Louis Babin à l’honneur aux Eurochestries 2012

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Benoit LeBlanc
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Louis Babin se consacre désormais à ses carrières de professeur, compositeur et directeur d’orchestre.(Photo: Vincent Graton)

Un orchestre symphonique comprenant des musiciens de plusieurs nationalités interprétera la dernière création du compositeur lavallois Louis Babin, inspirée de l’auteur Saint-Exupéry, lors des concerts de clôture du Festival Eurochestries, les 12 et 13 août, à Jonzac et à Pons.

En trois mouvements, qu’il désigne comme «La disparition de Saint-Exupéry», «L’adieu du Petit Prince» et «La marche des hommes», le compositeur rend hommage à l’humanisme et au sens patriotique de l’auteur de Vol de nuit, Le petit prince et Terre des hommes.

Le compositeur s’est amusé à semer des éléments inusités dans ses mélodies qu’il veut abordables pour tout le monde. Une trompette ou un violon évoquent tantôt le nom de Saint-Ex, tantôt la rose du Petit Prince, en langage morse, une référence à la carrière aéropostale et militaire de l’écrivain. Le bruit du sable qui s’écoule dans les dunes désertiques habite aussi le deuxième mouvement.

«C’est émouvant de penser que Saint-Exupéry est passé par l’aéroport de Jonsac, le lieu d’un des deux concerts, quelques jours avant de disparaître en mer lors d’un vol de reconnaissance», exprime Louis Babin, dont une des œuvres avait déjà été jouée il y a trois ans aux Eurochestries.

De Laval à Montréal

Louis Babin a grandi sur la rue Giroux, dans Laval-des-Rapides. Dès l’âge de 9 ans, il suit des cours de trompette et de piano à l’école Vincent d’Indy. Au début des années 1960, un des pionniers dans le monde musical lavallois, Marcel Perreault, le recrute dans la fanfare des cadets de la marine, où il côtoie un autre grand musicien en devenir, Guy Saint-Onge, durant les répétitions à l’école Leblanc.

«Marcel Perreault m’a ensuite dirigé à l’Orchestre symphonique junior de Laval, ni plus ni moins l’ancêtre de l’OSL, se souvient celui qui a aussi fait partie de l’Harmonie Laval. Quand il a enseigné le violoncelle à ma soeur, j’ai montré de l’intérêt pour le violon alto. La trompette est devenue mon second instrument.»

Conservatoire

À son entrée au Conservatoire – il y passera sept ans –, Louis Babin ne sait quoi choisir, alors il se consacre à ses deux instruments de prédilection. Pendant cette période, il jouera dans des orchestres bavarois et autres aux côtés d’autres personnes bien connues du monde musical lavallois, de Jean-François Rivest à Alain Trudel, en passant par Alain Demers, tous connus pour leur implication à l’Orchestre symphonique de Laval, à titre de chef ou de directeur général.

Le compositeur s’est amusé à semer des éléments inusités dans ses mélodies qu’il veut abordables pour tout le monde.

Louis Babin pratique alors l’alto et la trompette sept heures par jour. L’épuisement le guette et le frappera sévèrement. Parallèlement, il a englouti une énergie considérable dans un projet de comédie musicale pour Broadway, sur la vie de l’activiste sud-africain Steven Biko, en compagnie du scénariste Sylvain Guy.

«Nous en avons vu du monde, à Montréal et New York, allant jusqu’à frapper à la loge de Madonna ou le condo d’Andrew Lloyd Webber, révèle-t-il sans fard. Je suis disparu de la carte à la fin des années 1970. Ç’a été une séquence difficile d’environ 10 ans où je me suis mis en mode survie.»

Formateur et compositeur

Après avoir travaillé auprès de Bruno Pelletier, Dan Bigras, signé les arrangements de l’album posthume Jazabel, de Gerry Boulet, Louis Babin a décidé de ranger définitivement sa trompette il y a cinq ans. Il se consacre désormais à ses carrières de professeur, compositeur et directeur d’orchestre.

Sa pièce pour piano Duel a mérité une mention spéciale du jury lors du concours international IBLA Grand Prize 2010. Sa pièce pour orchestre à cordes, la Suite du promeneur, créée en 1992 sous la direction de Boris Brott, a été reprise par l’Orchestre de chambre de Montréal en 2010.

Il a été chef d’orchestre pour les enregistrements des films 1981 de Ricardo Trogi ainsi que Le bonheur des autres de Jean-Philippe Pearson. Louis Babin a également officié comme consultant musical de la Ville de Laval pour la programmation et la mise en place du Carillon de la Place Claude-Léveillée.

Boucler la boucle

De retour comme propriétaire dans les rues de son enfance depuis 1994, l’amour a eu son gros mot à dire dans cette histoire.

«J’ai croisé ma compagne actuelle par hasard dans le centre-ville de Montréal, relate Louis Babin, un grand sourire aux lèvres. Nous jouions du Molière à l’école Mont-de-La Salle et nous nous étions perdus de vue depuis 17 ans. Aujourd’hui, nous avons eu une fille et nous sommes toujours ensemble après 23 ans. C’est un retour dans Laval-des-Rapides que je n’avais jamais anticipé!»

Organisations: Orchestre symphonique junior de Laval, école Vincent d’Indy, école Leblanc Orchestre de chambre de Montréal Ville de Laval pour la programmation et la mise en place du Carillon école Mont-de-La Salle

Lieux géographiques: Jonzac, Pons.En, Laval-des-Rapides Rue Giroux Montréal Broadway New York Place Claude-Léveillée

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