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Le MDDEP justifie un gain appréciable

Le remblayage d’un milieu humide sur une superficie de 28 000 mètres carrés à l’angle sud-ouest de la rue Louis B. Mayer et du boulevard Curé-Labelle, à Chomedey, avait soulevé l’ire du Conseil régional de développement (CRE) de Laval, la semaine dernière.(Photo: Daniel Therrien)

Le remblayage d’un milieu humide sur une superficie de 28 000 mètres carrés à l’angle sud-ouest de la rue Louis B. Mayer et du boulevard Curé-Labelle, à Chomedey, avait soulevé l’ire du Conseil régional de développement (CRE) de Laval,...

Stéphane St-Amour
Publié le 27 Juillet 2012
Publié le 26 Juillet 2012
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Destruction d’un milieu humide à Chomedey

Sujets :
MDDEP , Parcs , Au Ministère , Rue Louis B. Mayer , Boulevard Curé-Labelle , Chomedey

En cautionnant la destruction de deux milieux humides et d’un cours d’eau diffus dans un secteur voué au développement, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) affirme avoir obtenu en retour une compensation plus qu’intéressante au pourtour du marais Saint-Elzéar.

Rappelons que le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval avait vivement dénoncé, la semaine dernière, le remblayage d’un marais de 28 000 mètres carrés au sud-ouest de la rue Louis B. Mayer et du boulevard Curé-Labelle.

Valeur supérieure

Au Ministère, on fait valoir que le milieu sacrifié était de valeur écologique «modérée» compte tenu de la présence des espèces et de la qualité de l’habitat, alors que la valeur de la compensation de superficie équivalente est jugée «élevée» en termes de qualité de milieu et de rôle environnemental.

Les bandes de protection boisées acquises près du marais Saint-Elzéar en assureront la pérennité, fait valoir Hélène Proteau, directrice régionale à l’analyse et à l’expertise au MDDEP.

Elle précise qu’indépendamment de leur valeur, ces bandes de protection ne sont pas protégées par l’article 22 de la Loi sur la qualité de l'environnement.

«Ces milieux peuvent être exploités sans que le ministère n’ait à délivrer un certificat d’autorisation», ajoute-t-elle.

Milieu détruit

Contrairement aux allégations du CRE, il appert que la présence du lien hydrologique était marginale quant au milieu humide remblayé aux fins de développement.

«Le milieu détruit a déjà eu dans le passé un lien direct avec le ruisseau Papineau, mais ce lien hydrologique était complètement coupé depuis plusieurs années à la suite de l’aménagement du boulevard Curé-Labelle», soutient Mme Proteau.

Quant au cours d’eau Lavoie, le ministère n’avait pas jugé bon d’en maintenir le lien en 2010, alors qu’elle autorisait le prolongement de la rue Louis B. Mayer dans ce secteur voué au développement.

«En juin dernier, il ne restait plus que quelques petits liens hydrologiques plutôt diffus, à valeur modérée», poursuit-elle, précisant que la perte du lien avec le cours d’eau Lavoie avait été compensée de façon satisfaisante en 2008 et 2010.

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