Lise Maillet quitte les Bons Diables

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Benoit LeBlanc
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Lise Maillet quitte l’ensemble folklorique Les Bons Diables, qu’elle a fondé, avec un sentiment de mission accomplie.(Photo: Daniel Therrien)

Après avoir fondé l’ensemble folklorique Les Bons Diables il y a 16 ans et en avoir assumé la direction générale depuis, Lise Maillet a laissé sa place à Jean-Philippe Lortie le 31 août dernier. Déjà directeur artistique depuis sept ans, ce dernier cumulera désormais les deux postes.

«Jean-Philippe est un passionné, de confier Lise Maillet. C’était un rêve pour lui d’allier la gestion d’un organisme culturel et la danse folklorique.»

L’administration des Bons Diables prépare la succession de sa fondatrice depuis janvier dernier. Les tâches seront redistribuées à l’intérieur de l’équipe et des membres du conseil d’administration présidé depuis les débuts par Suzanne Lepage.

«Je pense à me retirer depuis un an et demi et consacrer plus de temps à mes enfants et petits-enfants, poursuit Lise Maillet. Il était temps de donner la chance à des plus jeunes et de nouvelles idées, que ce soit l’utilisation du site Internet ou des médias sociaux.»

Fidèle à sa philosophie

En 1996, une vingtaine de jeunes danseurs ont approché Lise Maillet, alors directrice depuis 13 ans d’un autre groupe folklorique lavallois, Les Pieds Légers, afin de les aider dans la création d’une nouvelle troupe. Mme Maillet continuera alors de promouvoir les valeurs qui lui sont importantes: l’esprit d’équipe, le respect des autres et la confiance mutuelle des membres.

«Dès le départ, ma priorité a été d’assurer une relève, raconte-t-elle. Il nous fallait une école. Aujourd’hui, certains de nos danseurs de 26 ans sont avec nous depuis l’âge de 4 ans. Ils ne partent plus!»

Valoriser le folklore

Aujourd’hui, pendant que l’école accueillera une quarantaine d’enfants, les groupes de la Relève (12 à 18 ans) et de la Troupe (16 à 26 ans) comprendront respectivement 25 et 50 danseurs.

«Ce n’est pas facile d’aller chercher des jeunes, car la danse folklorique est mal connue, indique Mme Maillet. Ailleurs, la gigue québécoise impresionne tant elle est acrobatique, alors qu’ici, les gens imaginent avoir encore affaire à des quadrilles et des ceintures fléchées.»

Héritage

En 16 ans, Lise Maillet a organisé 12 tournées internationales pour Les Bons Diables, qui ont représenté Laval dans des festivals à Taïwan, Porto Rico, en Hollande, France, Roumanie, Italie, Belgique, au Mexique et Brésil, pour ne nommer que ceux-là.

Parallèlement, le groupe lavallois se sera aussi produit une trentaine de fois par année dans divers événements à travers le Québec.

La dame de 67 ans est également fière de laisser un costumier d’au moins 25 ensembles d’ici et d’autres pays. L’espace de stockage commence d’ailleurs à manquer!

«Le plus dur a été le moment où j’ai vraiment donné toutes mes choses: les listes de contacts, le matériel pour les costumes. Mais ça va, je quitte bientôt pour une croisière de plusieurs jours, question de vraiment digérer cette page que je viens de tourner.»

Lieux géographiques: Laval, Taïwan, Porto Rico Hollande France Roumanie Italie Belgique Mexique Brésil Québec

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Derniers commentaires

  • liliane lefebvre
    14 octobre 2012 - 10:04

    Merci de m'avoir envoué ce bel exemple de don de soi, d'engagement et d'exemple pour les jeunes. C'est bien souvent dans l'ombre et loin des caméras qu'on retrouve de beaux modèles de don de soi. Bravo Mme Maillet.