Le caucus libéral de Laval exhorte les partenaires du milieu et les Lavallois concernés par le Livre vert à se faire entendre en vue de l’adoption de la première politique bioalimentaire au Québec.
Rendu public en juin par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), Pierre Corbeil, le document d’orientation expose les tenants et aboutissants de ce «véritable projet de société», pour reprendre les mots de la ministre régionale Michelle Courchesne.
Le ministre délégué aux Finances et député de Laval-des-Rapides, Alain Paquet, encourage notamment «les intervenants du milieu agricole, de la transformation alimentaire et de l’alimentation de la région à s’engager dans ce processus de réflexion et à faire valoir leur vision».
À cet égard, la Commission de l’agriculture acceptera les mémoires jusqu’au 24 août, puis sélectionnera ceux et celles qui auront le privilège d’être entendus en commission parlementaire à compter du 12 septembre.
Ce projet de loi en devenir a de quoi interpeller les Lavallois, affirme Mme Courchesne, considérant que «les activités du domaine bioalimentaire représentent un moteur de développement économique important pour la région de Laval, alors que près de 30 % de la superficie de l’ile est en zone agricole».
En dernier lieu, un projet de loi viendra poser les assises de cette première politique et permettra des modifications à des lois touchant le secteur afin d’appuyer le virage vers le bioalimentaire de demain, indique le MAPAQ.
Réaction
À Laval, la réaction au Livre vert viendra de la Table de concertation agroalimentaire de Laval, souligne la secrétaire-coordonnatrice de cette filière et directrice de l’Agropôle au sein de Laval Technopole, Nancy Guay.
«Bien qu’elles aient le choix de le faire par elles-mêmes, la Table va inviter les entreprises à s’exprimer à travers son mémoire», informe Mme Guay.
Celle-ci affirme toutefois que l’adoption du Livre vert aura nettement moins d’impact auprès des producteurs de la région qu’en a eu le Rapport Pronovost, déposé en 2008, au terme de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois.
Mme Guay mentionne que la future politique n’aborde pas la production horticole ornementale, qui représente la forte prédominance des cultures en sol lavallois.
D’ici la fin juillet, la Direction régionale du MAPAQ doit rencontrer les intervenants de la Table de concertation agroalimentaire de Laval pour leur exposer les grandes orientations du Livre vert. Cette séance d’information devrait permettre aux autorités régionales de dégager «quelques enjeux» qui guideront la rédaction du mémoire qu’ils entendent déposer au plus tard le 23 août.
