En s’affichant en gars ordinaire, le chef du Parti libéral du Canada cherche ainsi à casser son image d'intellectuel et à détruire «les préjugés envers ceux qui écrivent des livres», a aussitôt enchaîné l’ex-professeur à Harvard, qui possède à son actif 17 ouvrages, dont plusieurs ont remporté de prestigieux prix, peut-on lire sur le site d’encyclopédie libre Wikipédia.
Campagne préélectorale
À sa première visite à Laval, depuis qu’il a remplacé Stéphane Dion à la direction du PLC le 2 mai 2009, M. Ignatieff s’est d’abord présenté en matinée au parc Rosaire-Gauthier, à Pont-Viau, où se déroulait les championnats canadiens AA de balle-molle féminine.
Après avoir effectué le traditionnel lancer de la première balle, il a encouragé les joueuses des deux équipes sur le terrain, leur signifiant que «la chose la plus importante que j’ai apprise en faisant du sport quand j’avais votre âge est de travailler en équipe et pour l’équipe».
Par la suite, M. Ignatieff a serré la main de tous les parents et bénévoles présents et assisté à une manche ou deux avant de rembarquer dans la caravane, baptisée du nom de l’Express libéral, qui sillonnera tout l’été les dix provinces et les trois territoires canadiens.
De toute évidence, cette tournée pancanadienne amorcée le 10 juillet au Stampede de Calgary marque la campagne préélectorale. «Oui, d’une certaine manière», acquiesce la députée de Laval-Les Îles, Raymonde Folco.
Seule députée libérale élue à Laval, Mme Folco trouvait dommage que seule une cinquantaine de militants attendaient le chef au terrain de balle, dont plusieurs arboraient un t-shirt à l’effigie d’Angelo Iacono, candidat officiel de la circonscription Alfred-Pellan et hôte de M. Ignatieff pour cette première de deux haltes en sol lavallois. «C’est Laval!», a lancé Mme Folco, soulignant qu’il n’est pas facile de faire sortir les gens, à plus forte raison en plein cœur des vacances de la construction.
Au Centropolis, la candidate libérale dans le comté de Laval, Eva Nassif, a rappelé aux militants que «la tâche qui s’en vient sera vraiment difficile» et que tous devront «être solidaires pour gagner les prochaines élections».
À lire aussi: Le chef de l'Opposition prône la politique de la persuasion
