Propriétaire de la résidence Les Marronniers à Vimont, M. Morzadec vient de mettre en chantier un important projet d’expansion, qui se concrétisera par l’ajout de deux nouvelles tours d’habitation de 12 étages chacune.
Sur la table à dessin depuis une dizaine d’années, une première tour de 236 unités serait livrée pour le 1er juillet prochain, alors qu’une seconde tour jumelle s’élèverait aussitôt que la location de la première serait louée à 90 %.
C’est avec un grain de sel que Gaston Morzadec prend la mise en garde de la SCHL en lien avec des taux d'inoccupation et un rythme de la construction à la hausse dans ce segment de marché.
À la lumière des résultats de l’enquête livrés en mai dernier, c’est à Laval et dans le secteur est de l'île de Montréal où l'on trouve, proportionnellement, le plus de logements vacants. C’est également dans ces deux zones qu’on observe la plus forte hausse du taux d'inoccupation.
«Montréal-Nord est l’endroit où il y a la plus forte concentration de résidences pour personnes âgées au Canada et pourtant, nos 854 unités de Cité Rive (du boulevard Gouin) sont toutes occupées, à l’exception de trois logements que des locataires ont été forcés de quitter tout récemment en raison d’une perte d’autonomie», nuançait, la semaine dernière, M. Morzadec.
Connaissant bien le marché local lavallois pour y détenir depuis 1994 les 337 unités de logement des deux tours existantes de la Résidence Les Marronniers, le président du Groupe Morzaco n’a jamais pensé repousser son projet.
Il explique que la 3e tour d’habitation, dont les fondations ont été coulées au sud-ouest du complexe, rapatriera notamment au rez-de-chaussée tous les services communautaires et commerciaux existants. «On y aménagera également un théâtre, une piscine intérieure et une aire de pétanque intérieure», ajoute le principal intéressé qui estime à plus de 50 M$ l’investissement que nécessitera la réalisation des deux nouvelles tours.
Enfin, contrairement à ce qu'affirmait M. Morzadec à l'effet qu'il avait en mains tous les permis nécessaires, on apprenait, mercredi dernier, que le comité exécutif de la ville de Laval poursuivait le Groupe Morzaco devant la Cour municipale. L'objet du recours en justice: avoir amorcé ses travaux d’excavation sans avoir obtenu au préalable son permis de construction. L'avis d'infraction lui avait été signalé le 28 août dernier.




