Jour 6: Les Gazelles québécoises prennent du galon

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Pour cette sixième étape du Rallye Aïcha, les Gazelles sont reparties pour un deuxième marathon. Deux jours en autonomie sur les pistes, à travers dunes et oueds desséchés, cette épreuve les a mises une nouvelle fois face à elles-mêmes.

Les Gazelles sont unanimes: chaque jour qui passe les voit devenir meilleures autant à la conduite qu'à l'orientation. C'est que le métier entre pour les intrépides navigatrices. "On est vraiment bonnes maintenant dans les dunes", disent Christelle et Isabelle, de l'équipage 172, très fières. Même chose pour Geneviève et Audrey de l'équipage 175. Geneviève, qui souffre du vertige, confie avoir anticipé les dunes avec crainte. Sa rencontre avec les dunes de Merzouga à la 3e étape s'était "quand même bien passée", dit-elle, et cette fois, dans les dunes de Chegaga, elle a trouvé son expérience "super!"

Solidarité

Les québécoises forment un clan soudé. Chaque soir, celles qui sont arrivées au bivouac partagent leurs aventures  et se donnent mutuellement des conseils. C'est ainsi que de jour en jour, leur stratégie se raffine et leur confiance en elles-mêmes s'affermit. Après la dure expérience de Marilou et Myriam de l'équipage 170, qui s'étaient totalement perdues lors du premier marathon, Claudia et Nathalie, de l'équipage 145, n'ont pas hésité à leur donner leurs meilleurs trucs pour garder le cap. Cette fois, les filles ne sont pas égarées, et ont réussi à valider 10 balises sur 14, ce qui leur a définitivement remonté le moral.

Nancy et Martine, les Rock machines

Nancy et Martine de l'équipage 173, sont définitivement les vedettes du jour. Arrivées premières à presque toutes les balises, elles ont parcouru l'étape en un temps record, malgré un bruit inquiétant produit par leur camion dès la deuxième balise. "On ne peut pas expliquer pourquoi, mais ça s'est super bien passé!" À leur arrivée au bivouac, l'équipe mécanique a diagnostiqué le problème comme provenant du différenciel. Courageuses les filles! Elles ont eu droit à une ovation de la part des québécoises. "C'est qui les Rock machines? C'est Nancy et Martine!"

Tempête de sable et journalistes

Parmi les anecdotes de ces deux jours de marathon, toutes insistaient sur la chaleur qu'il faisait dans les dunes quand la majorité des équipes s'y sont engagées, entre 11 h et 13h. Sans pitié, le désert a cru bon de fait lever une petite tempête de sable. Myriam et Marilou ont eu droit à la totale. Enlisées, elles ont tout à coup vu surgir une horde de journalistes. Myriam a beau être comédienne, elle n'a pas apprécié se faire dire de se placer comme ci ou comme ça, alors qu'elle peinait à désensabler les roues de son camion, le masque de ski sur les yeux. Et elle l'a vertement fait savoir! Pour elle aussi, le Rallye est l'occasion de connaître ses forces, mais aussi ses limites. "On n'est pas dans une télé-réalité. Oui les journalistes sont là, mais on est dans la vraie vie et on vit cette aventure avant tout pour nous-mêmes." Mais cet incident n'est pas représentatif de l'attitude de cette joyeuse luronne, qui n'hésite pas à faire des acrobaties sur son camion, pour le grand plaisir des caméras.

Malgré la tempête de sable qui a surpris l'équipage 175 à la sortie des dunes, Danielle et Guylaine ont passé d'excellents moments sur ce marathon. Grâce aux équipes françaises avec qui elles ont improvisé leur bivouac le soir tombé, elles ont festoyé au magret de canard, au pinard et au sanglier. Un plaisir bienvenu vu la fadeur des rations!

Pour Claudia et Nathalie de l'équipage 145, la première journée de ce deuxième marathon s'est bien passée, à l'image de leur parcours depuis le début. Mais la deuxième journée a été catastrophique. Ayant cherché la 7e balise pendant plus de 7 h, elles sont arrivées devant les dunes vers 13 h, trop tard pour s'y engager. C'est qu'en plus de la chaleur intense, le sable chaud devient mou et les risques d'enlisement trop élevés. Elles ont donc rebroussé chemin, abandonnant l'idée de compléter leur parcours. Alors qu'elles avaient perdu leur cap, elles ont aussi disparues des écrans radar pendant plusieurs heures, causant une frousse aux journalistes québécoises qui entendaient les avis de recherche par la radio. Tout s'est bien terminé, même si ces difficultés de parcours leur ont fait perdre des points. Encore là, la solidarité des autres équipages québécois leur a permis de retrouver vite fait le sourire.

Les québécoises grimpent au classement

Toutes ces péripéties ont provoqué des changements au classement. Ainsi, suite aux résultats de la 5e étape, l'équipe 173 a pris la tête du palmarès québécois, passant du même coup de la 95e à la 64e position au classement général. L'équipe 145 descend au 2e rang des québécoises, mais passe tout de même de la 71e à la 68e position au classement général. L'équipe 172 passe de la 2e à la 3e position, tout en grimpant de la 82e à la 71e position du classement général. Les équipes 175, 174 et 170 demeurent en 4e, 5e et 6e position du palmarès québécois, mais améliorent leurs positions au classement général. En effet, la 175 fait un bond spectaculaire de la 106e à la 87e, tout comme la 174 qui passe de la 107e à la 68e et la 170, de la 131e position à la 123e.

Au départ de la 6e étape, les québécoises ont donc la confiance dans le tapis, malgré une féroce tempête de sable qui les a fouettées toute la nuit. Dans leurs tentes et dans leurs bagages: elles se sont réveillées avec du sable partout, même entre les dents.

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