Les positions défendues par l’ex-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et nouveau candidat péquiste dans Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin, dans le conflit étudiant seront-elles toutes reprises par le Parti québécois lors de la prochaine campagne ?
Un questionnement qui brûle les ministres lavallois Michelle Courchesne et Alain Paquet, qui représentaient le gouvernement lors des négociations avec les leaders étudiants.
«Est-ce que Pauline Marois va proposer d’abolir le programme d’épargne-études, alors que ça bénéficie aux familles très moyennes du Québec, ou est-ce Léo qui va renier ses positions qu’il a défendues avec beaucoup de férocité dans le conflit», s’interroge la ministre de l’Éducation.
Le ministre délégué aux Finances, lui, affirme que le Parti québécois a révélé ses véritables couleurs en matière de frais de scolarité en recrutant et lui opposant l’ex-leader de la FECQ.
«J’imagine que le PQ souscrit aux positions défendues par Léo Bureau-Blouin à la table de négociations, à savoir celles d’abolir le programme d’épargne-études et/ou de réduire substantiellement le crédit d’impôt pour les frais de scolarité.»
Il s’agirait, poursuit M. Paquet, d’«une attaque de front à la classe moyenne et aux familles à faible revenu».
Premier test
Celui que Léo Bureau-Blouin tentera de déboulonner dans Laval-des-Rapides évoque la reprise du semestre, à la mi-août, comme d’un premier test pour son principal rival.
«J’espère qu’il donnera clairement un mot d’ordre, à l’effet de respecter le choix des étudiants qui veulent assister à leurs cours dans le respect de la loi 78», indique Alain Paquet.
De la même façon, sa collègue Michelle Courchesne, qui demeure aux commandes de l’Éducation jusqu’à la formation du prochain gouvernement, a hâte de voir la position que Pauline Marois et son protégé prendront lors du retour en classes.
«C’est bien beau d’enlever le carré rouge, mais vont-ils favoriser la rentrée pour ceux qui veulent étudier ou seront-ils derrière ceux qui voudront leur empêcher l’accès à leurs cours ?», questionne Mme Courchesne.


