La création d’Export Québec, en soutien aux petites et moyennes entreprises souhaitant exporter, annoncée par le premier ministre Jean Charest et le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Sam Hamad, le 8 novembre, réjouit la directrice du Centre des affaires internationales de Laval Technopole (CAILT), Véronique Proulx.
Dotée d’une enveloppe de 60 M$ pour les trois prochaines années, l’initiative vise à aider les entreprises québécoises à développer, à consolider ou à diversifier leurs marchés hors Québec. Un projet qui se traduira par d’intéressantes retombées pour Laval et toutes les régions du Québec, puisqu’il permettra aux entreprises d’être plus concurrentielles, selon Mme Proulx.
«Il faut comprendre qu’avec une plus grande flexibilité financière, l’entreprise peut faire de meilleurs choix dans sa stratégie de développement de marché. De plus, elle pourra percer plus rapidement les marchés étrangers. Dans certains secteurs d’activité où le cycle de vie du produit est très court, la rapidité avec laquelle on développe un marché est cruciale», a expliqué la présidente du RÉCOMEX, par voie de communiqué.
Soutien aux ORPEX
De plus, le CAILT recevra une aide financière additionnelle, tout comme les 13 autres organismes régionaux de promotion des exportations (ORPEX) du Québec.
«Je vois d’un très bon œil ce réalignement des ressources au sein du Ministère afin d’offrir un appui accru à nos entreprises dans les marchés émergents, notamment dans les pays du BRIC [Brésil, Russie, Inde, Chine]. Les organismes régionaux de promotion à l’exportation pourront ainsi accroître l’offre d’accompagnement personnalisé des entreprises qui ont un réel potentiel à l’international.»
Solution à la crise
La création d’Export Québec traduit la volonté du gouvernement de s’assurer que les entreprises exportent et puissent créer des emplois, selon Harold Fortin, attaché de presse au cabinet du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.
«L’idée d’Export Québec est basée sur la prospérité de l’économie. Il faut avoir accès à plus de marchés possibles, a-t-il fait valoir. On veut s’assurer que les entreprises exportent à l’extérieur, au-delà des missions ministérielles organisées.»
