Même si le King du rock’n’roll nous a quittés il y a 35 ans, l’amour et le respect que Joe Esposito voue à Elvis est toujours palpable. Entre deux questions, il montre des photos de lui en compagnie de son ami, qu’il garde précieusement dans son téléphone cellulaire.
Leurs chemins se sont croisés en Allemagne en 1959, durant leur service militaire. Le natif de Chicago est resté aux côtés d’Elvis de 1960 jusqu’à sa mort, assistant à toutes les répétitions de concerts, spectacles et tournages de films.
Aujourd’hui établi à Las Vegas, Joe Esposito parcourt le globe pour parler d’Elvis, répondre aux questions des gens et détruire les mensonges souvent véhiculés sur l’artiste américain. «Le plus gros est sûrement qu’Elvis est toujours vivant. Si c’était le cas, il serait encore sur scène, même à 78 ans », fait-il valoir.
Spectacles outre-mer
M. Esposito a également démenti les allégations voulant que si Elvis n’avait jamais fait de tournées mondiales, la faute en incombait au colonel Parker, son gérant, qui était semble-t-il un immigrant illégal aux États-Unis.
«Il n’y avait tout simplement pas de stade assez grand pour l’accueillir. Le colonel disait tout le temps qu’il pourrait organiser des concerts, mais qu’il n’avait pas besoin d’accompagner Elvis», raconte M. Esposito, ajoutant que le King ne voulait pas se produire sur une scène extérieure. Il l’avait fait une fois au Canada, au début de sa carrière, et n’avait pas aimé l’expérience. Triste ironie du sort, il était prévu qu’Elvis se produise à Londres en 1978, mais le destin en aura décidé autrement.
Questionné sur ce qu’Elvis penserait de l’engouement sans fin du personnage et de sa musique plus de trois décennies après son décès, Joe Esposito confie que son ami regarde sûrement tout ça du haut des cieux et qu’il n’en revient tout simplement pas. «Il n’arrivait pas à comprendre pourquoi Dieu l’avait choisi pour avoir tout ce talent», explique-t-il, faisant référence au côté très spirituel du King.
Lui-même n’aurait jamais cru que la popularité d’Elvis soit toujours aussi forte, sinon plus, en 2012. «Déjà, je trouvais que c’était incroyable cinq ans après sa mort!» s’exclame-t-il.
Sur Tony Gattillo, M. Esposito confie qu’il trouve le Québécois très talentueux. «Il n’essaie pas d’imiter Elvis comme tant d’autres», conclut-il.
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