Jusqu’à la mi-décembre, le Cosmodôme ferme les portes de son exposition permanente, le temps d’en réaménager les lieux de fond en comble.
Durant les 135 prochains jours, le camp spatial demeurera toutefois ouvert pour les jeunes qui y sont inscrits, fait part la direction du Centre des sciences de l'espace dans un communiqué diffusé le 2 août.
10,5 M$
Les travaux en cours ne sont pas qu’esthétiques, loin de là.
On en donne pour preuve les 10,5 M$ que nécessite la présente métamorphose, annoncée en grande pompe il y a déjà deux ans et demi en présence de la ministre régionale Michelle Courchesne, du maire de Laval et de plus d’une douzaine de ses conseillers municipaux.
Les deux tiers de la facture sont assumés par le gouvernement du Québec, alors que Ville Laval contribue pour 3,5 M$.
Aussitôt que Québec a avalisé la modernisation des installations du Cosmodôme, en février 2009, une firme montréalaise réputée pour son expertise muséale était à pied d’œuvre pour concevoir et construire plus d’une quinzaine de modules préfabriqués en usine.
Aujourd’hui, la direction du Cosmodôme n’a d’autre choix que de fermer les lieux aux visiteurs afin de permettre le réaménagement de son Centre des sciences de l’espace.
Unique au monde
Seul centre entièrement dédié à la compréhension de l’astronautique et de la conquête de l’espace au pays, le Cosmodôme renouvelé promet de devenir une destination récréotouristique de culture scientifique de calibre mondial, précise-t-on.
Son directeur général Sylvain Bélair affirme qu’il s’agira du premier musée d’exploration spatiale en mode interactif à voir le jour.
«Chaque participant pourra se glisser dans la peau d’un astronaute, d’un ingénieur de l’espace ou d’un chercheur de la station spatiale», indique M. Bélair, faisant valoir que «la scénographie, les décors et la scénarisation interactive concourront à faire vivre aux visiteurs une ambiance de station spatiale».
Voilà le fruit du travail de GSM Prjct, une société de renommée internationale en termes de conception et de réalisation d’expositions interactives, que l’on dit à la fine pointe des toutes dernières technologies audiovisuelles et multimédias.
Trois missions
Revivre la course à la lune, expérimenter la conquête de la Planète rouge et lancer une sonde spatiale pour aller voir plus loin, au-delà des confins de l’univers, voilà l’expérience virtuelle des trois missions spatiales qui s’offriront aux jeunes et à leur famille, à compter de la mi-décembre au Cosmodôme. Ceux-ci deviendront «les héros de la mission de 60 minutes qu’ils auront choisie», poursuit son DG Sylvain Bélair, qui agit également à titre d’analyste en astronautique pour le compte de la Société Radio-Canada et de son Réseau de l’information (RDI). «Ils seront confrontés à des défis pour voyager dans l’espace, découvrir de nouveaux horizons, y survivre et faire des expériences.» Plus que jamais, alors que le Québec est doté d’une grappe aérospatiale importante, le nouveau Cosmodôme remplira le rôle de stimulateur d’intérêt pour les sciences de l’espace et les carrières liées au monde de l’astronautique, soutient la direction.
Doubler l’achalandage
Dix-sept ans et deux millions de visiteurs plus tard, le Centre des sciences de l’espace, ouvert depuis 1994, mise sur la modernisation de ses installations pour doubler un achalandage en sérieuse perte de vitesse.
Au cours des dix dernières années, l’achalandage annuel est passé de 118 000 à 80 000 visiteurs, une baisse de fréquentation de 32 % depuis 2001.
Qu’à cela ne tienne! Sylvain Bélair, qui rêvait de ce nouveau concept depuis dix ans, est convaincu des retombées immédiates aux guichets, lui qui prédit le passage de plus de 150 000 visiteurs dès 2012.
