Jour 4: Un désert de gravelle

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Les Gazelles viennent de vivre deux jours de marathon à travers des paysages époustouflants. En langage Gazelles, cela veut dire qu'elles ont passé ces deux journées à parcourir environ 325 km en 48 heures, sans revenir au campement de base. Entre Mech Irdane et Tinfou, elles avaient douze balises à valider.

En autonomie totale, pas d'assistance mécanique le soir, pas de ravitaillement carburant et un bivouac improvisé; c'était tout un défi dans ces paysages arides et désolé.

Des chemins disparus

La premières partie du parcours a causé des maux de tête à plusieurs d'entre elles. Même les chauffeurs aguerris au service des médias et autres chasseurs de Gazelles le concédaient: le terrain était périlleux car très rocheux et les cartes difficiles à déchiffrer. En effet, les cartes topographiques du désert du Maroc n'ayant pas été remises à jour depuis longtemps, plusieurs pistes existantes n'y apparaissent pas, tandis que celles qui y figurent sont parfois disparues. C'était une étape particulièrement difficile et la journée a été éprouvante pour plusieurs, mais les paysages qu'elles ont découvert resteront gravés à jamais dans leur mémoire.

De la gravelle à perte de vue

D'immenses étendues, plates ou escarpées, entièrement composées de gravelle, sous laquelle, par endroit, ressort le sable orangé du Sahara. Au loin, ou sous nos roues, des montagnes entières de gravas noir, et parfois, au centre de nulle part, un berger, seul sous le seul arbre à la ronde, avec ses 2 ou 3 dromadaires. Y rouler pendant plus de douze heures d'affilée donne toute une impression. On raconte ici qu'il n'aurait pas plu depuis 18 ans. Difficile d'imaginer un paysage plus aride.

Des animaux faméliques

Les Gazelles ont ensuite sillonné les plaines sablonneuses de l'Oued Bou Haiara pendant toute la journée du lendemain. Encore de la pierre, mais de plus en plus de sable, puis une immense plaine craquelée, ou les buissons morts de sécheresse achèvent de tomber en poussière. Les quelques chèvres et rares dromadaires y survivent en broutant on ne sait trop quoi à travers la caillasse. Il y faisait chaud, au soleil du milieu du jour. 

La journée s'est bien passée pour les Gazelles, qui se sont retrouvées au bivouac pour le souper, pas mal brulée mais fort joyeuse. Elles forment un petit clan de plus en plus serré.

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