10 000 kilomètres plus loin

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Dernière chronique en direct de l'Asie

Palais royal de Phnom Penh

Nous en avons fait du chemin! Dix mille kilomètres à vol d'oiseau, d'une ville à l'autre. À cela, il faut ajouter les dizaines et les dizaines de kilomètres que nous avons parcourus quotidiennement à pied, en tuk tuk, en train, en bus, en taxi, à moto, en bateau...

De Beijing en Chine à Phnom Penh au Cambodge, en passant par le Vietnam et le Laos, nous avons découvert une partie de l'Asie en famille. Une foule de souvenirs remplissent nos valises, et surtout nos têtes. Mais l'heure n'est pas encore au bilan. Retour sur une dernière semaine ponctuée de découvertes et d'aventures. À l'image de ce voyage.

Quand le bambou fait tchou-tchou

Au Cambodge, les étrangers ne voyagent pas en train. Si elle existe, cette option n'est même pas annoncée. Sauf à Battambang. On y trouve la ligne de chemin de fer la plus désuète que j'aie vue, mais elle vaut le déplacement! Le tronçon ne fait que 6 kilomètres. Notre destination n'a pas d'importance: un «village» que je qualifierais plutôt de trou au milieu de nulle part. Ce qui compte, c'est le moyen de transport. Tout le monde à bord du train de bambou!

En fait, tout le monde, c'est une poignée de personnes. Nous avons loué le train au complet. Deux essieux, un moteur de tondeuse, une courroie et une plateforme de bambou. C'est tout. Nous prenons place à l'avant. Ça brasse! Les rails sont vieilles, inégales. Les petits ponts que nous traversons semblent sur le point de s'effondrer. Les papillons virevoltent, ajoutant au charme de cette expédition. Louka s'endort.

Nous voyons passer sous le train la végétation qui a pris racine contre la voie. En étirant la main, on peut toucher les feuilles de chaque côté. Ou un bovin. Les vaches broutent directement sur les rails. Nonchalamment, elles se rangent sur le côté en nous voyant passer. Les Khmers aussi. Nous croisons des hommes, des femmes et des enfants qui utilisent cette ligne comme route. Tous nous saluent joyeusement. À deux reprises, nous embarquons des hommes qui font du pouce.

Grâce à ces trains-stoppeurs, nous n'avons pas eu à descendre en cours de route. Il n'y a qu'une seule voie. Et plus d'un train de bambou. Nous sommes arrivés face-à-face avec deux d'entre eux. Chaque fois, la règle du nombre prévaut. Le train comptant le plus de passagers à priorité. C'est-à-dire nous. Il faut démonter l'autre train pour le sortir des rails. Durée de l'opération: moins d'une minute!

Battambang pour les nuls

Battambang est la quatrième ville la plus touristique du Cambodge. Elle ne reçoit pas beaucoup de visiteurs! En fait, le Cambodge accueille peu de touristes, surtout si on le compare au Vietnam et à la Thaïlande voisins. La ville de Battambang a peu à offrir, tout en étant agréable. Un bord de l'eau, quelques monuments coloniaux... et un cirque!

Grâce à des projets de développement international, les enfants défavorisés de la région peuvent s'engager dans un programme de cirque. Le chapiteau est situé à l'écart, sur un chemin de terre à quelques kilomètres du centre-ville. Pourtant, ce soir-là, les spectateurs sont nombreux à affluer. D'abord, les étrangers, qui paient le fort prix pour financer le programme. Ensuite, les Khmers. Les lumières s'éteignent et les jeunes artistes s'allument. Ils y vont de numéros de contorsion et de jonglerie, ils se lancent dans les airs et dansent le breakdance sur une musique live. Bon, ce n'est pas le Cirque du Soleil, mais ça s'en inspire. Et c'est divertissant.

Pour bien profiter de Battambang, il faut découvrir sa région. Deux temples figurent sur le circuit (peu) touristique. Nous montons à bord d'un tuk tuk et sortons de la ville. Ce ne sera pas notre seul véhicule ce jour-là. En arrivant à Phnom Sampeau, on nous apprend qu'il faut gravir une colline. Manu et Louka sont de mauvais poil. Nous soupirons. Le tuk tuk n'est pas assez puissant. Normal, quand une moto tire une remorque avec nous dedans! Nous optons pour le Jeep. Louka jubile. Manu râle.

Le premier arrêt est macabre. Nous descendons en face d'un temple qui a retrouvé sa fonction d'origine. Sous les Khmers rouges (lire la 16e chronique), le lieu de culte a été converti en prison. Des enfants nous conduisent jusqu'à une grotte. À l'intérieur, des crânes et des ossements sont rassemblés. Un ado me pointe un trou, sorte de puits de lumière naturel. Hommes, femmes et enfants, lancés par cette ouverture, atterrissaient et périssaient plusieurs mètres en contrebas. Là où je mets les pieds. Un gros Bouddha couché, yeux clos, sourire aux lèvres, veille sur les corps.

Nous poursuivons notre ascension jusqu'au sommet. La vue sur la région est imprenable. Les champs sont verts. Quelques arbres touffus poussent çà et là. Nous sommes en pleine campagne. Un complexe de temples est érigé au sommet. Nous croisons quelques moines, mais surtout, des vieux. Chacun prend soin de sa petite pièce, où on peut se recueillir et déposer des offrandes. En échange de dons, on noue de petits bracelets rouges à notre poignet. J'ai encore le mien.

De retour sur le plancher des vaches - il y en a beaucoup dans la région -, nous nous engageons en tuk tuk sur une route plus que secondaire. Une route de terre, au milieu de nulle part. Des paysans nous saluent. Louka s'endort. Frédéric râle. Nous arrivons à Phnom Banan. Enfin, presque. Ne reste que 358 marches à gravir! Manu et moi relevons le défi. J'arrive au sommet en sueur, pendant que mon fils sautille. Là encore, un complexe de temples à visiter. Il est beaucoup plus ancien, partiellement en ruines. Ça vaut l'effort, mais ça n'a rien à voir avec les temples d'Angkor (lire la dernière chronique)!

Nous terminons la journée au pied d'un arbre. À la cime, ça crie fort. Non, ce ne sont pas des oiseaux. Nous observons une colonie de chauves-souris géantes! Elles ont élu domicile dans les branches de deux arbres voisins et elles en ont long à dire. De temps à autre, une d'entre elles quitte son arbre pour aller voir si les feuilles sont plus vertes chez le voisin.

Le lendemain, nous quittons Battambang. Le Cambodge n'est réputé ni pour son réseau routier, ni pour ses transports. Tous les chemins mènent à Phnom Penh. Impossible de faire une boucle sans passer par la capitale. Nous avons pour objectif de faire une dernière saucette dans l'océan avant notre retour. Destination: Sihanoukville. Transport: 13 heures. Ça s'annonce suicidaire. Nous défions la mort.

Après plus de six heures de voyagement, nous devons changer de bus à Phnom Penh. Les gamins sont adorables. Il fait noir depuis longtemps quand nous arrivons au bord de l'océan. Dans le bus, pas de crise, pas de cris, pas de j'ai-envie-de-pipi au mauvais moment, rien! Nous avons vraiment des enfants de voyage. Et plus d'un tour dans nos sacs pour les garder (relativement) calmes. Ça me rassure pour le voyage de retour en avion...

Partons, la mer est belle

Sihanoukville, c'est franchement laid. Une ville pour se reposer le jour et faire la fête la nuit. Avec nos jeunes enfants, le concept de party à l'étranger prend une tout autre forme. Sauf exception, nous sommes de retour à l'hôtel avant 21h. Nos fins de soirée se déroulent devant un écran d'ordinateur plutôt qu'un écran de karaoké. Mais à Sihanoukville, il y a la plage. Des plages.

Nous louons des motos et roulons jusqu'à la plage d'Otres, plus reculée. Nous ne sommes pas seuls. Il y a la madame qui vend des ananas frais hors de prix. Les vendeurs de lunettes de soleil. La horde de pseudo-masseuses qui ne demandent qu'à vous détendre davantage sur votre chaise longue. Ces femmes se doublent de talent en esthétique. Elles peuvent vous épiler partout-partout avec une simple ficelle. Frédéric succombe et se fait masser. Trois fois!

Moi, je m'étais fait masser 48 heures plus tôt, à Battambang. J'entre dans le salon de massage, une pièce entièrement ouverte sur la rue. Je sourie aux personnes sur place. Tout le monde m'ignore. Hum-hum! Trois têtes se lèvent vers moi. Mais personne ne me regarde. Tout le personnel est aveugle! J'enfile une jaquette d'hôpital et prends place sur une table. Pendant que je me fais pétrir les muscles, tous les passants peuvent me voir, mais pas mon masseur...

Foirer avec Olivier

Depuis notre arrivée au Cambodge, nous passons chaque fin de semaine avec notre ami Olivier (lire la dernière chronique). Les enfants le réclament à hauts cris. Le pauvre ne peut même pas aller à la toilette en paix! Surprenant qu'il n'ait pas encore pris rendez-vous pour se faire castrer...

Pour saluer le week-end à Siem Reap, nous dégustons une pizza spéciale khmère. Et soudainement, tout le monde est heureux! La soirée, ponctuée de fous rires, se déroule autour du plaisir de se retrouver entre amis. Les enfants se couchent à une heure pas possible. Ils finissent par réclamer eux-mêmes le lit. Aux petites heures du matin, alors que toute la ville est calme (sauf nous), Frédéric s'exclame trop fort. Il déclenche une avalanche. Pas de neige, mais d'aboiements. Pendant de longues minutes, tous les chiens de la ville y vont d'un concert nocturne. Et tous les habitants de la ville doivent nous maudire.

Avec Olivier, l'horaire n'est jamais chargé. Et c'est parfait ainsi. Nous nous levons tard, enfilons quelques cafés avant de nous décider à bouger. Nous prenons une pause en après-midi pour nous effoirer sur une terrasse. Nous laissons les enfants se dégourdir les jambes en nous tournant les pouces et en déliant nos langues.

La palme de la journée foirage du voyage revient à Kampot, où nous avons rejoint Olivier en fin de semaine dernière. La petite ville est à mi-chemin entre Sihanoukville et Phnom Penh. En fait, je n'ai pas grand-chose à écrire sur Kampot, parce que je n'ai pratiquement rien vu! Dans notre sympathique auberge, un peu en retrait, il y a de quoi foirer longuement. Piscine, jeux, rivière, bar, bungalow avec terrasse, films disponibles par milliers, sympathiques hôtes...

Vendredi soir, nous foirons. À notre réveil samedi, il pleut. Pas une simple averse. Une bonne grosse pluie de mousson, de celles qui causent des inondations. Nos plans de motos tombent à l'eau. Alors, nous foirons. Jusqu'aux petites heures du matin. Les gamins font la navette entre la piscine et la télé. Je demeure dans le périmètre du bar (pour avoir un œil sur la piscine). Je joue le DJ invité.

La journée est tout de même ponctuée de moments d'action. J'enfile des gants de boxe et défie Olivier en duel. Toujours en maillot de bain, j'enfile un tube et défie Olivier dans la piscine à tu-n'arriveras-pas-à-me-faire-chavirer. J'enfile aussi quelques boissons, comme le Québec, un breuvage à base de curaçao et de cointreau concocté par le proprio un jour de Saint-Jean. Hans tient à accrocher le fleurdelisé en haut de son bar. J'ai pour mission de lui envoyer un drapeau.

Le lendemain, gros soleil. Vroum! Nous partons à moto dans la campagne cambodgienne. Au bord de la route, les paysans nous saluent joyeusement. Les vaches aussi. Les rizières sont verdoyantes. Par endroits, la route de terre est encore détrempée. Nous avons les jambes picotées de bouette. Ce sera notre dernière balade à moto du voyage.

Nous arrivons à notre destination: une grotte. Comme dans toutes celles que nous avons visitées au Cambodge, du sang y a coulé. Elle a servi de refuge contre les Khmers rouges. Sans succès. Cette grotte est pourtant un dédale. Quand on croit être arrivé au bout, il suffit de grimper un peu, de se pencher et d'éviter de s'assommer en se relevant pour découvrir une autre galerie, puis une autre. Tout en haut, des arbres font courir leurs racines jusque dans les profondeurs du roc. Leur sève est sûrement teintée de sang.

Finale royale

De retour à Phnom Penh, nous ne pouvions passer à côté d'un lieu majestueux: le palais royal. Quand un sujet entre dans la cour du roi, après avoir payé son tribut en échange d'un billet, il se doit d'être vêtu décemment. Les cuisses et les épaules doivent être couvertes. Les bras et les jambes aussi, idéalement. Et pas question de se voiler d'un foulard de fortune pour masquer sa nudité. La police du style estime que nous sommes présentables.

Nous pénétrons dans la cour. Le palais, ce n'est pas un château. C'est plutôt une dizaine de bâtiments répartis dans deux immenses cours bétonnées et gazonnées. Il faut lever un peu les yeux pour pleinement apprécier la beauté des lieux. Si les murs sont fades et dénudés, les toits, en revanche, sont finement décorés. Des personnages tiennent à bout de bras les toitures où le rouge et l'or dominent.

De gigantesques monuments blancs finement ciselés, semblables à des cloches géantes, sont posés aux quatre coins. Chaque bâtiment a sa maison aux esprits, plantée sur un poteau, telle une gigantesque boîte aux lettres. Des offrandes y sont déposées. Dans un pavillon, quatre musiciens créent une joyeuse ambiance. Personne ne marche sur la pelouse. C'est interdit.

Le palais royal de Phnom Penh n'a pas le faste de son homologue de Bangkok, mais il demeure agréable à visiter. Surtout avec deux garçonnets royalement actifs, qui peuvent dépenser leur énergie en courant dans la cour.

Mais nous avons un avion à prendre. En fait, trois. Et 30 heures plus tard, nous serons de retour au Québec. Les traits tirés mais l'esprit détendu. Nous reviendrons un d'automne. Un automne coloré, frisquet, que les Asiatiques ne connaissent pas. Nous serons en terrain connu. Loin du dépaysement quotidien.

Nous en avons fait du chemin! Et c'est la fin de ce voyage. Déjà. En près de cinq mois, j'ai l'impression d'avoir accumulé pour cinq ans d'aventures. Et j'en prendrais encore plus! Frédéric est heureux à l'étranger, mais n'est pas fâché de rentrer. Manu et Louka ont hâte de retrouver leur maison. Mais chaque jour, ils nous expriment à quel point ils sont heureux de voyager. Et moi? Je suis épanouie.

 

L'ASIE EN BREF...

Record du nombre de personnes sur une seule moto: 6!

Certains soirs, de gros nuages s'illuminent. On voit clairement des éclairs qui les traversent sans relâche. Il ne pleut pas et l'électricité semble confinée au nuage. Un spectacle éblouissant.

Un singe est enchaîné à l'entrée du restaurant. Je m'informe. On m'explique qu'on lui ouvrira le crâne et qu'on mangera son cerveau. Je n'ai plus faim.

Il existe des chaises hautes pour les motos. Les jeunes bambins peuvent prendre place sur cette chaise tressée, installée entre le guidon et le conducteur.

Il y avait un homme mort au bord de la route. Probablement abandonné là à la suite d'un accident. Il semblait s'être assoupi dans le fossé, en prenant soin de laisser ses sandales au bord de la route. Paraîtrait que c'est fréquent.

Le durian est un gros fruit vert dont la pelure, pleine de pointes, ressemble à la cuirasse d'un crocodile. Sa chair orange est si odorante que le durian est interdit de consommation dans certains lieux, comme des chambres d'hôtel.

Les émissions de télé ne sont pas constamment interrompues par des publicités. Pas encore...

Certains hommes asiatiques ont sur le visage un gros grain de beauté d'où poussent de longs poils noirs. J'ai envie de tirer dessus, de les épiler, mais je m'abstiens. Ces poils seraient signe de chance.

Il est interdit d'allumer ses phares de jour, sous peine d'une amende. Mais aucune loi n'oblige les automobilistes et les motocyclistes à allumer leurs phares à la tombée du jour. Certains roulent les lumières éteintes sur une route non éclairée...

Je retiens du peuple khmer son sourire. En toute occasion.

 

À lire...

Nihao de Chine - 1re chronique

La Grande Muraille à petits pas - 2e chronique

Train-train quotidien - 3e chronique

Face-à-face avec l'armée - 4e chronique

Spotlight sur Shanghai - 5e chronique

Hong Kong sous les feux - 6e chronique

Gros Bouddha - 7e chronique

Sur le dos du dragon - 8e chronique

Deux gosses en Chine - 9e chronique

Pandas et compagnie - 10e chronique

Bonjour Vietnam! - 11e chronique

Nuits d'enfer sur la route - 12e chronique

Le Mékong et la bouette - 13e chronique

Un soir de pleine lune - 14e chronique

Plaisirs mouillés et sablés - 15e chronique

Des morts par millions - 16e chronique

Temples d'Angkor, encore et encore - 17e chronique

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Derniers commentaires

  • Geneviève
    16 octobre 2012 - 12:43

    Bon retour à vous quatre! Un bouquet de mercis pour ces merveilleuses chroniques au fil des derniers mois. p.s. L'émotion est palpable sur votre photo de famille "Au revoir l'Asie!"...

  • Diane Florent
    12 octobre 2012 - 14:21

    Niak sohk sabaay te! Ah non! moi qui croyais que vous étiez partis pour 6 mois. Qu'elle ne fût pas ma surprise ce matin d'apprendre que c'était la dernière chronique! J'ai tout, tout lu, et j'en veux encore. C'est tellement hot à lire. Sûrement que tu coucheras tous ces écrits dans un livre. Je suis en amour avec ta plume ma belle Bruno Blanchet. Au fait, il triperait de lire tes chroniques... Bonne idée de les lui envoyer! Alors bon retour à vous, il ne vous reste plus qu'à vous acclimater!!! Ciao Bye Diane Florent

  • Mira
    12 octobre 2012 - 10:34

    Et puis, as-tu goûté au Durian? J'avoue ne pas avoir osé étant nullement inspirée par l'odeur.

    • Marilaine Bolduc-Jacob
      21 octobre 2012 - 20:40

      J'ai goûté au durian lors d'un voyage en Thaïlande. Une mémé m'en avait offert au marché. Ça goûte bien meilleur que ça sent, mais après quelques bouchées, ça tombe sur le coeur. Conseil: ne pas conserver ce fruit toute une journée à 35 degrés dans un sac en plastique laissé au fond des bagages. L'odeur est insoutenable!

  • anik isabelle
    11 octobre 2012 - 20:34

    J'ai tellement apprécié voyager un peu avec toi, encore une fois ! Tes textes sont extraordinaires de vie. Il faudra qu'un jour tu me donnes ton itinéraire parce qu'un jour, moi aussi j'irai. Je suis contente que tu aies vécu un de tes voyages de rêve. Bravo !