Nuits d'enfer sur la route

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Douzième chronique en direct de l'Asie

Croisière dans la baie d'Halong

Le trajet devait durer 26 heures. Déjà, ça s'annonçait mal. Après deux nuits et un jour, au cours desquels nous avons craint pour nos vies, nous sommes arrivés à destination. La route qui nous a menés du Vietnam au Laos était pleine de surprises. Toutes plus mauvaises les unes que les autres.

Quoi, déjà au Laos? Eh oui, nous n'avons passé que deux petites semaines au Vietnam. Mais c'est pour mieux y revenir. Sur papier, l'itinéraire est génial. On visite d'abord le nord du Vietnam, puis on met le cap sur le Laos, qu'on explore du nord au sud, avant de revenir au Vietnam par le centre du pays pour ensuite découvrir le sud.

Rien n'est coulé dans le béton, mais nos plans s'écroulent sur le bitume quand vient le temps de traverser la frontière. À vol d'oiseau, Hanoi et Luang Prabang sont séparés par quelque 400 kilomètres. À bord d'un bus, c'est une autre histoire. Une chaîne de montagnes se dresse entre nous et notre destination. Nous évaluons toutes les options. Toutes plus mauvaises les unes que les autres.

Le trajet devait durer 26 heures. Il s'est éternisé pendant 33 heures. Et plus les heures avançaient, plus notre vie était en danger.

Notre territoire protégé par un singe

Nous croyions que les bus de nuit à trois couchettes de large sur deux étages étaient les pires (lire la 9e chronique). Le Vietnam nous a donné tort. Il existe des bus à quatre de large! Mais le mot couchette est ici mal employé. Ce sont plutôt des sièges inclinables, aussi inconfortables assis que couché.

Les jambes sont toujours en extension. Du moins, quand on est Vietnamien ou Laotien. Car du haut de nos 6 pieds, Frédéric et moi n'entrons pas dans le moule asiatique. Impossible d'étirer les jambes complètement, faute de place, mais impossible de les replier aussi, puisque le siège devant nous est complètement incliné. Il faut faire appel à l'expertise québécoise et s'inspirer des contorsionnistes du Cirque du Soleil pour trouver une position convenable. Mais inconfortable.

Comme il s'agit de sièges et non de couchettes, nous avons dû acheter quatre billets, nos enfants ne pouvant partager une place. Sous les sièges surélevés, de minuscules tatamis sont posés à même le sol. Des passagers peuvent y dormir, quand l'espace n'est pas occupé par l'excédent de bagages que la soute ne peut contenir.

L'équipage est composé d'un chauffeur qui se tape tout le trajet sans fermer l'œil - rassurant - et de l'homme-à-tout-faire qu'on surnomme affectueusement le «monkey» (singe). Chaque pays en développement a son monkey responsable des bagages, des passagers et de la feuille de route. Cette expression bien à nous vient du premier monkey que nous avons rencontré en Amérique centrale. Agile et téméraire, il grimpait sur le toit pour y poser les bagages pendant que l'autobus roulait sur une route à flanc de falaise. À bord de ce bus, le monkey nous est sympathique. Face à l'imposant physique de Frédéric, il accepte que mon mari dorme sur le tatami en bas, pendant que je m'étire en diagonale sur nos deux sièges.

Mais le bus n'en finit plus de se remplir. À un arrêt pipi - le seul en 12 heures - deux nouveaux passagers squattent nos sièges. Je leur fais signe que c'est mon territoire. Pour le protéger, j'aurais mieux fait d'y pisser que de me rendre à la toilette. Les deux hommes rouspètent, mais le monkey se met de la partie. Ils me cèdent nos places, mais réclament celles de Manu et Louka. Nous le savons maintenant, ce n'est pas dans la mentalité asiatique de réserver des places à de jeunes enfants (lire la dernière chronique). Le monkey protège notre territoire de plus belle. Les deux passagers exigent que Frédéric retourne à sa place. Le monkey n'est pas de cet avis. Et mon mari feint le sommeil profond. En maugréant, les pauvres sont relégués dans l'allée centrale, elle aussi recouverte de tatami. Ils se font offrir une couverture et un oreiller. Même si je les plains, je ne dors pas trop mal cette nuit-là.

En fait, je dors assez bien pour ne pas réaliser que l'autobus est brisé. Au milieu de la nuit, aux dires d'autres passagers, l'équipage a inspecté pendant plus d'une heure la suspension arrière du véhicule. Nous reprenons la route. Nous devons atteindre la frontière avant l'aube. C'est long. À 8 heures, nous roulons. À 9 heures, nous roulons. À 10 heures, je n'en peux plus. Faut que je fasse pipi! Manu aussi. Frédéric, lui, a sacrifié une de nos bouteilles pour se soulager au milieu de la nuit. Le chauffeur s'arrête au milieu de nulle part, juste pour moi. Et pour tous les autres passagers qui, visiblement, n'en pouvaient plus eux aussi! Nous atteignons finalement la frontière en fin d'avant-midi.

Face à la mort

Nous sommes au Laos! La route est sinueuse. Elle épouse les montagnes. Le bus avance parfois sur le pavé, parfois dans la garnotte. Parfois dans l'eau. Eh oui! Un nouveau pavé dans la mare de notre déplacement. La route est inondée. Le monkey devient amphibie en évaluant la profondeur. Il en a jusqu'à mi-cuisse. Une heure plus tard, tous les bagages de la soute sont sur le toit de l'autobus. Nous traversons deux mares. Et la pluie se met de la partie.

À 17 heures, nous prenons le déjeuner. Premier arrêt de la journée, si on exclut la frontière. Pendant que nous bouffons, l'équipage s'improvise mécanicien. Surprenant que le bus ait tenu le coup jusque-là... Les heures s'écoulent. Les passagers du bus sont les seuls clients. Le resto au milieu de nulle part se transforme en bar, avec musique boum-boum et filles occidentales sur écran géant qui se trémoussent en exposant leurs parties génitales. Manu et Louka dansent. Ils gardent leurs sous-vêtements. J'avais lu que les Laotiens étaient particulièrement prudes...

Nous sommes exténués, mais le voyage tire à sa fin. Une autre petite nuit dans le bus. Nous survivrons. Mais un malheur n'arrive jamais seul; un tiens vaut mieux que deux tu l'auras... Tiens, tu l'auras dans les dents ce voyage, s'est dit le malheur. Quatre heures plus tard, nous montons à bord du véhicule. Non, pas l'autobus. Une des deux fourgonnettes mises à notre disposition. Comme nous, le bus est officiellement K.O.

Nous sommes 13. Notre famille s'entasse sur la banquette arrière. Nous avons les genoux dans le front et la tête dans le plafond. Pendant sept heures. Sept interminables heures. Manu et Louka cherchent une position confortable entre nos genoux et notre front. Leur sommeil est agité, mais pas autant que le véhicule. Chaque fois que j'arrive à fermer l'œil quelques secondes, je suis réveillée par une secousse.

Car la route a été conçue par un fabriquant de montagnes russes. Sinueuse. Étroite. Non éclairée. Truffée de nids-de-poule. Souvent en garnotte. Sans garde-fou. Le pare-brise s'obstine à rester embué. Une épaisse brume se met de la partie. Notre chauffeur se prend pour un pilote de course. Nous croisons à vive allure des camions et des autobus avec des sièges qui se prennent pour des couchettes. J'en rêve. C'était confortable, finalement. Mais je suis éveillée. Et je vis un cauchemar.

Oui, je crains sérieusement pour nos vies. Frédéric aussi. Pendant neuf heures, j'élabore des plans d'urgence. Comment protéger les enfants quand nous capoterons? Notre trousse de premiers soins sera-t-elle à portée de main? Contre toute attente, nous survivons. Le lendemain, nous faisons un post mortem. Quand nous avons pris place à bord de la fourgonnette, nous ne savions pas dans quoi nous nous embarquions. Nous avons côtoyé la mort cette nuit-là, mais nous étions plus en sécurité dans ce véhicule qu'au bord de la route, au milieu de nulle part.

À 4 heures du matin, nous avons cogné à la porte de l'hôtel que nous avions réservé. Nous y avons terminé la nuit. Puis, nous nous sommes payés à tour de rôle un bon massage laotien. C'est brutal! La professionnelle se retrouve à quatre pattes sur notre dos, avant de nous asséner de violents coups de poings là où ça fait mal. Tout ça en testant les limites de notre flexibilité. J'adore!

Manu et Louka dans tout ça? Ils n'ont pas rouspété pendant les 33 heures de notre pire déplacement à vie. Et nous en avons vu d'autres...

Une nuit dans la baie d'Halong

Splendide. Le mot est faible pour décrire la baie d'Halong. Pas surprenant que ce lieu soit un des plus visités du Vietnam. Retour en arrière.

À Hanoi, la capitale, les agences proposant des expéditions dans la baie d'Halong foisonnent. Nous optons pour une croisière de deux jours. L'itinéraire est classique, touristique. Mais difficile de sortir des sentiers battus sur cette autoroute marine. Dans la baie, le Marguerite 2 est le plus beau de tous les bateaux peints en blanc, couleur officielle de la région, «pour faire plus chic», précise notre guide. Les neuf chambres offrent tout le confort d'un hôtel.

Au loin, nous apercevons les pics rocheux qui jaillissent de l'eau. C'est là que nous passerons la nuit. Du pont, la vue est imprenable. Nous frôlons les collines escarpées, mi-roc, mi-végétation. Elles nous rappellent vaguement Yangshuo, en Chine (lire la 9e chronique). Cette fois, les pics karstiques sont marins. Bientôt, nous nous retrouvons au milieu de ce paysage incomparable.

Nous ne sommes pas seuls. À la queue-leu-leu, nous visitons une immense grotte, puis changeons d'embarcation. Nous voici dans deux kayaks doubles. Manu et Louka tiennent à pagayer. Ils s'improvisent capitaines pendant un gros 30 secondes. Nous passons sous les formations rocheuses, dans de petites grottes formées par la marée. Nous profitons de la baie, de notre baie.

Dans ce paradis, nous faisons le saut de l'ange. Du pont du Marguerite 2, nous nous lançons dans l'eau turquoise. À chaque saut, nous sommes baignés de chaleur, enveloppés par l'eau chaude du golfe de Tonkin. Derrière les collines, le soleil se couche. Ce sera bientôt l'heure de la pêche aux calamars. Nos leurres les laissent de glace. Les autres passagers sont chaleureux.

Nous apprenons à faire des rouleaux de printemps. Je lance un défi à Rhiannon, une Australienne avec qui nous nous lions d'amitié. Nous nous appliquons à rouler le plus beau des printemps dans nos assiettes, puis les passagers passent au vote. J'échoue et lui paie une bière. Nous terminons la soirée à rigoler sur le pont. Tout près, les collines sont enveloppées dans la noirceur. Le lendemain matin, elles se révèlent à nouveau à nos yeux et à nos objectifs. En voguant lentement vers la terre ferme, nous leur faisons nos adieux.

La baie d'Halong est splendide. Le mot est faible. Et notre expédition forte en émotions.

Hanoi la bouillonnante

De retour à Hanoi, pour apporter plus d'eau à notre moulin vietnamien, nous assistons à un spectacle traditionnel de marionnettes d'eau. Au cœur du vieux quartier, face au lac Hoan Kiem, le théâtre est unique en son genre. Un bassin d'eau peu profond fait office de scène. Côté jardin, sur la terre ferme, des musiciens et interprètes rythment le spectacle. Dissimulés par un rideau, les marionnettistes s'exécutent avec doigté.

Paysans, dragons, cygnes et poissons clapotent sur l'eau. L'effet est saisissant. Chaque scène, racontée en paroles et en musique, est une histoire en soi. Celle des amoureux sur leur pirogue, des buffles omniprésents dans la vie des paysans, du poisson qui se transforme en dragon... Ce théâtre est une véritable oasis de fraîcheur au cœur de la bouillonnante Hanoi.

Comme les Vietnamiens, nous nous frayons aisément un passage entre les motos qui nous frôlent. Comme les Vietnamiens, nous mangeons sur le trottoir, assis sur des tabourets de plastique. Au cours de la semaine que nous passons à Hanoi, nous ne quittons pas le vieux quartier. Nous l'arpentons en tous sens, découvrant chaque jour d'autres attraits au détour d'une petite rue.

Nous visitons les boutiques d'artisanat. Nous explorons le marché de nuit, sur une rue achalandée de jour, piétonne de soir. Nous faisons halte au centre commercial pour fuir la pluie. Non, je n'ai pas le physique d'une Vietnamienne. Mais des tailleurs cousent des robes épousant mes longues formes. Oui, à ce point du voyage, Hanoi est une ville taillée sur mesure pour nous.

Un militaire, deux temples, trois grottes

À la recherche d'autres splendides paysages, nous explorons la région de Ninh Binh, en banlieue d'Hanoi. Une banlieue éloignée, compte tenu de l'état de la route quand on s'éloigne un peu de la capitale. Pire qu'à Montréal après le dégel, je vous jure! Là, nous visitons deux fabuleux temples, millénaires. Le temps a eu raison des constructions originales, mais les lieux empreints d'authenticité et de sérénité gardent l'esprit des fondateurs.

Au Vietnam, les temples ne sont pas réservés qu'à Bouddha. On peut aussi y vénérer des personnages historiques, comme ces rois dont les noms m'échappent. On leur fait des offrandes: boissons gazeuses, fruits, gâteaux Vachon (genre), cigarettes... On se prosterne, on se recueille. Quand les bâtons d'encens qu'on a allumés ont fini de brûler, on reprend ses offrandes et on repart avec. On les consomme ensuite avec son entourage.

Au resto où nous nous arrêtons, nous faisons la rencontre d'un personnage singulier. Même s'il l'a gagnée, la guerre du Vietnam semble avoir eu raison du vieil homme. Vêtu d'un costume militaire, il ressemble à un ex-officier. Il ordonne à Frédéric de lui décliner notre nationalité. Mon mari répond. Il reprend la question en s'approchant davantage. Mon mari répète. Il s'approche à quelques centimètres de son visage, l'air provoquant, et insiste. Frédéric lui gueule «Canada» dans l'oreille. Le Viet Cong apprécie. Il sourit.

Mais le voilà qui s'en prend à Manu et à Louka, les tabassant gentiment. Du haut de ses 3 ans, le plus jeune ne s'en laisse pas imposer. Il réplique, le charge, transforme sa paille en fusil. Le doigt pointé sur son visage, sourcils froncés, il l'intime de ne pas s'en prendre à son frère. L'officier à la retraite bat en retraite. Dans une ultime offensive, il s'empare de notre tube de crème solaire pour s'en enduire le visage et le corps. Abondamment. Nous rigolons d'incompréhension. Il aura la peau huileuse pendant des jours! Nous quittons ce vétéran plus blanc que nous.

Nous n'avons pu parcourir à vélo le magnifique sentier menant de Ninh Binh à Tam Coc. Notre agence n'avait pas de tricycles à la disposition des gamins. Nous avons toutefois pu admirer le paysage par la voie des eaux. Le fleuve Ngo Dong est bordé de collines, semblables à celles de la baie d'Halong.

Ramant avec ses pieds, la batelière fait glisser doucement l'embarcation. Au fil de l'eau, nous passons sous des ponts, sourions à des photographes, côtoyons la mort en croisant un cimetière sur la berge. Là-bas, des pêcheurs lancent leur filet à l'eau. Comme dans un spectacle bien rodé, le paysage est de plus en plus spectaculaire. Les collines rivalisent de beauté par leurs formes vertigineuses.

Cette prestation qu'offre la nature culmine par la traversée de trois grottes. Devant nous, une à une, les falaises ouvrent la bouche. Nous nous y engouffrons. La première est la plus longue. Complètement noire. Le plafond de la dernière est si bas que nous plions l'échine pour éviter les stalagtites, qui frôlent nos omoplates.

Le Laos, comme une bouffée d'air frais

Hanoi bouillonne d'activité. Luang Prabang est un long fleuve tranquille. Le Vietnam compte 90 millions d'habitants. À peine plus de 6 millions de personnes peuplent le Laos. Pour la première fois de notre voyage, nous avons la paix.

Notre hôtel fait face à la rivière Nam Khan, à l'embouchure du fleuve Mékong. L'eau est brune, résultat des récentes inondations. Notre rue est si calme qu'on pourrait y jouer au hockey. Sur le principal boulevard, juste derrière, les motos passent au compte-gouttes. Les moines circulent par petites grappes. On peut marcher sur les trottoirs. L'air est frais. Ça sent bon les arbres en fleurs. Luang Prabang, c'est tout le contraire d'Hanoi. Et c'est ce dont nous avons maintenant besoin.

En face du café où je suis installée trône un des nombreux temples de la petite ville. Il est 17 heures. De jeunes moines cognent l'immense tambour et sonnent à répétition la cloche. Bouddha me fixe. Il approuve cette chronique. Entre Bouddha et moi, trois motocyclistes garés lèvent les yeux de leur cellulaire pour me sourire.

Les moines sonnent et cognent la fin du jour. Ce matin, je les ai vus se lever, comme le soleil. Je me suis tirée du sommeil avant 6 heures pour me rendre sur la rue principale, les traits tirés. Je n'ai pas encore complètement récupéré de nos deux nuits dans les transports! Nous étions quelques dizaines de touristes à les attendre. Ainsi qu'une poignée de Laotiens, principalement des vieilles dames, prêtes à leur faire l'aumône.

De l'autre côté de la route, les apprentis-moines défilent solennellement. C'est le rituel du Tak Bat. Vêtus de orange, ceinturés de jaune, pieds nus, crâne rasé, ils tendent une gamelle. Des Laotiens y déposent du riz. Les quantités pour chacun sont infimes. Ils doivent être 300, émergeant de tous les temples. Des adolescents, principalement. Les apprentis-moines semblent avoir entre 7 et 20 ans. Au Laos, les garçons se tournent souvent vers la vie monastique pendant une courte période, de quelques semaines à quelques années.

Il fait maintenant clair. Les moines retournent à leur temple. Les touristes se dispersent. J'entre dans un temple, réputé le plus beau de la ville. C'est somptueux. Le lieu compte plusieurs bâtiments finement décorés. Une vieille dame passe. Elle dépose de petites boules de riz dans des interstices. Pour les moines, ce doit être l'équivalent bouddhique d'une chasse aux œufs de Pâques!

La chapelle héberge plusieurs effigies de Bouddha. Je me déchausse pour les saluer, dans le calme et la solitude. Pendant un moment, les lieux vibrent du chant des moines, au loin. Chaque bâtiment est unique. Des fresques peintes sur les murs, des mosaïques miroitantes, du bois finement ciselé, des scènes érotiques... J'admire longuement chaque détail. Et je retourne me coucher.

Le Laos, j'en rêvais. Doucement, le pays s'éveille à nous.

 

L'ASIE EN BREF...

Nous sommes millionnaires! Nous avons 1 million de dongs vietnamiens en poche... ou 50$.

Lost in translation. À 4 ans, Manu ne sait plus dans quelle langue s'adresser aux gens. «Manu, est-ce que tu lui dis merci?» «En français, en anglais, en chinois, en vietnamien ou en lao?»

À Hanoi, il y a environ une moto pour deux habitants, bébés inclus.

Mode d'emploi pour traverser la rue à Hanoi ou dans toute grande ville d'Asie du Sud-Est. D'abord, chercher un trou dans la circulation, qui ne se présentera probablement jamais. Se lancer lentement, mais sûrement, au milieu du trafic. S'assurer de ne jamais courir ni s'arrêter. Contrairement à la Chine, les piétons font partie intégrante de la circulation. Les véhicules vous contourneront, les conducteurs évaluant votre position au moment où ils arriveront à votre hauteur.

Pour entrer dans certains magasins, il faut se déchausser. Avis à ceux qui puent des pieds!

Le vietnamien s'écrit avec le même alphabet que le français. À la différence près qu'il comporte beaucoup plus d'accents, correspondant aux six accents toniques. Sur certaines lettres, deux accents sont parfois superposés, comme un accent circonflexe surmonté d'un accent aigu.

Nous avons vu des cimetières poussant dans des rizières.

Les Vietnamiens portent un casque à moto. Les femmes affectionnent ceux avec une ouverture pour la queue de cheval. D'autres types de casques font parfois l'affaire, comme un casque de vélo, un casque de construction ou un casque d'armée!

Fini les baguettes! Au Laos, on mange avec une fourchette et une cuillère.

En Asie du Sud-Est, on retrouve enfin les vrais bols de toilette. Aussi, chaque salle de bain est généralement munie d'un arrosoir, pratique pour le ménage. On peut ainsi arroser le siège de toilette si sa propreté est douteuse. Ou arroser son frère, selon Manu et Louka.

 

À lire...

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Derniers commentaires

  • Martine Asselin
    20 août 2012 - 21:14

    Quel plaisir de te lire! Merci de partager avec nous cette merveilleuse aventure.