Maternelle dès quatre ans: le milieu attend les détails du MELS

Camille Gaïor
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Pour la présidente de la CSDL, l’entrée en maternelle d’enfants de quatre ans issus de milieux défavorisés est une très bonne nouvelle même si les conditions de mise en place demeurent confuses.

La récente annonce de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), Marie Malavoy, concernant l’entrée en maternelle d’enfants de quatre ans issus de milieux défavorisés, est plutôt bien acceptée par les acteurs du milieu.

Cependant, à sept mois de la rentrée scolaire et alors que la période d’inscription est terminée, la Commission scolaire de Laval (CSDL) et le Syndicat de l’enseignement de la région de Laval (SERL) attendent avec impatience les détails de la mise en œuvre de cette décision.

«D’après ce que j’ai lu dans les médias, ils veulent commencer avec une classe par commission scolaire», rapporte la présidente, Louise Lortie. Un chiffre qui paraît bien peu considérant le vaste territoire couvert par la CSDL. «Juste à l’école Saint-Gilles, j’ai cinq à six classes de maternelle, ce qui voudrait aussi dire cinq à six classes de maternelle qautre ans.»

Une organisation qui devra se faire en plusieurs étapes, pour le SERL.

«On espère que les informations vont arriver le plus vite possible pour s’organiser pour la rentrée, car il faut rejoindre les familles, qu’elles s’inscrivent et faire les classes. Cela ne se fera pas en une journée», prévient Chantal Picotin, vice-présidente du Syndicat.

«Une très bonne nouvelle»

Malgré le peu d’information qui ait filtrée concernant la mise en place de ces classes, la CSDL et le SERL se réjouissent de cette décision, qui augmentera les chances de réussite des élèves concernés.

«C’est une très bonne nouvelle, a fait valoir Mme Lortie. Certains de ces enfants sont nés au Québec, mais ils n’ont pas encore appris la langue et parfois ils sont sous-stimulés.»

Une vision partagée par le SERL.

«Souvent, ces enfants ne vont pas à la garderie. Ils sont gardés par une tante ou une grand-mère, ils sont donc moins stimulés. Pour nous, il est important d’intervenir de manière rapide et précoce, car [ces enfants] ont besoin d’un milieu sécuritaire et stimulant pour que la transition se fasse [mieux].», d’ajouter Mme Picotin, précisant qu’il existe déjà des classes pour les enfants de quatre ans atteints de dysphasie, de trouble envahissant du développement ou de déficience intellectuelle et physique.

Bientôt des détails

De son côté, le MELS indique que tous les éléments seront connus sous peu. «On vise une implantation progressive dans les milieux défavorisés. Les détails vont arriver un peu plus tard dans les prochaines semaines», assure Matthieu Leblanc, à la direction des communications, du MELS.

Rappelons que le projet de classes de maternelle dès quatre ans a été soumis au MELS par le Conseil supérieur de l’éducation sur l’éducation préscolaire, à l’automne dernier. L’avis, qui recommandait de prioriser les enfants issus de milieux défavorisés, suggérait également que 90 % des enfants de 4 ans puissent fréquenter un service d’éducation réglementé par l’État d’ici 5 ans.

Organisations: MELS, Commission scolaire de Laval, Le Syndicat de l’enseignement école Saint-Gilles Conseil supérieur de l’éducation sur l’éducation préscolaire

Lieux géographiques: Région de Laval, Québec

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