Emploi-Québec évalue à 39 100 emplois les postes à pourvoir dans la région de Laval entre 2010 et 2014.
La croissance économique suscitera près de la moitié (46 %) de ces emplois à combler, alors que les départs à la retraite justifieront la majorité de ces nouvelles et futures embauches, en l’occurrence 21 000 postes.
Précisons que les estimations de besoins de main-d'œuvre sont fondées sur la région du lieu de résidence des personnes et non sur celle de leur lieu de travail. Un détail important, considérant que la moitié des Lavallois au travail occupent un emploi à Montréal.
Reste qu’«il y a actuellement dans la région de Laval une demande de main-d'œuvre de la part des employeurs et cette demande augmentera dans les années à venir. C'est une excellente nouvelle pour toute la population», a déclaré la présidente du Conseil du trésor et ministre responsable de la région, Michelle Courchesne.
Meilleures possibilités d'emploi
D’ici fin 2014, 126 professions présenteront des perspectives d’emploi favorables dans la région, voire très favorables pour dix d'entre elles.
Du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2014, on estime à 1,8 % l’accroissement annuel de l'emploi occupé par des Lavallois, ce qui représente la création de quelque 3 000 postes par année.
En hausse dans 21 secteurs d'activité économique, la croissance de l’emploi se concentrera du côté des services, un domaine qui fournit déjà près de 85 % des emplois de la région.
Exigences
Toujours selon les projections d’Emploi Québec, 43 % de ces nouveaux emplois exigeront un diplôme d'études collégiales ou un diplôme universitaire.
«En raison des départs à la retraite et de la mobilité des travailleurs vers un autre niveau de compétence, le nombre d'emplois à pourvoir nécessitant une formation universitaire s'élèvera à plus de 9 000, tandis que le nombre de postes demandant une formation technique au collégial s'élèvera à plus de 8 000, tout comme celui des postes exigeant un diplôme d'études professionnelles», précise-t-on dans un communiqué diffusé le 22 mars.
Pas de pénurie généralisée
Sans nier qu’une rareté se fera sentir dans certains métiers, professions et secteurs d’activité, le gouvernement ne prévoit pas de pénurie généralisée de main-d'œuvre.
Les autorités estiment qu’une grande partie des emplois qui seront disponibles d'ici la fin 2014 seront occupés par des jeunes de moins de 25 ans qui ne sont pas encore actifs sur le marché du travail.
On compte également sur l’apport des chômeurs, des personnes de 65 ans et plus et les nouveaux et futurs immigrants pour venir gonfler les bassins de main-d’œuvre.
En plus d’une hausse du taux d’activité chez tous les groupes d’âge, on anticipe qu'en 2014, Laval comptera 2 200 chômeurs de moins qu'en 2009.
Présidente du Conseil régional des partenaires du marché du travail de Laval, Monique Sauvé s’est réjouie du dépôt de ces nouvelles perspectives professionnelles régionales.
