Le Mouvement lavallois (ML) demande l’annulation des contraventions délivrées à une douzaine de jeunes qui se trouvaient, le 11 juillet, sur un des terrains de soccer synthétiques du parc Lausanne.
«Quand la Ville paye des terrains synthétiques avec nos taxes et les ferme à nos jeunes, c’est comme quand votre grand-mère achetait des meubles neufs et qu’elle les recouvrait de plastique pour ne pas les salir», a illustré Raynald Adams, membre de la formation politique opposée à l’administration Vaillancourt, lors d’une conférence de presse, le 30 juillet.
Surveillance et entretien
Les amendes de 68 $ dont ont écopé les jeunes ont été imposées en vertu du règlement L-4510 sur les parcs municipaux, qui stipule qu’il est interdit de se trouver «à l’intérieur de l’enceinte d’un [aménagement sportif] alors que celui-ci est fermé au public».
Selon le Département de police de Laval, la patrouille à vélo a délivré huit constats d’infraction depuis le début de la saison, à des citoyens se trouvant sur un terrain synthétique hors des heures d’ouverture. «On essaie le plus possible de donner des avertissements», précise l’agent Franco Di Genova. Les contraventions données le 11 juillet l’ont été par des agents du poste de quartier du secteur de Vimont.
Dans un communiqué publié le 26 juillet, la Ville de Laval précise que les deux terrains synthétiques de football et de soccer du parc Lausanne, à Vimont, sont accessibles à la pratique libre de 16 h 30 à 17 h 30, du lundi au vendredi et de 8 h à 22 h, les week-ends, en l’absence de réservation par un organisme lavallois.
Ces terrains requièrent une surveillance et un entretien particulier, fait-on valoir à l’Hôtel de Ville. «Le parc Lausanne, tout comme les autres terrains synthétiques du territoire ont connu plusieurs actes de vandalisme ou de méfaits dont des graffitis, un feu de camp, des promenades en quatre roues, des excréments d’animaux.»
La municipalité souligne que les terrains de soccer gazonnés offrent la pratique libre entre 7 h et 22 h, chaque jour, lorsqu’ils ne sont pas réservés par les joueurs des organismes de soccer de Laval.
Ras-le-bol
Mais l’état délabré des terrains gazonnés ne favorise pas leur utilisation, affirme le chef du ML, Lydia Aboulian, qui a parlé du «ras-le-bol» des citoyens. «La qualité des installations qu’utilisent nos enfants et nos adolescents laisse sérieusement à désirer. Pire, elle se dégrade à vue d’œil.»
À la séance publique du conseil municipal de juin, Benoit Fradet, membre du comité exécutif de la Ville, a répondu à Emilio Migliozzi, membre du ML, qui déplorait le mauvais état des installations sportives dans les parcs lavallois: «L’association régionale de soccer me dit exactement l’inverse.»
Lors d’un entretien téléphonique le 30 juillet, le directeur de Sports Laval, Martin Savoie, a mentionné que «les associations sportives nous parlent des infrastructures manquantes à l’occasion. Si je les écoutais, il manquerait de tout, a-t-il ajouté. Il faut en prendre et en laisser».
La rencontre de presse du Mouvement lavallois, qui portait sur «la gestion déficiente des parcs et terrains sportifs par l’administration de Gilles Vaillancourt» a été une nouvelle occasion, pour les membres du ML, de tirer à boulets rouges sur la gestion de deux projets: celui du complexe aquatique, qui traîne en longueur, et du Centre Bell (Complexe multifonctionnel culturel et sportif de Laval), qui a du plomb dans l’aile, en raison du sol instable et contaminé du site de construction, ont-ils noté.

