Léo Bureau-Blouin veut faire de la politique différemment

Stéphane
Stéphane St-Amour
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Léo Bureau-Blouin, député de Laval-des-Rapides.

C’est dans un esprit d’ouverture et de main tendue envers les quatre députés libéraux de l’île Jésus que Léo Bureau-Blouin entreprend son mandat député de Laval-des-Rapides.

En entrevue au Courrier Laval, le 24 septembre, le jeune député du Parti québécois reste fidèle au discours qu’il tenait en campagne électorale, à savoir de pratiquer la politique autrement.

Dans l’intérêt de la région

«Je crois que les citoyens s’attendent à ce que l’on travaille avec l’ensemble des élus et que l’on mette de côté la partisanerie pour l’intérêt commun, dit-il en évoquant les 400 000 Lavallois. Les enjeux ne s’arrêtent pas aux frontières de nos circonscriptions.»

En matière de lutte au décrochage scolaire, par exemple, il entend réunir les six députés de la région autour d’une même table de concertation afin de voir à l’enracinement de nouveaux programmes parascolaires dans la communauté, et ce, à la grandeur de la Commission scolaire de Laval.

Si tous les députés de la région y mettent du leur, ce sont tous les Lavallois qui y gagneront au change, insiste-t-il, tout en précisant que cette collaboration, dont les partis politiques ne nous ont pas habitués par le passé, semblait trouver écho auprès des élus libéraux approchés.

Se rapprocher des citoyens

Si M. Bureau-Blouin voit dans la hausse significative du taux de participation aux dernières élections une indication à l’effet que les gens se font moins cyniques envers la classe politique, il est conscient que la confiance est loin d’être acquise.

«Ce qui crée de la frustration chez les électeurs c’est l’impression qu’après les élections, leur élu n’est plus accessible», constate le député de Laval-des-Rapides.

Un des moyens qu’il a choisi pour se rapprocher de ses commettants consiste en la mise en place d’une éventuelle plateforme Web de consultation citoyenne, où une plage horaire hebdomadaire sera, entre autres, offerte aux citoyens pour une séance de clavardage en direct avec leur député.

«Le rôle d’un député est d’être une oreille pour les citoyens. On ne peut pas tout régler, mais souvent on peut les rediriger aux autorités concernées», fait valoir Léo Bureau-Blouin, qui est présentement à la recherche d’un logement dans Laval-des-Rapides, conformément à l’engagement de s’enraciner dans le comté advenant une victoire le 4 septembre.

Par ailleurs, le jeune député réitère sa ferme volonté de déclencher une consultation publique sur la problématique liée aux stationnements aux abords des trois stations de métro.

Dans cette foulée, il entend bien sûr impliquer les autorités municipales et l’Agence métropolitaine des transports (AMT) de manière à dégager des consensus, qui soulageraient à la fois les automobilistes usagers du métro et les résidents au pourtour des stations.

La voix des jeunes

En faisant de Léo Bureau-Blouin son adjoint parlementaire en matière de dossiers jeunesse, la première ministre Pauline Marois n’aurait pu mieux exaucer le voeu de son député vedette, âgé de 20 ans.

«Une des raisons derrière mon implication en politique, c’est d’encourager les jeunes à s’engager dans leur communauté», rappelle le principal intéressé.

Cette participation à la vie publique prend toutes sortes de formes et est directement soutenue par le Secrétariat à la jeunesse (SAJ), relevant du ministère du Conseil exécutif présidé par le chef d’État.

À cet égard, Léo Bureau-Blouin piaffe d’impatience devant la perspective de se retrouver au cœur de la réflexion entourant le Secrétariat à la jeunesse, dont le plan de développement stratégique arrivera à échéance en 2014.

Sommet sur l’éducation

Après avoir aboli la hausse des frais de scolarité adoptée par les libéraux, le gouvernement Marois s’apprête à mettre sur pied un Sommet sur l’Éducation supérieure, qui se penchera sur le financement et la gestion des universités.

«Je ne veux pas que les gens aient l’impression que tout est déjà joué», lance d’entrée de jeu l’ex-leader étudiant, aujourd’hui membre du gouvernement.

Les audiences publiques, précise-t-il, chercheront d’abord à identifier les besoins des universités, puis la façon de les financer.

«Oui, on va parler de la facture étudiante, mais le défi est d’aller au-delà de ça», indique Léo Bureau-Blouin, qui souhaite que tous les acteurs adoptent «une approche respectueuse d’ouverture et de collaboration».

Enfin, pour ceux qui se posaient la question, le plus jeune député élu de l’histoire du Québec a toujours l’intention de poursuivre à temps partiel ses études en droit, à la session d’hiver 2013.

«Je suis très conscient que je ne pourrais pas suivre trois ou quatre cours par session, mais il y a moyen que je me libère trois heures dans la semaine», termine celui qui ne sait toujours pas s’il étudiera à Montréal ou Québec.

Organisations: Parti québécois, Commission scolaire de Laval, Agence métropolitaine des transports Secrétariat à la jeunesse SAJ Ministère du Conseil exécutif

Lieux géographiques: île Jésus, Laval-des-Rapides, Québec Montréal

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  • Pierre Anthian
    29 septembre 2012 - 21:27

    Bravo Monsieur le député: nous sommes heureux que vous soyez aussi déterminé et rassembleur, pour tendre la main aux autres députés. Toutes allégeances politiques confondues. Et ne laissez jamais personne mépriser votre jeunesse. Jamais personne ne devrait être jugé d'après son âge, sa nationalité, la couleur de sa peau, son orientation sexuelle ou son niveau social. Nous vous jugerons d'après vos réalisations et nous ne doutons pas qu'elles seront grandes: c'est pour ça que plus de 17 000 lavallois ont voté pour vous.

  • A.nepveu
    25 septembre 2012 - 11:32

    je vous dit bravo mrs Léo Bureau Blouin très belle initiative de votre pars en espérans que les 6 députer de Laval embarque dans ce projet