Budget provincial: le communautaire ne veut pas être oublié

Camille Gaïor
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Le panneau publicitaire d’une dimension de 10 pieds de haut et 20 pieds de large, situé à l’intersection du boulevard Charest et de l’avenue St-Sacrement à Québec, sera visible jusqu’au 23 février prochain.(Photo: Courtoisie)

À l’approche du dévoilement du budget provincial pour l’année à venir, la Corporation de développement communautaire de Laval (CDC Laval) multiplie les actions auprès de la ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, pour faire valoir sa demande de rehaussement du financement des groupes. L'une de ces actions est la location d’un panneau publicitaire destiné «à rappeler à la ministre ses engagements», comme l’explique le coordonnateur Maxime Bergeron-Laurencelle.

«Le 30 août dernier, nous avions reçu une lettre [de la ministre] disant qu’elle était préoccupée par le financement des groupes. À ce jour, nous n’avons toujours pas eu de nouvelles sur l’investissement pour 2012. La ministre doit poser un geste politique.»

Au bureau de Mme Vien, on se dit étonné de cette démarche, réalisée conjointement avec la Table régionale des organismes communautaires du Centre-du-Québec et de la Mauricie (TROC-CQM). «Quand on a vu l’affiche, on a été surpris, reconnaît Florent Tanlet, attaché de presse de la ministre. Mais, en tant que citoyen, chacun a le droit de se faire entendre. On se questionne juste combien cela peut coûter pour une campagne où l'on dit manquer d’argent», mentionne-t-il tout en notant que ce n’est pas la première action de ce type.

Deux versions

À la CDC Laval, on déplore le manque d’investissement constant dans l’action communautaire.

«À part la hausse correspondant à l’indexation du budget, depuis trois ans, il n’y a pas eu d’augmentation significative. Les seules [augmentations] qu’il y a eu, ce sont des budgets que l’Agence a transférés de son budget de développement», précise M. Bergeron-Laurencelle.

Une version que ne comprend pas M. Tanlet, qui considère les organismes comme des «partenaires essentiels». «C’est normal qu’à la veille du budget chacun fasse sa demande, mais depuis 2003, on a augmenté les budgets du PSOC [Programme de soutien aux organismes communautaires] de 69 %, passant de 274 M$ en 2002-2003 à 464 M$ en 2010-2011», indique l’attaché de presse, tout en rappelant les soutiens financiers annoncés ponctuellement pour les popotes, banques alimentaires et les services d’aide pour les personnes souffrant de déficiences.

Moyens de pression

La Corporation, qui réclame une hausse globale de 204 M$ pour la province, dont 7 M$ pour répondre aux besoins des groupes de la région, soutient avoir tenté de négocier à de multiples reprises.

«On a fait des rencontres et jusqu’à présent, cela n’a rien donné. On a fait des demandes au Ministère, mais on n’a pas de réponse. Comme les demandes classiques ne semblent pas fonctionner, alors qu’il y a urgence, on prend des moyens différents», explique le coordonnateur, qui dit n’avoir eu aucune nouvelle à la suite de sa rencontre avec Michelle Courchesne, le 12 décembre dernier. Rappelons que la députée de Fabre avait alors proposé «d’ouvrir la discussion avec Raymond Bachand et Dominique Vien».

Actuellement, la CDC Laval affirme travailler avec les 16 autres régions administratives pour l’élaboration d’un plan de financement sur quatre ans.

Selon l’établissement, qui regroupe une centaine d’organismes, 120 000 Lavallois et plus de 2 millions de Québécois auraient accès aux services des groupes communautaires.

Organisations: CDC Laval, Services sociaux, Agence La

Lieux géographiques: Québec, Mauricie, Fabre

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