Le comité de parents craint que le MELS impose de nouvelles coupes

Geneviève
Geneviève Fortin
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Marc Patrick Roy, président du comité de parents et commissaire parent.

Le comité de parents souhaite que la Commission scolaire de Laval adopte un budget déficitaire si le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport lui impose encore cette année des réductions de crédits, en ne tenant pas compte des efforts déjà faits.

Cette résolution dénonçant l’attitude du MELS par rapport à la CSDL a été adoptée à l’unanimité le 16 avril.

Les parents reprochent à la ministre Line Beauchamp d’avoir exigé, l’an dernier, les mêmes compressions à toutes les commissions scolaires, peu importe la qualité de leur gestion. Même si les règles budgétaires qui encadreront le prochain budget de la CSDL ne sont pas dévoilées, les parents s’attendent à ce que le MELS impose d’autres coupes et craignent que ce soit encore fait de façon paramétrique.

Les membres du comité rappellent que la réduction de crédits de 6 M$ imposée en 2011 se traduira par une diminution de services à l’élève. «Ç’a été une grosse pilule à avaler», confie Marc Patrick Roy, président du comité de parents et commissaire parent.

«Les parents disent qu’ils ne peuvent pas absorber d’autres coupures. Il faudra piger dans nos poches pour envoyer nos enfants dans des projets ou pour qu’ils aient des services auxquels ils ont droit. Cette année, c’était gratuit, mais l’an prochain, il faudra payer», déplore-t-il.

Déficit

En plus d’exiger que le conseil des commissaires adopte un budget déficitaire équivalent aux nouvelles compressions, les parents demandent d’inclure les sommes pour annuler les diminutions de services liées au budget de l’an dernier. Ils désirent que les élus tiennent cette position jusqu’à ce que les autres commissions scolaires de la province atteignent le niveau d’efficacité de la CSDL.

Rappelons que les compressions touchent notamment l’accompagnement des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (HDAA), imposent des frais de transport pour les élèves des projets d’enrichissement et demandent au programme musical de s’autofinancer.

«Nous avions réussi à offrir ces services en respectant les règles budgétaires», fait valoir M. Roy, en se demandant pourquoi la CSDL n’est pas citée en exemple plutôt que d’être contraint au nivellement par le bas.

Nous avons tenté d’obtenir la réaction de la présidente de la CSDL, Louise Lortie, mais elle n’a pas retourné nos appels.

Organisations: Commission scolaire de Laval, Ministère de l’Éducation, Conseil des commissaires

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