Les étudiants de 2e cycle d’une école secondaire de la Commission scolaire de Laval ont voté, hier midi, en faveur d’une journée de grève prévue pour demain, le jeudi 22 mars.
Par cette levée de cours, ces élèves de l’École d'éducation internationale de Laval joignent leur voix à celle des quelques 200 000 cégépiens et universitaires présentement en grève pour contester la hausse des frais de scolarité de 75 % au cours des cinq prochaines années.
Réunis en assemblée générale le 20 mars, ces élèves du secondaire ont convenu d’ériger des lignes de piquetage dès 6h, demain matin, devant les portes de leur école, sise au 5075, chemin du Souvenir, à Chomedey.
Les cours auront lieuDans un message téléphonique enregistré à l’intention des parents des élèves, la directrice de l’école, Josée Gaussiran, confirme qu’à l’heure du dîner, le 20 mars, un groupe estimé à 160 étudiants du 2e cycle a pris position pour une journée de grève.
«La direction de l’école les a entendus et leur a permis d’exercer un droit démocratique d’échange et de prise de position, mais ne pourra permettre qu’ils empêchent le personnel salarié d’intégrer leur lieu de travail, déclare-t-elle. Il n’est pas question non plus que les autres élèves, 1400 environ, non impliqués dans cette cause ne puissent pas assister à leur cours normalement.»
Manifestation nationaleToujours selon le message de la directrice de l’École d'éducation internationale de Laval, un autobus «supposément» financé par un cégep montréalais conduirait les jeunes grévistes-piqueteurs d’un jour à destination de Montréal, où des dizaines de milliers d’étudiants sont attendus dans le cadre d’une manifestation nationale contre la hausse des droits de scolarité.
«Nous envisageons difficilement qu’un parent souhaiterait que son enfant mineur parte en transport sans connaître l’encadrement à bord des véhicules, ni à l’arrivée sur les lieux de manifestation à Montréal. Notre responsabilité en tant qu’adultes responsables de mineur ne peut permettre de telles actions.»

