À l’issue de l’assemblée, près d’une cinquantaine de résidents du voisinage du parc Mont-Laval ont dit être pour le projet proposé par Maisons Charplexe.
Une poignée de citoyens ont exprimé leur désaccord. Parmi eux, Robert Bordeleau, chef du Parti au service du citoyen et ex-candidat à la mairie et l’indépendant Rick Blatter, qui aspirait au même poste en novembre 2009.
Le représentant des Amis du Parc Mont-Laval, Guy Daoust, avait quant à lui déjà quitté l’assemblée, visiblement déçu.
Il s’agissait du second projet de développement résidentiel portant la signature de Maisons Charplexe à figurer à l’ordre du jour d’une séance de consultation publique, en moins de huit mois.
En août 2009, une première mouture du projet avait créé une controverse. En septembre, la Ville retirait son règlement de zonage permettant le développement résidentiel du Parc Mont-Laval, qui était le port d’attache d’une centaine d’autocaravaniers depuis une vingtaine d’années.
En octobre, le nouveau propriétaire des lieux, Sylvain Chartrand, mettait fin à la vocation de camping du site.
«Dans la mesure où le projet concorde à ce qui a été présenté, l’Association pour la protection du boisé Sainte-Dorothée va l’appuyer», a dit Carole Garceau, présidente de l’organisme, le 18 mars.
Le promoteur assure qu’une superficie de 3,1 millions de pi
Dans sa première version, le projet prévoyait de céder à la Ville 2,6 millions de pi
Son appui n’est cependant pas inconditionnel. «Si vous ne respectez pas vos engagements, on va être les premiers à attacher le grelot», a-t-elle martelé.
Plusieurs citoyens sont venus par ailleurs exprimer leur satisfaction. «C’est dommage que le projet ne soit pas passé avant ça. Ça fait longtemps qu’on est là, et l’accès au boisé est nul», a dit un résident de la rue Carole.
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De son côté, Guy Daoust déplore la façon dont les choses se sont passées. «De voir le maire prendre la défense de ce projet privé, ça m’agace. Il pousse le bouchon loin.» Gilles Vaillancourt et le représentant des Amis du Parc Mont-Laval, qui regroupe les ex-autocaravaniers du parc, ont eu quelques échanges acerbes, lors de l’assemblée publique. M. Daoust a remis en doute la validité d’une pétition signée par 834 citoyens favorables au projet, déposée à la Ville le 11 février. La pétition «a tout l’air d’une pétition bidon, puisqu’elle a été faite par des agents qui ont tenté de duper les gens par une question tordue.» On aurait agité le spectre de la construction de tours de 14 étages, si le projet ne voyait pas le jour, relate Guy Daoust. Le zonage actuel permettrait non seulement ce type de construction, mais aussi l’établissement d’un golf, d’un ciné-parc, d’une piste de course et d’une tombola, a renchéri le maire, en dénonçant les «mensonges» véhiculés par M. Daoust. L’affrontement entre la Ville et les Amis du Parc Mont-Laval n’en serait pas à ses derniers soubresauts. «Advenant, malgré tout, l’adoption en deuxième lecture du règlement par une obstination irrespectueuse de la volonté réelle et non manipulée de la majorité des citoyens voisins du Parc, […] nous mettrons toute notre énergie pour qu’un registre demandant la tenue d’un référendum sur la question soit ouvert», peut-on lire dans un document résumant la position officielle des Amis du Parc Mont-Laval. <@CP>(Photo: archives) **********
Source: Maisons Charplexe. Le nombre d’unités est approximatif.
