Après six ans d’absence, Lise Dion remonte sur scène avec de nouvelles histoires à raconter, allant des multiples effets de la ménopause à la peur de la mort, en passant sur les façons de raviver la flamme du couple au lit.
Son numéro sur la vieillesse en CHSLD fait déjà mouche auprès de tous les publics ayant assisté à ce spectacle intitulé Le temps qui court.
«C’est un gros succès même si on rit un peu jaune. En préparant ce spectacle, j’ai pensé à mes fans qui ont vieilli avec moi. On a tous pas envie de vieillir, les rides, la maladie (Alzheimer), les enfants définitivement partis, la chirurgie plastique. Et c’est tellement de l’ouvrage de garder son couple en forme après 25 ans!» confie Lise Dion avec son grand rire franc.
Pour exorciser la mort, elle imagine ses pré-arrangements funéraires, angoissant sur la tenue qu’on lui fera porter, en plus d’évoquer son testament par la vidéo.
Personnages connus
Lise Dion reprend aussi ses personnages de la femme saoule et de l’Afghane en burqa.
«La première est en voyage dans le Sud et tente de s’exprimer dans un espagnol très approximatif, qui est à peine une caricature de ce qu’on entend en vacances, raconte-t-elle, alors qu’avec la seconde, disons que je ne pouvais passer sous silence certains accommodements raisonnables.»
Michel Courtemanche
Son jeu sur scène a certes beaucoup évolué sous les directives de Michel Courtemanche, qui a pris la relève de François Léveillée, metteur en scène des deux spectacles précédents de l’humoriste féminine la plus populaire du Québec.
«J’avais envie de me faire fouetter, de me dépasser en-dehors de ma zone de confort, confie Lise Dion. Michel m’a fait travailler mes gags physiquement, en dosant différents degrés d’humour par l’accentuation de certains gestes.»
Femme de voix
En cours de performance, l’artiste rappelle à son public qu’elle sait chanter. Elle improvise des auditions pour un quelconque concours de chansons, interprétant des parodies de Lynda Lemay, Isabelle Boulay et Ginette Reno.
«Là, j’ai hâte de renouer avec la tournée, de partir en camion pour aller voir les gens chez eux au Lac Saint-Jean, sur la Côte-Nord, en Abitibi. J’aime entendre les histoires qu’ils me racontent.»
Notons que le premier spectacle de Lise Dion a raflé 3 Félix et a été vu par 350 000 personnes, alors que son second a reçu 4 Olivier et a vendu plus de 400 000 billets.
Le livre
En plus des mises en scène qu’elle a signées pour les Marie-Élaine Thibert et les Grandes Gueules, l’une des raisons majeures de son absence de la scène est le livre qu’elle a pris plusieurs années à rédiger et à corriger sur la vie de sa mère. Dans Le secret du coffre bleu, Lise Dion relate l’histoire de sa mère adoptive, une ancienne religieuse rescapée d’un camp de concentration nazi.
«Je travaille actuellement l’adaptation du livre en scénario pour le cinéma, indique-t-elle. Cependant, je ne jouerai pas dedans.»
Financement apprécié
Lors de la représentation du 16 février, 150 billets à 150 $ seront mis en circulation au profit de l’Association du diabète Laval-Laurentides. L’an dernier, l’organisme avait recueilli 10 000$ avec une initiative semblable lors d’un spectacle de Jean-Michel Anctil. Les personnes intéressées peuvent contacter le 450 686-0330.
«Cette année, nous devrions amasser 9000 $, un financement précieux qui servira à nos opérations», de préciser Jocelyne St-Amour, coordonnatrice de l’Association.
Lise Dion présente son nouveau spectacle «Le temps qui court» du 16 au 18 février, à 20h, en supplémentaires les 23 et 24 novembre, à 20h, à la Salle André-Mathieu (475, boul. de l'Avenir). Information: 450 667-2040.
