L’intérêt que porte l’ex-député bloquiste Robert Carrier au Mouvement lavallois (ML) n’est pas négociable. S’il devait joindre la formation politique opposée à l’administration Vaillancourt, ce serait uniquement à titre de chef et de candidat à la mairie de Laval en vue des élections de 2013.
Une position qui l’écarte à toutes fins utiles de ce parti, si l’on s’en tient à la décision prise par l’exécutif, à la fin janvier, de renoncer à tenir une course à la chefferie.
Après avoir débattu de la question, les dirigeants du Mouvement lavallois ont convenu de réitérer leur confiance en la chef actuelle Lydia Aboulian.
«Mme Aboulian sera notre chef pour l’élection en 2013», confirme le président fondateur du parti, David DeCotis.
Croit-il que la chef actuelle a la crédibilité, l’aisance et la maîtrise des dossiers pour mener les siens à la victoire aux prochaines élections ? «Mme Aboulian n’est pas seule; elle sera bien entourée et c’est en équipe qu’on remportera avec elle les élections en 2013. Elle a l’appui de l’exécutif à 100 %.»
Reste que, vraisemblablement, le vote de confiance à son égard n’a pas fait l’unanimité auprès des quatre dirigeants qui prenaient part aux discussions, à savoir le président David DeCotis et ses lieutenants Raynald Adams, Jean-François Paquet et Émilio Migliozzi, M. DeCotis préférant ne pas préciser s’il s’agissait d’une décision unanime ou consensuelle.
Pas intéressé au poste de conseiller
La chefferie étant réglée, le président du Mouvement lavallois souhaite vivement que l’ex-député du comté Alfred-Pellan joigne les rangs de l’équipe des candidats à un poste de conseiller dans l’est de Laval.
Pour Robert Carrier, pas question de se résigner à un poste de conseiller.
«Si j’ai un rôle à jouer, c’est au niveau de la chefferie», dit-il, estimant être le candidat capable de canaliser le «fort mouvement d’opposition à l’administration Vaillancourt».
Le principal intéressé ne croit pas que Lydia Aboulian puisse défendre adéquatement les dossiers, ni inspirer confiance aux électeurs en quête de changement.
Cela dit, M. Carrier ne ferme pas la porte. «Je suis toujours ouvert aux discussions pour la chefferie si le poste se libérait à court ou moyen terme», affirme-t-il, laissant entendre que «les choses peuvent évoluer».
À cet égard, il s’est dit surpris d’apprendre qu’une décision quant à la chefferie du Mouvement lavallois ait été officiellement arrêtée, alors qu’on lui laissait entendre ces derniers jours que l’affaire demeurait «en suspens».

I voted for Aboulian in 2009 and will vote again for her and her team in the next election. Laval needs NEW BLOOD. We need to get the young generation to take an interest and be proactive. Carrier did his time in Federal politics and it is time that he allow the the upcoming crowd grow and blossom. I am disappointed that he did not join as a simple mentor figure. That would have displayed a very gentle touch from him. I support Aboulian and respect her determination. ML has emerged into Laval's city politics with great momentum and authority.