La SLL souligne la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur



Le samedi 23 avril, la Société littéraire de Laval a tenu des ateliers sur la poésie et la micronouvelle.(Photo: Martin Alarie)

Le samedi 23 avril, la Société littéraire de Laval a tenu des ateliers sur la poésie et la micronouvelle.(Photo: Martin Alarie)

Benoit LeBlanc
Publié le 28 Avril 2011
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Sujets :
Société littéraire de Laval , Association nationale Québec-France , Centre communautaire arménien , Éditions Gaïa , Roumanie , Égypte

La Société littéraire de Laval a souligné en grande la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, après avoir tenu de nombreuses activités en cours de semaine.

Cette série d’activités a débuté le 18 avril par un café littéraire, où la Société a accueilli l’écrivaine Liliana Lazar, au Centre communautaire arménien. Pour l’occasion, la SLL s’était unie à l’Association Québec-France.

Rappelons que Liliana Lazar est la récipiendaire 2011 du Prix Marie-Claire Blais, décerné pour la septième année consécutive par l’Association nationale Québec-France à un premier roman écrit par un auteur français. Mme Lazar a reçu son prix pour le roman Terre des affranchis, publié en 2009, aux Éditions Gaïa.

Portrait de Roumanie

Dans un premier temps, l’animatrice de la soirée, Madeleine Dalphond-Guiral, a tracé un bref portrait de l’auteure invitée. Le public a appris que Liliana Lazar est née en Roumanie en 1972.

«Elle a grandi en étroit contact avec la nature et cette proximité avec la forêt omniprésente lui a permis de développer une sensibilité particulière au rythme des saisons et la présence de la vie réelle et imaginaire» a précisé Mme Dalphond-Guiral, avant d’ajouter:

«C’est avec générosité, humour et honnêteté que l’invitée a répondu aux questions. On a su que le choix d’écrire en français lui est venu naturellement puisque cette langue lui apportait une liberté d’écriture et de pensée qu’elle juge essentielle. Avec beaucoup de plaisir, elle a entretenu son auditoire de la gestation du roman, du développement de ses personnages, de l’imbrication de ses souvenirs d’enfance, de la place occupée autant par la religion que par les croyances religieuses.»

Premier tandem

Le lendemain, la SLL a tenu son second café littéraire de la semaine, en initiant une nouvelle formule, celle du tandem. Les échanges, où l’humour était de mise, ont animé le foyer de la Maison des arts de Laval, en présence des auteurs et illustrateurs de littérature jeunesse, Annouchka Gravel Galouchko et Stéphan Daigle, qui forment également un couple dans la vie.

«Ç’a été un café littéraire très coloré, de confier Danielle Shelton, directrice générale de la SLL. La formule du tandem permet des échanges dynamiques. C’était intéressant de voir comment le texte et l’image se soutiennent comme médiums.»

«C’était captivant de voir et entendre Annouchka Gravel Galouchko, qui a vécu dans de nombreux pays (Égypte, Iran, Mexique, France, Autriche), observe Leslie Piché, présidente de la SLL. Elle y a cueilli des tas de petits cailloux culturels qu’elle a partagés avec nous.»

Atelier de poésie

Le jeudi 21 avril, la SLL s’est transportée à la Place des aînés. La poétesse Nancy R. Lange a animé l’atelier «S'encrer dans l'imaginaire», pendant lequel les participants se sont inspirés de photographies, réalisées dans un cours de photo à la PDA.

Écriture et conférence

C’est le samedi 23 avril, que la Société littéraire a couronné cette semaine chargée. Les origines de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur remontent en Espagne, afin de souligner la mort de Cervantès et le jour où Saint-Georges tua un dragon qui libéra des roses.

«Nous avons distribué des livres, principalement notre revue littéraire, Brèves, ainsi que des roses, le symbole de la journée, autant dans le métro qu’au Café Le Signet, relate Danielle Shelton. Nous avons aussi fait des lectures publiques. On a rarement la chance de lire de la fiction.»

«Par l’atelier sur la poésie et la micronouvelle, nous avons constaté une fois de plus que l’écriture peut déclencher des choses chez les gens. Il y a eu des moments émouvants en cours d’atelier», de continuer Leslie Piché.

Lors de ces ateliers d’écriture, les gens pouvaient composer une courte nouvelle, en s’inspirant d’une première phrase imposée: «Elle était là, à la fenêtre…»

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