«Les deux parties examinent actuellement la possibilité d’une expérience de cohabitation, qui pourrait mener à autre chose», a formulé Claude Rousseau, président de la Télévision du grand Laval (TVGL), lors d’une entrevue, le 4 juin.
Plusieurs rencontresM. Rousseau et le vice-président de TVGL, Georges-Michel Raymond, ont déjà œuvré à TVRL. En conflit ouvert avec le dirigeant de l’époque, Francis Cuggia, les deux hommes ont quitté en 2006.
M. Rousseau a confié avoir rencontré le président de TVRL, Marcel Alexander, à trois reprises au cours des derniers mois.
Du côté de TVRL, le président Marcel Alexander témoigne que les relations entre les deux télévisions, se sont adoucies. «On examine les possibilités de collaboration. La fusion serait une étape ultérieure. On s’entend sur le fait que deux télés, ce n’est pas l’idéal», a-t-il résumé le 9 juin.
Une autre rencontre entre les dirigeants des deux télés devait avoir lieu incessamment, faisait savoir M. Alexander, le 21 juillet.
Dette allégéeLa rumeur de fusion entre les deux organismes à but non lucratif (OBNL) persiste depuis novembre 2009. À cette époque, comme aujourd’hui, les pourparlers entre les deux parties achoppaient sur la question de la dette de TVRL.
Cette dette est constituée de prêts sans intérêt consentis notamment par M. Cuggia et une entreprise de production télévisuelle privée qui lui est liée.
Selon des sources sûres, M. Cuggia a consenti à retrancher 100 000 $ à sa créance de quelque 200 000 $. Le président de TVRL n’a pas voulu confirmer, ni infirmer cette information.
Subventions
Pour sa part, TVGL a tenté à plusieurs reprises et sans succès d’obtenir le statut d’OBNL auprès de la Ville de Laval, afin d’accéder à un financement municipal.
Au Service de la vie communautaire, de la culture et des communications de Ville de Laval, responsable de l'attribution d'une telle reconnaissance, on disait, en novembre, vouloir éviter la duplication. Le Service accordait toutefois à TVGL une subvention de 7500 $ en mai, en vue de la réalisation d’émissions estivales. TVRL touche depuis plusieurs années une subvention semblable, de l’ordre de 25 000 $.
TVGL a par ailleurs encaissé, en février, une subvention discrétionnaire de 1000 $ du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, note Claude Rousseau.
