Une éditrice s’indigne… Lettre à Pierre Karl Péladeau

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Josée Pilotte

Dès le lendemain de sa publication sur le site web de l’hebdomadaire des Laurentides ACCÈS (www.journalacces.ca), la chronique de l’éditrice Josée Pilotte «Lettre à Pierre Karl Péladeau» s’est répandue à travers le Québec, suscitant plusieurs réaction à l’égard des journaux locaux indépendants.

Dans son billet sans équivoque, Mme Pilotte écorche Pierre Karl Péladeau, de l’empire Quebecor, le sommant d’expliquer sa stratégie d’affaires, destinée selon elle à prendre le contrôle de l’espace médiatique en région, une stratégie qu’elle juge sinon déloyale à tout le moins discutable: «Je ne comprends pas la guerre de ton empire, qui se fait actuellement sur le dos des médias en région et qui fauche toute la diversité des voix. C’est 150 ans de journalisme hebdomadaire au Québec que tu es en train de mettre en péril. En fait ce n’est plus une guerre que tu livres au prix où tu donnes ton produit: c’est un bulldozer que tu conduis. Et c’est toute la diversité d’opinion que tu vas raser avec ce ménage sauvage. Ta guerre, elle ne va pas que tuer ta compétition et la presse indépendante en région... c’est la démocratie elle-même que tu assassines! Ultimement, c'est l'uniformisation de la nouvelle qui gagnera. Est-ce digne?», a questionné Mme Pilote.

Rappelons que l’hebdomadaire indépendant ACCÈS couvre la région des Laurentides depuis 13 ans. La publication a notamment remporté le prix d’Hebdo de l’année au Québec 2007, remis par l’organisme Hebdos Québec. Plusieurs plumes ont collaboré à cette publication au cours des années, dont Denys Arcand, Fabienne Larouche, Jocelyne Cazin, Réjean Tremblay, Léo-Paul Lauzon et Claude Jasmin…

ACCÈS a également fait l’objet d’un reportage du Point, diffusé il y a quelques années à Radio-Canada.

Organisations: Quebecor, Radio-Canada

Lieux géographiques: Québec, Région des Laurentides

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Commentaires

Commentaires

Derniers commentaires

  • Tristesse de la langue
    04 juillet 2012 - 12:48

    Dommage qu'il y ait tant de "fôtes" de français dans les commentaires, difficiles à prendre au sérieux lorsqu'on doit lire à haute voix pour comprendre..c'est même un peu triste...

  • Nathalie
    03 mai 2012 - 14:00

    ce qui m’inquiète ici c est de voir la pauvre qualité pour ne pas dire les journalistes et autres travailleurs des medias surtout ceux de Quebecor ce vendre pour ne pas dire donner cheapement le fruit de leurs travail texte photo image etc et de les remettre a une multinational qui monopolise le marché. Qu elle poudre au yeux les propose de Lise qui fait miroiter les beau cote de cette empire gerer par un homme avec peu de scrupule. Aller voir comment les pseudo pigiste de son agence son traité et sur utilisé comment PKP tue la rigueur de l information par l embauche de jeunes flo sans expérience qui ce prostituent les un les autre pour tenter de ce tailler une place dans ce marcher gérer par un homme encore une fois sans scrupule a l egart de ces ex et nouveau employé qui eux n on rien compris Le CRTC effectivement donne des largesses démesure a cette individu qui a mon avis tue allégrement la profession journalistique. Qu'elle belle image que de voir des journalistes surnuméraire brandir le Blackberry sur une scène de meurtre ou un mort ou autres événement dans la honte et croyez moi ces visible dans leurs yeux pour ensuite alimenter la bete qu'est devenu cette empire pooooovre monde des médias a la merci d'un CRTC qui permet n importe quoi vive entre autre les montopo de ce monde qui prends de plus en plus de place dans cette industries ou les journaliste même de renom vendent maintenant leurs pitance en pauvre journaliste de sous classe

  • Bob Aubin
    09 février 2012 - 11:44

    Ce que je comprend de cette histoire c'est qu'il y a une lutte pour le marché de que l'on appelle l'information pour ne pas dire de publicité même de la propagande ..ce qui est la base de notre économie ,la compétition comme dans un jeu de monopoly mais ou cela m’inquiète qu'arrivera t il quand la partie arrivera a sa fin ???quand on joue on ferme la boite du jeux et on va se coucher mais dans la vrai vie ....les humains et les cochons se ressemblent quand un porc est rassasié il se couche sur sa nourriture pour sur que aucun autre aura accès a cette nourriture ça ressemble au fabricants de boisson gazeuse qui fournissent leurs frigos (gratuitement ) en imposant leur produit. sans concurence....libre marché ou dictature de l'argent????

  • Michelle Bergeron
    06 février 2012 - 02:04

    Je ne vois vraiment pas pourquoi on retrouve ce commentaire dans le journal l'action de Joliette? Si ce n'est pas de l'uniformisation de la nouvelle qu'un commentaire d'ailleurs se retrouve dans notre journal d'autant plus que dans ma région l'esprit du journalisme est loin. C'est plutôt l'esprit de l'Omerta. De plus mise à part les commerciaux il ne faut pas oublier que ces journaux régionaux gratuits sont subventionner et que pour ma région je suis fière de voir arriver Québécor, un autre journal ainsi cela limite le monopole. D'autant plus que cette entreprise fait travaillé des gens chez-nous et en Français.

  • M Dumont
    01 février 2012 - 08:48

    C'est vraiment pas compliqué en 2012, TU GROSSIE OU ASSOCIE TOI, SI NON TU TE FAIT MANGER PEU A PEU. c'est simple mes vrai.

  • Marc Lavoie
    12 octobre 2011 - 15:32

    De plus l'empire quebecor utilisent VOL ET CE FOU de leurs redacteur sous payé, photographe et autres pigiste qui sans le savoir a l'origine ce vois pulibé SANS FRAIS OU VALUERS ADEQUATE le fruit de LEURS travaille dans les medias nationaux sois AGENCEQMI SUNMEDIA QUEBECOR QUEBECOR MEDIA ET TOUT LES AUTRE FILIAL CANOE LCN Etc un vrai vol envers une industrie malmené qui a l'origine avais commencé avec RueFrontenac et leurs employé lynché par l'empire de PKP CEs employé maintenant des pigiste sous payé qui ce voient leurs travail de redaction image etc a peu de frais pour remplir les pages et site web des grand médias HONTE A PKP qui TUE le travaille de journaliste, rédacteur sous le dos de pigiste bas gamme qui croient bêtement appartenir a un réseau qui les respecte le monstre Quebecor vous utilisent cheaplabor pour une entreprise qui a un tué la profession de journaliste et la relégué a un vulgaire poste de compositeur de faits divers ou encore de copie colle de texte repiqué a gauche et a droite par des jeunes 'journaliste' sans envergure BRAVO QUEBECOR

  • André
    12 octobre 2011 - 10:35

    Chère Mély, vous mêlez les patates avec les choux, pareille comme un monsieur de la comission scolaire la semaine passé.Pas capable de faire la part des choses et si le chapeau vous fait mettez le si non !!!!!!! vaut mieux pas écrire quand on sais de quoi on parle. Sans rancune.

  • Guy Leclerc
    11 octobre 2011 - 13:05

    Bravo !

  • Jean Dubois
    08 octobre 2011 - 19:34

    Je comprends. J'ai toujours acheté du lait de la Laiterie Lamothe de Drummondville, maintenant elle n'existe plus. Je ne sais pas si c'est la concurrence qui en est venu à bout. Mais moi j'ai tout fait ce que je pouvais pour qu'elle demeure active dans la région. Mais je vois que certaines personnes sont aveugles ou s'en foutent carrément.

  • Charles Michaud
    08 octobre 2011 - 10:36

    voici l'intégrale d'une lettre adressée à Madame Pilotte au nom de Quebecor par Lyne Robitaille, Vice-présidente executive - Québec, Sun Media. Il m'apparaît que vos lecteurs seraient mieux informés s'ils prenaient aussi connaissance de ces quelques lignes. Madame Josée Pilotte Accès Laurentides 727, rue Principale Piedmont (Québec)   J0R 1K0 Madame Pilotte, C’est  avec  intérêt  que  j’ai lu le cri du cœur que vous avez récemment adressé  à  M.  Péladeau, lui reprochant, ainsi qu’à notre entreprise, de mener une concurrence déloyale aux hebdos indépendants régionaux. Je  vous  épargnerai  un  long  exposé  sur  les difficultés de la presse écrite,  lesquelles ne ménagent aucun journal ou éditeur, des plus petits aux  plus grands, sinon pour vous dire que, malgré ce contexte difficile, Sun  Media  continue  fermement  de  croire  en l’avenir de l’information locale  et  régionale. J’en veux pour preuve le fait que nous ayons lancé dix  nouveaux  hebdos régionaux depuis février 2010, ce qui porte à 73 le nombre  de  journaux  régionaux  que Sun Media publie et distribue chaque semaine  à  travers le Québec. Dans tous les cas, ces journaux ont permis d’ajouter  à la diversité de l’information locale et à créer des dizaines d’emplois  dans  un  secteur où les nouvelles embauches se font autrement plutôt rares. Le  contrecoup  de la diversité est bien sûr la concurrence, mais je vois difficilement  pourquoi  nous  aurions à nous excuser de contribuer à une situation  qui favorise à la fois et les annonceurs et les lecteurs de la région. Au  nom  des  millions  de lecteurs qui nous lisent chaque semaine et des centaines  de  journalistes,  représentants  et  employés  de soutien qui travaillent  avec  acharnement  pour  produire  ces  journaux, je me dois toutefois  de  m’ériger contre vos prétentions à l’effet que nos journaux régionaux   constituent   une   quelconque   atteinte   à  la  profession journalistique et à la qualité de l’information. Bien  que  nous  ayons,  comme  dans chacun des nos champs d’activité, le souci  d’être  vigoureusement  concurrentiels, nous expliquons avant tout notre  succès par les efforts incessants que nous déployons pour répondre aux  besoins  spécifiques  de  nos  lecteurs  ainsi que des organisations municipales,  communautaires, culturelles et sportives ainsi que des gens d’affaires et des annonceurs locaux. Que  ce soit sur le plan de l’actualité, des faits divers, de l’économie, des  sports  ou  encore des arts et de la culture, nos journaux régionaux sont  tous  rédigés  avec  l’objectif d’établir des liens forts entre les différents  acteurs  locaux  et  de  mettre en valeur les forces vives du milieu. Par  ailleurs,  la force de notre réseau d’hebdos, ce n’est pas seulement sa  capacité  d’offrir  aux collectivités un reflet fidèle de ce qu’elles sont. C’est aussi la possibilité pour chacune de nos publications locales et  régionales  de contribuer à mieux informer le pays tout entier sur ce qui se passe dans chacun des territoires où nous sommes présents. Grâce à notre  réseau,  un  hebdo régional peut maintenant relayer au Canada tout entier des nouvelles d’intérêt national qui se déroulent dans son coin de pays.  C’est  ça,  la  vraie  force  de  l’écosystème que nous mettons en place  : chacun peut y faire entendre sa voix et participer au traitement de la nouvelle. Permettez-moi  ainsi  de vous rappelez que Quebecor est présente dans les Laurentides  depuis plus de 25 ans. Nos journaux comme l’Écho du Nord, le doyen  des  hebdos  de  la  région  qui  a  célébré  l’an dernier son 75e anniversaire,   l’Information  du  Nord  et  bien  sûr,  Le  Journal  des Pays-d’en-Haut – La Vallée comptent parmi les plus lus, les mieux établis et les plus appréciés de la région. Enfin, je vous rappelle que L'Accès ayant vu le jour en 1998, soit 33 ans après  la  fondation  du  Journal  des Pays-d’en-Haut et 11 ans après son acquisition  par  Quebecor,  il  a  lui  aussi  un jour été le redoutable nouveau  venu  amenant  concurrence  et  diversité  dans le marché. Cette arrivée a poussé les artisans du Journal des Pays-d’en-Haut à se dépasser pour  maintenir  leur  position dans le marché et notre présence continue n’est  que  la  suite  de  cette  dynamique  des plus bénéfiques pour les lecteurs et les annonceurs de la région. Je  vous  prie d’accepter, Madame Pilotte, l’expression de mes sentiments distingués, Lyne Robitaille Vice-présidente exécutive Québec Sun Media

  • maurice gauthier
    08 octobre 2011 - 07:51

    Cher M. Lacas, Vous reponder soudainement a tous les journaux ce genre de commentaire. je vois très bien que vous pratiquer le copie coller a toute les sauces. mais ne devez vous pas savoir cher monsieur , il y a 13 ans Mme Pilote et sa copine étais représentante publicitaire pour un des rare journal régional des Laurentides celui de St -Sauveur et du jour au lendemain ils ont parti leur journal évidement apportant avec eux leur liste de contact , client etc respectant du coup aucunement leur ex patron qui les avait quand même bien payé avant. Leur coup d'envoie et vérifiez vous même c’était avec ""Accès Laurentides"" ayez accès a 2 poupounes en décapotable de Volkswagen.. pas besoin de vous dire que leur seul compétiteur de l'époque âgée de près de 60 ans se devait de régagir et accepter de couper la poire en 2 pour ne pas fermer ces portes plusieurs année passé avons-nous évoluer ?? je crois seulement que la poupoune du temps sera remplacer par du cash .

  • Franko
    08 octobre 2011 - 05:47

    @ Stéphane Lacas: Pour commenter votre exemple, personne, absolument personne ne force les gens à abandonner un bon établissement (en l'occurence, un Café) pour un autre établissement semblable mais qui servirait une version "cheap" du même produit. Même si celui-ci est gratuit. Les Québécois sont plus intelligents que vous ne le soupçonnez... Si les gens le font, ils savent très bien qu'en se faisant, ils condamnent l'autre Café à disparaître. Peut-être jugent-ils que sa survie n'en vaut pas la peine? La mort d'une entreprise fait partie intégrante du commerce et personne n'est éternel. À part Coca-Cola, G. E. et quelques autres très rares entreprises, aucune autre qui existait au début du siècle dernier n'a survécu jusqu'à aujourd'hui et celles qui ont disparu ont été remplacées par d'autres plus performantes et qui répondaient mieux aux attentes des clients. Idem pour les emplois. Par exemple, les garçons d'ascenceur ne sont plus... Ce n'est pas parce que VOUS ne pouvez blairer PKP que c'est le cas de tous...

  • Maridau
    07 octobre 2011 - 20:13

    À ce que je sache....Quebecor est une entreprise familiale que Pierre Péladeau père à bâti avec quelques centaines de dollars. Il n'a pris la place de personne....Cette entreprise a trimé aussi dur que bien d'autre pour en arriver là. PKP et son entreprise redonne beaucoup à la société. Il faut arrêter de cracher notre venin sur les Québécois qui réussissent. Chaque fois que l'on voit un de nos Québécois briller dans le monde des affaires ou autres...on le jalouse et on le critique sans relâche. Pourquoi ne serions-nous pas fier d'eux? Pourquoi ne les appuierions-nous pas plutôt que de tenter de les salir impunément! Je ne crois pas qu'une entreprise telle que Québécoir se fasse un plaisir de voir les petits mourir autour d'eux. C'est un monde d'affaires...une business....pas un organisme de charité!!! Réfléchissez donc avant de dire n'importe quoi...petit peuple!!!

  • Julien Paquette
    07 octobre 2011 - 18:02

    M. Lacas, quel message intelligent et quelle belle façon d'expliquer la situation. Je vous lève mon chapeau. D'ailleurs, beaucoup de courage de la part de Mme Pilotte. Elle s'attaque à un empire à elle seule, mais surtout, elle soulève un problème grave, un problème qui nous touche tous. Je donne mon soutien à cette femme visiblement passionnée et intègre.

  • nicole néron
    07 octobre 2011 - 12:05

    d'abord il faudrait une certaine politesse ,vous devriez vous servir dumotVOUS.tout le monde a droit endémocratie de vouloir écrire dans unhebdo.Québecor en prend large mais tout le monde ten te sa chance même PIERRE PELADEAU son journal et ses journaliste.sans rencune

    • Mélye
      07 octobre 2011 - 14:59

      Madame Néron, Pour une personne qui revendique le vous, peut-être devriez-vous corriger votre orthographe?

    • Stéphane Lacas
      07 octobre 2011 - 15:09

      Mme Néron, Si vous aviez lu le texte complet, vous auriez compris la raison du choix du ton et les raisons du tutoiement qui y sont expliqués. Mais vous êtes de toute évidence de ces personnes qui se permettent de commenter sans savoir de quoi elles parlent. Alors, permettez-moi un exemple pour vous aider à comprendre la situation. Imaginez que vous avez un petit café au coeur du village, qui appartient à votre famille depuis 3 générations. Comme votre grand-mère et votre mère vous l'ont enseigné, vous choisissez les meilleurs ingrédients, vous achetez du café équitable et servez à vos clients le meilleur de vous même. Vous payez des taxes, encouragez les organismes locaux et êtes un membre corporatif actif et respecté de votre communauté. Puis, tout à coup, la grande chaîne Amer-Café installe un kiosque sur le trottoir, juste devant votre porte. Ils y servent du café "cheap" qu'ils offrent gratuitement à toute personne qui tente d'entrer dans votre commerce. Pour combien de temps demandez-vous? Mais jusqu'à ce que votre entreprise crève, tout simplement. Et ils vont le faire, car ils en ont les moyens. Puis, quand vous allez enfin mettre la clé dans la porte, ils vont garder leur petit kiosque de café "cheap". Ils n'auront plus les moyens de se payer un local qui se respecte puisqu'ils auront tué le marché. Est-ce que c'est ça que vous appelez "tenter sa chance"? Parce que c'est exactement ce que Quebecor est en train de faire, littéralement. Et vous pouvez dire que c'est légal, que c'est ça le capitalisme, c'est vrai. Mais ça ne change rien au fait que le résultat en sera désastreux pour la liberté de presse et pour la démocratie. Ça ne change rien au fait qu'il est su et reconnu que PKP n'en n'a rien à foutre de votre localité, de votre communauté et de vos organismes. Ce qu'il veut, c'est vous vendre la télé par câble et ses émissions de mauvais fast food. Alors, vous avez un choix à faire aujourd'hui: Voulez-vous la mort de votre journal local? Quel journal voulez-vous recevoir à votre porte chaque semaine? En qui avez-vous le plus confiance?

    • Ghislain Tremblay
      07 octobre 2011 - 23:00

      Stéphane Lacas, dans une démocratie c'est aux gens de décider justement. Si les gens veulent du café cheap alors c'est ce qu'ils iront se procurer. Mais s'ils préfèrent du café de qualité qui ne goûte pas l'eau de vaisselle alors ils continueront d'aller au café du coin, même si c'est plus cher. L'idée c'est d'au moins leur laisser le choix.

    • Charles Michaud
      08 octobre 2011 - 02:51

      Les lignes qui suivent ont été adressées au journal de Madame Pilotte par Lyne Robitaille, Vice-présidente exécutive - Québec, Sun Media. Madame Josée Pilotte  Accès Laurentides  727, rue Principale  Piedmont (Québec)   J0R 1K0  Madame Pilotte,  C’est  avec  intérêt  que  j’ai lu le cri du cœur que vous avez récemment  adressé  à  M.  Péladeau, lui reprochant, ainsi qu’à notre entreprise, de  mener une concurrence déloyale aux hebdos indépendants régionaux.  Je  vous  épargnerai  un  long  exposé  sur  les difficultés de la presse  écrite,  lesquelles ne ménagent aucun journal ou éditeur, des plus petits  aux  plus grands, sinon pour vous dire que, malgré ce contexte difficile,  Sun  Media  continue  fermement  de  croire  en l’avenir de l’information  locale  et  régionale. J’en veux pour preuve le fait que nous ayons lancé  dix  nouveaux  hebdos régionaux depuis février 2010, ce qui porte à 73 le  nombre  de  journaux  régionaux  que Sun Media publie et distribue chaque  semaine  à  travers le Québec. Dans tous les cas, ces journaux ont permis  d’ajouter  à la diversité de l’information locale et à créer des dizaines  d’emplois  dans  un  secteur où les nouvelles embauches se font autrement  plutôt rares.  Le  contrecoup  de la diversité est bien sûr la concurrence, mais je vois  difficilement  pourquoi  nous  aurions à nous excuser de contribuer à une  situation  qui favorise à la fois et les annonceurs et les lecteurs de la  région.  Au  nom  des  millions  de lecteurs qui nous lisent chaque semaine et des  centaines  de  journalistes,  représentants  et  employés  de soutien qui  travaillent  avec  acharnement  pour  produire  ces  journaux, je me dois  toutefois  de  m’ériger contre vos prétentions à l’effet que nos journaux  régionaux   constituent   une   quelconque   atteinte   à  la  profession  journalistique et à la qualité de l’information.  Bien  que  nous  ayons,  comme  dans chacun des nos champs d’activité, le  souci  d’être  vigoureusement  concurrentiels, nous expliquons avant tout  notre  succès par les efforts incessants que nous déployons pour répondre  aux  besoins  spécifiques  de  nos  lecteurs  ainsi que des organisations  municipales,  communautaires, culturelles et sportives ainsi que des gens  d’affaires et des annonceurs locaux.  Que  ce soit sur le plan de l’actualité, des faits divers, de l’économie,  des  sports  ou  encore des arts et de la culture, nos journaux régionaux  sont  tous  rédigés  avec  l’objectif d’établir des liens forts entre les  différents  acteurs  locaux  et  de  mettre en valeur les forces vives du  milieu.  Par  ailleurs,  la force de notre réseau d’hebdos, ce n’est pas seulement  sa  capacité  d’offrir  aux collectivités un reflet fidèle de ce qu’elles  sont. C’est aussi la possibilité pour chacune de nos publications locales  et  régionales  de contribuer à mieux informer le pays tout entier sur ce  qui se passe dans chacun des territoires où nous sommes présents. Grâce à  notre  réseau,  un  hebdo régional peut maintenant relayer au Canada tout  entier des nouvelles d’intérêt national qui se déroulent dans son coin de  pays.  C’est  ça,  la  vraie  force  de  l’écosystème que nous mettons en  place  : chacun peut y faire entendre sa voix et participer au traitement  de la nouvelle.  Permettez-moi  ainsi  de vous rappelez que Quebecor est présente dans les  Laurentides  depuis plus de 25 ans. Nos journaux comme l’Écho du Nord, le  doyen  des  hebdos  de  la  région  qui  a  célébré  l’an dernier son 75e  anniversaire,   l’Information  du  Nord  et  bien  sûr,  Le  Journal  des  Pays-d’en-Haut – La Vallée comptent parmi les plus lus, les mieux établis  et les plus appréciés de la région.  Enfin, je vous rappelle que L'Accès ayant vu le jour en 1998, soit 33 ans  après  la  fondation  du  Journal  des Pays-d’en-Haut et 11 ans après son  acquisition  par  Quebecor,  il  a  lui  aussi  un jour été le redoutable  nouveau  venu  amenant  concurrence  et  diversité  dans le marché. Cette  arrivée a poussé les artisans du Journal des Pays-d’en-Haut à se dépasser  pour  maintenir  leur  position dans le marché et notre présence continue  n’est  que  la  suite  de  cette  dynamique  des plus bénéfiques pour les  lecteurs et les annonceurs de la région.  Je  vous  prie d’accepter, Madame Pilotte, l’expression de mes sentiments  distingués,  Lyne Robitaille  Vice-présidente exécutive Québec  Sun Media