bureau-Blouin, qui dénonce la politique de la terre brûlée et ses effets contre-productifs, Alain Paquet se défend d’avoir mal agi en envoyant tout le contenu de ses classeurs à la déchiqueteuse.
C’est une pratique courante, explique l’ex-député de Laval-des-Rapides. La destruction des dossiers serait même incontournable, selon lui.
«Aux yeux d’un citoyen qui s’est adressé à son député (…), il peut sembler a priori singulier que son dossier doive être détruit aux fins de la protection des données. Cependant, la nature personnelle des renseignements traités le commande», écrit-il dans une mise au point publiée le 12 octobre.
Cela dit, M. Paquet affirme qu’aucun citoyen n’a été lésé: «Mon personnel avait reçu des consignes très claires à cet effet : tous les dossiers devaient être complétés avant la fermeture du bureau et aucune personne ne devait être laissée en plan.»
Chèque en blanc
Règle générale, selon la pratique qu’il avait instaurée à son bureau de comté, les procurations que lui consentaient les citoyens étaient valides pour une durée oscillant entre 30 et 90 jours. Au besoin, on renouvelait le consentement.
«Une procuration doit avoir une durée de vie limitée, sinon c’est un chèque en blanc», explique Alain Paquet.
En ce sens, juge M. Paquet, «il est inévitable qu’un changement de gouvernement ait pour effet de contraindre les demandeurs à reprendre le processus à zéro».

