Un citoyen de Sainte-Dorothée, Louis-Martin Landry, a décidé de s’adresser directement aux candidats de son comté, Laval-Les Îles. Il leur pose des questions et met les réponses sur son site Internet, afin d’en faire profiter la communauté.
«En 2009, lors des élections municipales, j’avais contacté les candidats pour connaître leurs positions sur des enjeux locaux. J’ai trouvé ça intéressant et j’ai décidé de faire la même chose au niveau fédéral», explique-t-il.
Il y a dix jours, M. Landry a envoyé ses questions sur les sites Internet de chaque candidat. «Je leur ai ensuite téléphoné, car mon envoi par courriel n’avait rien donné.»
À ce jour, seuls le NPD, le Parti pirate et le Parti marxiste-léniniste ont répondu. Ils rappellent les autres, en espérant obtenir une réponse.
Six questions
L’homme d’affaires, qui a développé son entreprise en informatique, veut connaître la position des candidats sur des sujets qui affectent son quotidien, avant d’attribuer son vote.
Dans la série de six questions posées, il déclare avoir «tenté de donner une grande latitude aux candidats pour formuler leur réponse.»
On peut lire par exemple: «Qu'entendez-vous faire comme action directe dans votre circonscription? Quel dossier sera fait en priorité durant votre mandat dans la circonscription? Si l’on doit se souvenir d'un seul message de votre part, quel est-il ?»
Attente
Le Lavallois, âgé de 38 ans, a été étonné de découvrir que le numéro de téléphone du candidat conservateur, Zaki Ghavitian, indiqué sur son site Internet, était erroné.
«Un membre du parti m’a ensuite spécifié qu’il n’y avait aucun engagement local pris sans un accord au niveau national, d’autant que les réponses allaient être publiées sur Internet et pouvaient donc être compromettantes», raconte-t-il.
Concernant le Bloc Québécois, M. Landry déclare: «Je suis en choc. On m’a confirmé qu’il n’y aurait aucune réponse à mes questions de leur part.
«Le 30 avril, les gens n’auront donc pas plus d’information que ce qu’il est écrit sur les affiches», déplore-t-il.
Quant aux verts et aux libéraux, ils devaient le rappeler.
Enjeux locaux ?
M. Landry s’interroge: «Pourquoi élit-on un élu au niveau de notre circonscription, s’il n’y a aucune implication locale? Quel est l’intérêt au niveau de la circonscription? Sommes-nous rendus comme aux Etats-Unis, à voter uniquement pour un président?»
Selon lui, c’est une des raisons pour lesquelles les citoyens s’intéressent aussi peu à la politique.
Louis-Martin Landry publiera toutes les réponses reçues sur le site Internet de son entreprise: lmltechnologie.com/Elections/Federal/2011
