Des poids lourds libéraux accompagnaient le premier ministre Jean Charest au centre communautaire des aînés de Laval ce matin, pour annoncer l’octroi de 426 M$ en trois ans pour améliorer l’accès des 55 ans et plus et des femmes au marché du travail.
Accompagné du ministre délégué aux Finances, Alain Paquet, du ministre des Finances, Raymond Bachand, de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais et de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet, Jean Charest a noté que l’annonce s’inscrivait dans le prolongement de sa promesse faite hier de créer 250 000 emplois d’ici 2017. Le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, était également présent.
Crédit d’impôt
À compter de 2013, un gouvernement libéral porterait à 62 ans l’âge d’admissibilité au crédit d’impôt accordé actuellement aux travailleurs de 65 ans et plus. Le crédit accordé peut atteindre jusqu’à 1500 $.
Les libéraux abaisseraient la taxe sur la masse salariale des entreprises qui embauchent des travailleurs de 65 ans ou plus. Les employeurs pourraient ainsi toucher jusqu’à 1000 $ par employé, chaque année.
Des mesures de soutien au salaire pour l’embauche de travailleurs de plus de 55 ans seraient également mises sur pied.
Avant de dévoiler ces promesses, Jean Charest a d’abord cité des statistiques. Les Québécois prennent leur retraite en moyenne à 61 ans, alors que les Ontariens le font à 62,7 ans et que les Canadiens hors Québec quittent la vie active à 62,3 ans. Aux États-Unis, l’âge moyen de la retraite gravite autour de 65 ans.
D’autre part, le taux d’emploi, pour les 55 à 64 ans, est de 53 % au Québec, 59 % dans le reste du Canada et 60 % en Ontario.
«On arrête de travailler plus rapidement et on participe moins au marché du travail, a résumé M. Charest. La population vieillit et nous avons besoin de ces gens-là. Il faut leur permettre de jouer leur rôle», a fait valoir le premier ministre, en ajoutant que les travailleurs expérimentés représentent «une richesse qu’on ne peut pas acheter. Ils transmettent leur savoir à la prochaine génération».
Femmes
Au même titre que des travailleurs à l’âge de la retraite qui font le choix déchirant de quitter la vie active parce qu’ils ne désirent plus travailler cinq jours par semaine, les femmes ont besoin de conditions de travail qui répondent à leurs besoins, a plaidé Jean Charest.
Au cours de la première année d’un nouveau mandat, il s’est engagé à tenir une conférence nationale sur les conditions de travail des travailleurs expérimentés et des femmes.
Les femmes de 15 à 49 ans sont visées. En matière d’accès à l’emploi pour les femmes, «le travail n’est pas achevé», a dit M. Charest. «Il y a encore des choses à faire. Pour plusieurs femmes québécoises, la semaine de moins de cinq jours serait peut-être une chose qu’il faudrait regarder de plus près.»

