Simon a vécu la frénésie de ce séminaire, un programme qui lui a permis de s'entraîner et de discuter avec des représentants de 25 équipes de la LNH. Bref, ce fut une occasion en or de se faire valoir et d'impressionner les délégations du circuit Bettman.
«C’est très impressionnant! Mon agent m’avait bien préparé aux différentes questions qui me seraient posées. Je n’étais pas très nerveux», reconnaît le défenseur format géant. «Les mêmes questions reviennent souvent et les équipes savent que nous sommes préparés. Ils essaient de te connaître plus et tentent de savoir ce que tu peux apporter à leur équipe. Les équipes me demandent de parler de ma famille, de mes principales qualités sur la patinoire et des choses que j'ai à améliorer, etc.» ajoute-t-il.
Simon affirme que des questions pièges lui ont été posées. «Si j’avais à prendre une pilule qui me ferait devenir un joueur étoile mais que je devais prendre ma retraite à 30 ans, serais-je tenté de la prendre? Évidemment, j’ai répondu non», souligne l’athlète de Fabreville.
Vingt-cinq équipes voulaient lui parler et il a dû toutes les rencontrer en deux jours. Tous les joueurs ont reçu une feuille où leurs rendez-vous ont été inscrits à la minute près. «Les entrevues durent une vingtaine de minutes. Ça va vite», admet-il. «J’ai rencontré 14 équipes la première journée et 11 la seconde», poursuit-il.
Mais le fait d'inviter un joueur en entrevue n'est pas toujours une mesure de l'intérêt d'une équipe. «L’entrevue des Flyers a été courte. Ils m’ont fait savoir qu’ils étaient intéressés à moi, mais que je ne serais pas disponible lorsque viendra le tour de sélectionner un joueur.»
Les Bruins de Boston ont impressionné le jeune défenseur de 18 ans. «Plusieurs équipes comptaient cinq personnes qui te bombardaient de questions, j’avais 12 personnes des Bruins devant moi. C’est assez impressionnant!» lance-t-il.
Simon affirme que c’est avec le Canadien de Montréal, l’équipe pour laquelle il rêve de jouer, que la nervosité a monté d’un cran. Quand il s’est retrouvé devant Trevor Timmins et les autres recruteurs du Tricolore, son rythme cardiaque a augmenté quelque peu. «C’est certain que j’étais plus nerveux. J’ai grandi avec le Canadien.»
Tests physiques épuisantsLe hockeyeur de Laval a pris part aux évaluations physiques, le point culminant du «Combine». Une douzaine d’exercices sont supervisés par des appariteurs de l'Université York: saut vertical, saut en hauteur, test d'agilité, poids et haltères, redressements assis, etc. Després-Bellavance a passé d'une station à l'autre sous les yeux des recruteurs et des thérapeutes. «Cette étape s’est bien déroulée», admet-il.
Simon a enfourché le légendaire Wingate, qui sert à mesurer la forme anaérobique. Pendant 30 secondes d'effort extrême, il doit pédaler malgré une résistance de près de 20 livres. «Quelques gars vomissaient après être monté sur le Wingate. Ce fut très épuisant!»
Il a également participé à l'ultime test VO2 Max, qui évalue l’endurance à intensité maximale. Il a donc enfourché, une fois de plus, un vélo.
«Cette fois-ci, ils te bloquent le nez et te mettent un tube dans la bouche pour que tout ton oxygène aille dans un baril. J’avais la gorge sèche en finissant.»
Au terme de son séjour à Toronto, Simon croit avoir laissé bonne impression. «J’ai été franc. J’ai regardé les personnes qui me posaient des questions dans les yeux. J’ai fait de mon mieux. On verra bien si j’ai marqué des points, dans quelques jours», avoue-t-il. À une vingtaine de jours du repêchage, Simon est fébrile. Il a commencé à compter les dodos. «C’est certain que j’aimerais être repêché par le Canadien de Montréal, mais j’irai avec l’équipe qui me choisira», conclut-il sagement.
Une première au Centre BellCette année, le repêchage de la LNH aura lieu à Montréal, les 26 et 27 juin. C'est une première depuis 1992, alors que celui-ci avait eu lieu au Forum de Montréal. Ce sera donc la première séance de sélection tenue au Centre Bell.
