Jour 7: L'aventure avant la victoire

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La 7e étape du Rallye des Gazelles a commencé dans la poussière. Plusieurs des Québécoises n'ont pas dormi de la nuit, alors que le vent violent faisait valser leur tente dans tous les sens, remplissant celle-ci et les bagage de sable. Foi de gazelle du nord, les tempêtes de neige goûtent bien meilleures dans la bouche que les tempêtes de sable!

Cette étape ultime pouvait tout changer pour le classement, c'est ce que les organisateurs répétaient.  En effet, il semble que c'est là que ce soit décidé le podium lors des deux derniers rallyes. Aussi les Gazelles québécoises ont pris la route avec ardeur, forte de leur progression des derniers jours au classement.

Diversifiés, les paysages étaient une fois de plus à couper le souffle. Plaines arides, vallées encaissées et partout des roches acérées; les filles ont dû user de toute leur technique. Elles ont également connu le fameux fech fech, un sol traitre, composé d'une mince couche dure qui explose sous les roues, libérant une fine poussière qui fait penser au talc. Il est très dangereux de s'y enliser. Et avec la tempête de sable qui bouchait l'horizon, la première partie de la journée a été plutôt rude. Malgré tout, les équipes sont rentrées tôt au bivouac.

L'équipe 174 de Danielle Ares et Guylaine Landry s'est égarée après la balise 3. Au lieu de la balise 4, c'est à la balise 5 qu'elles se sont retrouvées. «On a décidé que c'était le temps de rentrer au bivouac», explique Danielle. Guylaine renchérit: «Pour nous, le plus important c'est de revenir le soir. Dans la vie, je ne suis pas une gagnante ni une perdante, mais une participante.»

Claudia et Nathalie, de l'équipage 145, disent avoir changé d'attitude dans les derniers jours. En effet, bien qu'elles menaient jusqu'ici parmi les Québécoises, elles ont choisi de ne pas performer à tout prix.

En tant qu'agricultrice, Nathalie raconte ne s'être jamais donné le droit de l'imperfection, peut-être parce qu'elle occupe, tout comme sa coéquipière infirmière, un métier ou l'erreur n'est pas permise, où des vies sont en jeu. Face aux Gazelles enlisées dans les dunes, ou demandant des conseils médicaux, elles n'ont pu faire autrement que de leur venir en aide. «L'objectif du classement devenait secondaire. On choisit de lâcher prise et de profiter du moment présent, tout simplement. Être solidaires devenait plus important, et on est en paix avec les conséquences que ça aura sur le classement final.»

Pour l'équipage 172, composé d'Isabelle Rivoal et de Christelle Maître, cette journée n'a pas été la meilleure, mais les filles sont allées au bout d'elles-mêmes, fidèles à leur philosophie. «On y va balise après balise, et on s'est rendues le plus loin qu'on pouvait.» Ayant validé cinq balises avant midi, elles ont par la suite perdu cette belle avance, en cherchant pendant près de 3 heures la balise 5. Elles se sont finalement retrouvées devant la 6e balise. «C'est là qu'on a décidé de revenir au bivouac. L'aventure était terminée.» Tant pis, elles n'auraient que cinq balises sur huit.

Myriam et Marilou, de l'équipage 170, ont terminé cette dernière journée de Rallye plutôt émues, et déjà nostalgiques. «J'ai hâte de raconter ça à mon monde», disait Myriam. Pour Marilou, c'était la réalisation d'un très grand rêve.

Pour Audrey et Geneviève de l'équipage 175, le moment de solidarité qu'elles ont vécu avec l'équipe 172 restera parmi leurs bons souvenirs. «On s'est suivies dans les dunes, ça a super bien été», raconte Geneviève.

Les Rock machines de la 173, Nancy et Martine, ont terminé sur leur lancée gagnante. Elles ont empoché toutes les balises de cette étape finale et n'attendent que les résultats du classement final. Le suspense est grand parmi les Gazelles.

 

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