Edna Arseneault-McGrath raconte au gré des rencontres

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Benoit LeBlanc
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Roman «La fille de Molly»

Avec son quatrième livre, Edna Arseneault-McGrath promène ses lecteurs de Navan, en Irlande, à Pointe-Claire, province du Québec, dans un récit d’exil. Celui de Tara : La fille de Molly.

Edna Arseneault-McGrath raconte au gré des rencontres

Tara est une belle femme à la chevelure rousse. Séduite par l’uniforme, sa mère a marié un ivrogne. Les gens de la bourgade la surnommaient «Easy Molly». En 1965, Tara a 20 ans et elle en a assez d’une vie difficile. Un drame provoquera son départ pour le Québec.

Sur ce nouveau continent, l’héroïne apprendra le français. Elle s’engagera comme infirmière dans un hôpital. Elle connaîtra ses premières amours et bien d’autres tribulations, en pensant à son petit frère, Ray, qu’elle a laissé derrière elle. Cependant, Tara poursuit sa quête du bonheur.

Écrire du vrai

En cours d’écriture, l’auteure s’est rendue sur les lieux de son roman. L’Irlande, ses couvents et ses écoles, l’hôpital de Lakeshore, les maisons et les commerces. Les rivières et les rues.

Partout, elle a rencontré des personnes clés: un policier spécialisé en affaires non résolues de Dublin, un propriétaire de taverne du Vieux Pointe-Claire. Des médecins, un antiquaire, des propriétaires de résidences ont accepté de lui révéler quelques confidences. Claude Arseneault, le président de l’Association de sauvegarde du patrimoine de Pointe-Claire, l’a conseillée pour le contexte historique.

Par leurs témoignages, tous ont participé à la matière du roman. «Les Irlandais et les gens de Pointe-Claire m’ont ouvert leurs portes et leurs coeurs, raconte Edna Arseneault-McGrath. Tout est vrai dans le décor, dans le contexte. Je rentre dans une maison, il y a un piano. Je sais que Tara apprendra le piano. Seuls mes personnages sont inventés. J’ai ri et pleuré avec eux en les écrivant.»

Son livre, l’auteure l’aura construit au gré des rencontres pendant deux ans et demi.

L’héritage d’Edna

Dans ce roman, celle qui est «aussi bonne avec un marteau qu’une plume!» creuse ses propres racines. Impossible de parler d’Edna Arseneault-McGrath sans parler de son Acadie natale, bien qu’elle soit installée sur l’île Paton depuis 40 ans.

«L’Acadie, l’Irlande, c’est dans le coeur que ça se passe. Ce sont deux peuples qui ont vécu de grandes épreuves et en sont sortis anoblis. Je suis une fille de la mer et du vent. Une fille des éléments. C’est sûr que ça se voit dans mes récits.»

Trois lancements

Bien connue pour le succès de ses livres précédents, Voir l’invisible, réaliser l’impossible (2005), Il saigne, mon coeur (2001) et Fie-toi à moi! (1999), Edna Arseneault-McGrath aime procéder à plusieurs lancements, justement par respect pour les gens croisés en cours de création. Son dernier livre n’a pas fait exception l’automne dernier. Elle l’a lancé devant plus de 200 personnes chaque fois, que ce soit dans sa ville natale de Tracadie, au Stewart Hall de Pointe-Claire, et au Collège Letendre, à Laval.

Personnage lavallois

La fille de Rivière à la truite est aussi connue des Lavallois pour le travail qu’elle a accompli en tant qu’enseignante auprès de jeunes en difficulté. Notamment en compagnie de son conjoint, Eddy McGrath.

D’aucuns se souviendront également de la troupe «Les aînés de l’an 2000», qu’a fondé Edna Arseneault-McGrath, et pour laquelle, elle a écrit plusieurs pièces. De 1990 à 1996, la troupe a joué à guichets fermés à la Maison des arts de Laval.

Le roman «La fille de Molly» d’Edna Arseneault-McGrath est publié chez Fides. Information : www.editionsfides.com.

Organisations: Association de sauvegarde du patrimoine de Pointe-Claire, Collège Letendre, Fides

Lieux géographiques: Irlande, Québec, Hôpital de Lakeshore Dublin Pointe-Claire île Paton Tracadie Laval

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  • Roger Fortier
    08 juillet 2012 - 11:40

    Très bien. Intéressant