65 % des Lavallois veulent du changement à la mairie

Geneviève
Geneviève Fortin
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Selon le sondage de La Presse

Gilles Vaillancourt

Publié le 23 octobre dans La Presse, un sondage CROP montre que 37 % des Lavallois réclament le départ immédiat de Gilles Vaillancourt et 28 % croient qu'il devrait terminer son mandat, mais ne pas se présenter aux prochaines élections.

Ce sondage téléphonique réalisé auprès de 803 répondants, entre le 19 et le 21 octobre, indique que 68 % des personnes interrogées croient les allégations de corruption contre Gilles Vaillancourt fondées et 75 % ne sont pas surpris de la multiplication de ces allégations.

Succession

Avec 14 %, l'ancien ministre péquiste et ex-député bloquiste Serge Ménard serait la personnalité en vue la plus susceptible de remplacer Gilles Vaillancourt. Le suivent: la chef du Mouvement lavallois Lydia Aboulian (8 %), l'ex-ministre libérale Michelle Courchesne (7 %), l'ex-ministre péquiste Joseph Facal (7 %), le chef du Parti au service du citoyen Robert Bordeleau (5 %) et le député libéral défait dans Laval-des-Rapides Alain Paquet (5 %). L'ancien candidat à la mairie Daniel Lefebvre (3 %), l'actuel vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval Basile Angelopoulos (3 %), et le président du Mouvement lavallois David De Cotis (2 %) ferment la liste. Notons que 39 % des personnes sondées ont refusé de répondre ou ne savaient pas quoi répondre à cette question.

Réactions

Le Courrier Laval a tenté de jauger l'intérêt des personnalités composant la liste. Jean Polloni, conseiller auprès de Serge Ménard durant toute sa carrière publique, rappelle que son ancien patron est à la retraite, qu'il ne vit pas à Laval et qu'il n'a jamais été intéressé par la mairie. Du côté du ML, on soutient que ce sondage ne peut être représentatif puisqu'il est réalisé à un an de l'élection, alors que la formation n'a pas encore dévoilé son programme. En juillet, au moment de quitter la vie politique provinciale, Mme Courchesne avait soutenu n'avoir aucune ambition pour la mairie. Elle affirmait avoir vendu sa maison de Laval pour faire taire les rumeurs. Par courriel, Joseph Facal a refusé de commenter, ajoutant n'avoir jamais envisagé succéder à Gilles Vaillancourt. Même réponse de la part d'Alain Paquet. Questionné à savoir qui pourrait occuper cette fonction, il a répondu: «Il y a un maire en place, il y a encore du temps avant l'élection. Si quelqu'un est intéressé, il peut choisir d'attendre. Le meilleur moment [pour se déclarer] n'est pas tout de suite». Il a été impossible de lui faire dire qui il verrait à ce poste. Déclarant d'abord qu'il ne commentait pas les sondages, Robert Bordeleau a affirmé qu'il a un son de cloche différent des citoyens. Basile Angelopoulos a réitéré sa loyauté au maire. «Nous avons un très bon maire. Les gens de La Presse se sont amusés», a-t-il déclaré. Quant aux successeurs potentiels, il a noté que ce n'est pas une question qui se pose et que ce n'est pas le moment.

Coude à coude

Si des élections étaient déclenchées aujourd'hui, Gilles Vaillancourt, du PRO des Lavallois, Robert Bordeleau, du Parti au service des citoyens, et Lydia Aboulian, du Mouvement lavallois, termineraient ex aequo avec 15 % des votes. Cependant, 46 % des répondants ne sauraient pas pour qui voter ou ont refusé de se prononcer.

Robert Bordeleau, chef du PSC, compare ce résultat à la dernière campagne électorale provinciale. «Le Parti québécois stagnait et il n'a gagné qu'avec quatre sièges, même si le Parti libéral était dans la tourmente.»

Organisations: La Presse, Parti au service des citoyens, Parti au service du citoyen Robert Bordeleau Ville de Laval Mouvement lavallois

Lieux géographiques: Laval

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