Des morts par millions

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Seizième chronique en direct de l'Asie

Saigon à l'heure de pointe

La mort nous a frappés. Lourdement, comme un tank. Largement, aussi, comme un génocide. Au Vietnam et au Cambodge, la mort a frappé fort. Mais différemment. En visitant les environs de Saigon et de Phnom Penh, nous plongeons dans un douloureux passé. Un passé pas si lointain. Celui de la guerre du Vietnam et des Khmers rouges.

Nous revenons d'une journée d'horreur. Une journée où nous avons croisé autant de squelettes que d'humains en chair et en os. À la fin des années 1970, le quart de la population cambodgienne a été décimée sous le régime des Khmers rouges. En glorifiant le paysan, Pol Pot et sa bande ont «rééduqué» ou massacré tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un intellectuel ou à un citadin. Tu portes des lunettes? Zigouillé!

L'école de la torture

Tuol Sleng était une école primaire. Elle a été transformée en prison. La prison S-21. Les salles de classe sont devenues salles de torture pour ceux qui ne seraient pas rééduqués, mais massacrés. Hommes, femmes et enfants. Aujourd'hui, leurs visages hantent les lieux. Par milliers. Leurs portraits se suivent et finissent par se ressembler. Ils ont tous eu le même destin: tués par les Khmers rouges. Sauf sept d'entre eux. Sept survivants sur 17 000.

École, prison, puis musée. Tuol Sleng poursuit son but d'éducation. J'entre dans un petit local. Au centre, la base d'un lit en métal. Sur le lit, ce qui a servi à enchaîner un prisonnier. Sur le mur, le portrait géant d'un homme mutilé, enchaîné à son lit. Dans le local suivant, l'histoire se répète. Plus loin, des salles de classe ont été divisées en minuscules cellules. La cour d'école est un cimetière.

Les prisonniers me regardent fixement. Ils ont tous été identifiés, numérotés, photographiés. Sur ce tableau, que des femmes, dont celle-ci qui tient son nouveau-né dans ses bras. Sur celui-là, de jeunes garçons qui auraient dû être à l'école, et non en prison. Là, des hommes au regard vide, aux côtes saillantes. Je me retourne et j'aperçois ces mêmes visages, complètement éteints. Parfois déformés. Je regarde la mort en face.

Des affiches invitent les visiteurs à ne pas sourire. Un visage souriant traversé d'une ligne rouge. Mettons que ce musée n'est pas propice au rire. Pourtant, sur les photos de travaux forcés, plusieurs Cambodgiens ont le sourire aux lèvres. Ils semblent heureux de cultiver le riz, de creuser des digues, de transporter de lourds paniers jusqu'à épuisement. Jusqu'à la mort, pour certains. Ces visages souriants, croqués sur le vif, demeurent un mystère pour moi.

Après l'école, la fosse

De la prison S-21, les «ennemis du régime» étaient transportés à Choeung Ek. Leur dernier voyage. En banlieue de Phnom Penh, loin du bourdonnement urbain, ce champ est un oasis de paix. Les visiteurs sont invités au calme. Tout le monde est plongé dans l'écoute de son audioguide. Sauf Manu et Louka, qui courent entre les fosses communes, insouciants, souriants.

Ils pilent sur des bouts de tissu vieux de plus de trois décennies. Ce sont des morceaux de vêtement appartenant aux défunts. Ils marchent et courent sur des os, aussi. Car les personnes exécutées remontent à la surface. Le sol détrempé par la saison des pluies éjecte ce qu'il reste de ses morts. Le personnel des «champs de la mort» collecte ces reliques, les rassemble.

Dans un stupa, 9000 crânes témoignent de l'étendue de ce génocide. Seule une partie des fosses communes a été exhumée. Et ce n'est qu'une fraction des nombreux charniers qui parsèment le Cambodge. Comme les champs alentour, le mémorial est rempli à pleine capacité. Les crânes sont classés par sexe et par âge. Certains portent des marques laissant peu de doutes quant à la méthode d'exécution.

Pour sauver de précieuses balles, les Khmers rouges assassinaient leurs victimes avec tout ce qui leur tombait sous la main. Marteau, hache, bâton... Le bord tranchant des feuilles de certains palmiers faisait office de scie pour égorger les ex-prisonniers. Oui, même les arbres donnaient la mort. Sur ce tronc croulant sous les bracelets colorés, des têtes de bébés étaient fracassées.

La journée est magnifique. Comme pour contredire l'Histoire.

Méchants Américains

Au Vietnam, la mémoire nationale qualifie la guerre d'«agression américaine». Une expression peu employée en Occident. Cette guerre a été publiquement décriée, mais rarement dépeint-on les soldats américains comme les «méchants». Au Musée des vestiges de la guerre, ils le sont. De gros méchants qui ont été vaincus.

Tous les Vietnamiens âgés de plus de 50 ans ont vécu la guerre. Certains au front. D'autres, loin des tirs et des bombardements. Dans certaines familles, la guerre est plus insidieuse. Elle se transmet de génération en génération. Génétiquement. L'agent orange, herbicide hautement toxique, a été déversé dans les champs, les rivières. Encore aujourd'hui, des bébés naissent avec de graves malformations ou maladies.

Ce sont les visages de la guerre. Ces visages horriblement déformés. Cet homme qu'on ne peut regarder dans les yeux parce qu'il n'en a pas. Cette femme qui n'a ni bras, ni jambes. Ce bébé qui ne survivra pas à ses multiples malformations. Au Musée des vestiges de la guerre, chaque image est une gifle. Et à force d'être frappé par l'horreur de la guerre, on finit par tendre l'autre joue. Par regarder la photo suivante avec désensibilisation, comme s'il s'agissait d'un film d'horreur américain à gros budget. La guerre du Vietnam, c'est un peu ça, aussi. Un film d'horreur américain à gros budget.

Dans une autre salle, des morts par centaines, par milliers. Des pas-encore-morts, aussi. Ils le seront. Attendez quelques secondes. Le temps de prendre une photo. Le photographe appuie sur le bouton. Clic! Il se retourne. Les coups de feu retentissent. Il ne reste de cette mère qu'un regard hagard. De ses enfants pressés contre elle, des visages déformés par la peur.

Au Musée des vestiges de la guerre, la guerre a un nom. Des noms. Cinq petits corps sont allongés côte-à-côte. Sous l'image: M. et Mme Nguyen - noms fictifs - ont perdu leurs cinq enfants lors du massacre de My Lai le 16 mars 1968. Ce Viet Cong qui a «combattu l'ennemi» avant d'être abattu, il s'appelle Pham Cuong. Ce cadavre calciné, on ne le sait pas.

Certaines de ces photos ne m'étaient pas étrangères. Comme cette image qui a fait le tour du monde. Celle de Phan Thi Kim Phuc, brûlée au napalm, qui court nue en hurlant sur la route. Derrière les enfants terrorisés, trois soldats marchent calmement. Peu importe le cliché, ce musée pose un regard vietnamien sur la guerre. Un point de vue qui trouve peu d'échos en Occident.

Manu et Louka ne m'ont pas accompagnée. Je n'aurais pu répondre à leurs questions, chercher à expliquer l'inexplicable. Pendant que je plongeais dans le terrible passé du Vietnam, ils profitaient de l'économie de marché de ce pays en plein développement. Les Viet Congs ont remporté la guerre en 1975. Mais ne subsiste du communisme qu'une structure politique. Dans les rues, le dollar américain est roi. Les Vietnamiens ont l'«ennemi» dans la poche...

Sous nos pieds, la guerre

En banlieue de Saigon, Cu Chi est célèbre. En ville, rien à voir. Il faut creuser pour déterrer des moments-clef de l'histoire du Vietnam. Pendant la guerre, quelque 250 kilomètres de tunnels ont été creusés. Une véritable ville souterraine. Les tunnels de Cu Chi sont un symbole de la résistance. Malgré d'intenses offensives terrestres doublées de bombardements, les troupes américaines s'y sont fait ramasser.

Pas de tanks, pas de missiles. Une bêche et un panier tressé pour creuser. Et des pièges plus ingénieux les uns que les autres pour infliger de gros bobos. Dans des trous au fond desquels sont plantées des tiges de bambou bien aiguisées, le pied qui s'aventure ne s'en sortira pas indemne. Les matériaux pour construire ces pièges sont à portée de main: clous, planches de bois... Mention d'honneur à la chaise pliante meurtrière, celle-là même avec laquelle s'est battu Elvis Gratton, clous en sus.

Nous pénétrons dans un tunnel. Ouf! C'est étroit. Louka, du haut de ses 3 ans, ne se penche même pas. À 4 ans, Manu est déjà trop grand. Je dois me contorsionner, marcher en petit bonhomme. C'est hautement inconfortable. Suffocant. Claustrophobe. Nous pouvons parcourir 20, 40 ou 60 mètres. C'est peu, alors autant y aller pour la totale!

Mais au bout de 20 mètres, quand j'aperçois la lumière du jour, mon corps tout entier me pousse vers l'échelle. Je résiste mentalement. Faiblement. Physiquement, j'en avais eu assez. Je me déplie, encore et encore, et jouis de l'air frais à l'extérieur du tunnel. Il fait à peine plus de 30 degrés...

Des familles entières vivaient dans ces tunnels! Au premier niveau, les combattants et la cuisine. Au second, les familles et les chambres. Au troisième, toujours plus profondément, des passages si étroits que seuls les Vietnamiens pouvaient s'y aventurer. C'est notoire: les Américains sont gros! «C'était intense et claustrophobique», je souffle à notre guide. «Y a rien là, ce tunnel a été agrandi pour les touristes», me répond-il. Ah...

Notre visite du site de Cu Chi est ponctuée de coups de feu. Des échos de la guerre... Dans un champ de tir, nous choisissons notre fusil. L'arme de prédilection des soldats américains: le M-16. Nous tirons quelques balles. Je ne ferais pas un bon soldat.

Regarder Saigon de haut

Avec plus de 7 millions d'habitants, Ho Chi Minh Ville - Saigon pour les intimes - bourdonne d'activité. Après une dizaine de jours en bord de mer, le choc est brutal. Les milliers de coquillages sont remplacés par autant de motos. Le bruit des vagues fait place à celui des moteurs. Les pots d'échappement saturent l'air qui venait du large. Pour traverser la rue, il faut retenir son souffle et se lancer dans le trafic. Les motos nous contournent, frôlent la poussette.

Malgré le choc, nous avons l'impression de chausser de vieilles pantoufles. Saigon n'est pas la première métropole asiatique que nous visitons. Et elle n'est pas si différente des autres. De gros boulevards et de petites ruelles. Des trottoirs qui font office de stationnement et de restaurant. De l'action, de la sollicitation. Une ville qui s'étend en largeur plutôt qu'en hauteur.

Vue d'en haut, au 49e étage d'un édifice moderne, la plus grande ville du Vietnam est minuscule. La rivière Saigon zigzague à l'horizon. Ce grand toit rouge, c'est le marché Ben Thanh. Il faut y négocier serré les vêtements entre deux bouchées de brochettes. Ces grosses taches vertes, ce sont les parcs où nos gamins s'amusent quotidiennement. En Asie, c'est rare, les parcs pour enfants. Quelques rats se promènent entre les structures de jeu. Les libellules s'y réunissent par dizaines, dansant autour des passants.

Tout près de ces espaces verts, le Palais de la Réunification a reçu la visite de tanks le 30 avril 1975. Jour de la fin de la guerre du Vietnam. Le bâtiment en lui-même est peu intéressant, du moins sans les explications d'un guide. Les salles officielles se succèdent. Tout plein de grosses chaises vides. De beaux tapis sur lesquels on ne peut mettre les pieds. Des pièces où on ne peut entrer. Le sous-sol est un bunker.

Nous adoptons un petit resto de quartier. Il n'est pas visible d'en haut. Locaux et étrangers s'y disputent les tables. Chaque soir, nous sommes accueillis avec joie. Manu et Louka sont cajolés. Des clients réguliers leur offrent du chocolat et partagent avec nous une bouteille de vin. Après quelques jours, nous avons l'impression d'habiter le quartier. Les locaux nous saluent.

Moto décoiffante et salon de coiffure

Des vendeuses itinérantes nous offrent éventails, cartes postales et romans. Nous repoussons leurs avances. C'est en marchant seule, un jour, que j'ai réalisé que notre famille ne faisait pas l'objet d'une offre incontournable et constante à Saigon: les motos-taxis. C'est qu'ils sont insistants, ces conducteurs de moto! Mais ce jour-là, j'avais justement besoin de leurs services.

Nous avons discuté de la destination (une vingtaine de coins de rue) et déterminé le prix (1$). L'homme m'a remis un casque à fleurs roses - ça doit être beau quand son passager est un homme - et j'ai pris place derrière lui de côté, les deux jambes collées. Nous nous sommes lancés dans le trafic, frôlant les autobus, les autos, les motos. Je suis arrivée échevelée, mais en un seul morceau. Moins pire qu'un trajet de bus au Laos (lire la 13e chronique)!

Je profite de cette chronique pour dévoiler un secret: je ne suis pas une vraie rousse! Je suis picotée de taches de rousseur de la tête aux pieds, mais je suis une brunette qui ne s'assume pas. Mon mari se charge de ma rousseur. Mais en voyage, les conditions n'étaient pas réunies pour une teinture maison. Après quatre mois, ma repousse était longue comme le bras.

L'affiche du salon était formelle: on pouvait me rendre «plus attirante». J'ai mis ma tête à (fort) prix, entre les mains de professionnelles. Pas une, mais deux professionnelles. Elles m'ont teinte en duo. Le temps que la teinture prenne, mes muscles se relâchaient sous les mains expertes de l'une d'elles, qui m'a massée vigoureusement. Puis, elle s'en est prise à ma tête, avec un long massage capillaire sous le robinet. C'est de concert qu'elles ont terminé le travail en réalisant une soigneuse mise en plis.

Officiellement, je suis maintenant «plus attirante». Frédéric est revenu avec les enfants. Manu et Louka avaient chacun une rose à la main. Ils m'ont complimentée. Je me suis soudainement sentie Femme. Avec une majuscule.

La fête de la pas-de-lune

Ce matin-là, j'avais drôlement besoin d'un café. Même s'il n'est pas buvable à notre hôtel. Nous descendons pour déjeuner. Le propriétaire ne s'empresse pas de nous servir. Il prie. Mon café passe après la foi. J'attends patiemment en l'observant. Il a les yeux fermés. Debout, il fait face à une maison aux esprits. Cinq bâtons d'encens fument dans ses mains.

Quand le propriétaire ouvre les yeux, il est serein. C'est la fête de la nouvelle lune aujourd'hui, explique-t-il. Ce jour du mois revêt une importance particulière. Pourquoi? Il ne sait pas, mais c'est une excellente raison pour être pieux... et faire la fête. Nous l'avions vécu à Hoi An, un soir de pleine lune (lire la 14e chronique). Pleine lune et pas-de-lune: deux raisons pour faire le party chaque mois. C'est génial!

En déjeunant, nous discutons croyances. Le propriétaire est bouddhiste, mais pas un fervent croyant. En faisant quotidiennement des offrandes, qu'il consomme ensuite, il veut éviter qu'un malheur s'abatte sur son hôtel. Sa maison aux esprits est illuminée par des ampoules rouges, ce qui lui confère un air un peu kitsch. Elle héberge un gros bouddha souriant, heureux d'avoir pour offrande une boîte de gâteaux et un melon. Le propriétaire lui offre chaque jour des fleurs fraîches.

Nous partons pour la journée. À notre retour, le propriétaire, son partenaire et un couple d'amis sont attablés. Allez, venez prendre une bière! L'offre ne se refuse pas. Les enfants se font offrir une croquette. Manu refuse. Louka la lèche, fait une face de dégout et la tend à l'expéditeur. Pour sauver la face familiale, je prends le morceau et le porte à ma bouche. Eurk! Du poisson séché, au goût si terrible que je marmonne une excuse et me sauve dans la chambre pour recracher le tout et me brosser les dents.

Je redescends avec l'haleine fraîche, prête à attaquer ma première bière. Une caisse est déjà vide. Je réalise que tout le monde est paqueté. Nos hôtes étaient déjà difficiles à comprendre en anglais. La bouche pâteuse, ça relève de la gymnastique linguistique. La conversation ne lève pas, mais le niveau de nos verres descend rapidement. Ils sont aussitôt remplis. Au Vietnam comme dans les pays voisins, la bière est servie sur glace. De gros cubes de glace sont plongés dans le verre. Il faut boire vite pour éviter de se retrouver avec une bière diluée.

Le couple d'amis est cambodgien. L'homme musclé fait partie de l'équipe nationale de football. Il toise Frédéric, le jauge, évalue son taux de testostérone. Mon costaud de mari ne joue pas les mâles dominants! La femme est effacée. Elle tète sa bière, compte et recompte ses doigts. Elle répond timidement à mes questions. Un autre couple se joint à nous. Un Parisien d'origine vietnamienne et sa femme, tout aussi discrète. Nous discutons longuement en français.

Pendant ce temps, nos enfants errent dans le lobby de l'hôtel. Manu s'improvise réceptionniste. Tout le monde l'appelle, pour rire. Il répond au téléphone en simulant des conversations en vietnamien. L'accent est crédible. Plus convainquant que celui de nos hôtes saouls. Louka débranche un à un tous les appareils électroniques. Il s'empare d'un marqueur noir indélébile et entreprend de redécorer la réception. Chaque fois que nous cherchons à mettre un frein à ses élans artistiques, le propriétaire s'interpose. Ben non, c'est correct, buvez votre bière!

À minuit, nous nous mettons au lit. Ça fête encore fort, dans l'hôtel comme ailleurs dans le quartier. Le lendemain de veille est pénible pour tout le monde. Nous déjeunons à 11h. Le propriétaire a les deux yeux dans le même trou. Son partenaire dort encore. Un employé cherche à comprendre pourquoi son ordinateur ne fonctionne plus. Il découvre les papiers barbouillés... et le calendrier. Le canevas de Louka. Un calendrier tout noir, comme un soir de pas-de-lune.

 

L'ASIE EN BREF...

Au Vietnam, quand on lève son verre, on s'écrie: «Yo!»

Intercepté par les policiers pour une raison obscure, notre chauffeur s'est immobilisé, a regroupé ses papiers, ouvert son portefeuille et glissé de l'argent à un endroit stratégique, avant de sortir du véhicule. On l'a laissé partir sur-le-champ, avec 300 000 dongs (15$) en moins. Ça semblait être un exercice de routine.

Aucune loi n'encadre l'utilisation du cellulaire au volant. Ni du cellulaire au guidon.

Les appareils électriques fonctionnent sur 220 volts, et non 110 volts. Un choc électrique en Asie est beaucoup plus douloureux qu'en Amérique du Nord! Frédéric peut en témoigner...

En plein cœur de Saigon, on peut croiser des poules, des coqs et des poussins sur le trottoir.

Vous voulez plus de pain au resto? Pas de problème! Plus de beurre? Pas sûr... Le petit carré de beurre coûte plus cher que la miche de pain.

Nos chambres d'hôtels ne sont pas peuplées de coquerelles, mais de petits lézards qui se promènent sur les murs. Nous jouons à la chasse au laser avec les geckos, qui veulent bouffer le petit point rouge.

De l'encens brûle parfois dans les endroits les plus inusités: au creux d'un tronc d'arbre, dans une craque de trottoir...

La loterie est vendue dans les rues. Des femmes s'installent sur le bord du trottoir avec leurs billets. Des vendeuses ambulantes en offrent aux locaux. C'est bien la seule chose qui n'est pas destinée aux touristes!

Un chat, en vietnamien, c'est un «meo». Ça se prononce un peu comme «miaou»! Non, un chien, ce n'est pas un «wouf»!

 

À lire...

Plaisirs mouillés et sablés - 15e chronique

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  • Geneviève
    04 octobre 2012 - 12:38

    La guerre du Vietnam - une page d'histoire épouvantable. Je présume qu'une visite comme celle-là, nous fait apprécier toute la chance que nous avons de vivre ici. Merci pour cette chronique Marilaine. À bientôt!

  • Céline
    22 septembre 2012 - 09:19

    Wow, je viens de lire cette dernière chronique... un mélange d'émotions! Merci de nous faire vivre ça, j'avais l'impression d'y être. Le récit est impeccable et captivant. Bravo!