Ce n’est pas un CLSC, ni un centre ambulatoire, mais un centre intégré de services de première ligne qui desservira l’ouest de l’île Jésus à compter de septembre prochain.
Voilà en quelque sorte la solution de rechange qu’a choisie le Centre régional de santé et de services sociaux (CSSS) à un deuxième hôpital à Laval.
Ce nouvel établissement en construction au quadrant sud-ouest de l’intersection Dagenais et montée Champagne, à Fabreville, viendra soutenir les trois groupes de médecine de famille (GMF) et les quatre cliniques médicales de la région.
«Ce soutien apporté dans le suivi de certains patients favorisera une plus grande accessibilité à leurs services pour la population de l’ouest de l’île et permettra d’éviter des visites à l’urgence», a indiqué le directeur général du CSSS Luc Lepage.
Par une meilleure prise en charge des patients, ce «modèle novateur» d’organisation des services permettra également de désengorger les services de deuxième ligne.
Service de proximité
L’édifice de 20 000 pieds carrés, dont les travaux avancent à grands pas, représente la concrétisation de «huit ans d’acharnement», a fait part une Michelle Courchesne visiblement émue lors de la visite de chantier, le 30 mai au matin.
«C’était un de mes premiers engagements électoraux», a rappelé la députée de Fabre élue pour la première fois en 2003, aujourd’hui présidente du Conseil du Trésor et ministre responsable de la région de Laval.
«Fabreville et tout l’ouest de Laval sont en pleine expansion et c’est pourquoi nous croyons qu’il est important de les doter d’un point de service de proximité en matière de santé», a enchaîné celle qui habite le comté depuis une trentaine d’années.
Toujours selon la ministre de l’Administration gouvernementale, il s’agissait d’une «nécessité», d’autant que pour les citoyens de l’extrême pointe ouest de l’île, le CLSC le plus près est celui de Sainte-Rose.
Clientèles
Ainsi, le futur centre intégré offrira, entre autres services, les prélèvements et la vaccination jeunesse.
Seul le centre de prélèvement sera sans rendez-vous, alors que le service de vaccination sera sur rendez-vous et que tous les autres services de consultation et de suivi seront réservés aux patients sur référence d'un médecin omnipraticien.
Par ailleurs, trois clientèles seront particulièrement ciblées par l’équipe d’intervention multidisciplinaire, à savoir les personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement, les malades chroniques et les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.
Incidemment, une entente a été conclue avec la direction de l’Hôpital du Sacré-Cœur, qui via l’Institut Albert-Prévost dispense actuellement les soins en santé mentale pour la région de l’ouest de Laval. Dès l’automne, une quinzaine de ces intervenants seront transférés dans ce nouveau centre.
Partenariat
Au CSSS de Laval, on informe que les comités stratégiques, tactiques et cliniques sont à l’œuvre depuis plus d’un an afin de définir l’offre finale de service, laquelle s’appuiera sur une pratique renouvelée en première ligne que favorisera l’interdisciplinarité.
Une approche ambulatoire, qui pourrait éventuellement s’étendre dans le secteur est de Laval, soutient le président-directeur général de l’Agence de la santé et des services sociaux de Laval, Claude Desjardins.
Depuis que l’Agence a donné le feu vert à la réalisation de ce centre intégré dans l’ouest, en avril 2010, les travaux se sont réalisés en partenariat avec le Département régional de médecine générale (DRMG) de Laval et les trois GMF qu’il desservira, à savoir les groupes de médecine de famille de Sainte-Dorothée, Médi Centre Chomedey et Le Carrefour Médical.
Quant au DRMG, il s’agit de l’instance regroupant les quelque 300 médecins généralistes de la région de Laval œuvrant en première ligne.
Enfin, une centaine d’intervenants du secteur de la santé et des services sociaux s’emploieront à ce centre sis au 4250, boulevard Dagenais Ouest, à Fabreville.
En location, le CSSS de Laval a négocié un loyer annuel de 600 000$ pour les vingt prochaines années.
