Les candidats du Parti libéral du Québec (PLQ) pour la région de Laval ont fait connaître certains de leurs engagements locaux, le 7 août.
D’entrée de jeu, le ministre délégué des Finances et candidat dans Laval-des-Rapides, Alain Paquet, a fait valoir que la meilleure façon de lutter contre la pauvreté est de créer de la richesse. «Il faut que le gouvernement soit déterminé à créer de la richesse, ce qui n’est pas possible si on est occupé à d’autres enjeux stériles comme la souveraineté ou des changements de structures», a-t-il fait valoir.
Développement de la culture entrepreneuriale chez les jeunes, meilleure intégration des immigrants en emploi, soutien du programme musical de la Commission scolaire de Laval sont des dossiers qu’entendent défendre les libéraux s’ils sont élus le 4 septembre.
Alain Paquet a rappelé que le gouvernement a établi un plan afin de revenir à l’équilibre budgétaire. «Les agences de crédit confirment que notre plan tient la route. Si on touchait au fond des générations ou à la gestion de la Caisse de dépôt et placement, nous aurions des perspectives négatives», a-t-il dit en décochant des flèches à ses adversaires politiques.
Les libéraux ont insisté sur l’impact qu’aura le Plan Nord sur l’économie du Québec. «Il sera une source d’emploi pour les Lavallois», soutient Jean Rousselle, candidat dans Vimont.
Logement social
En matière de logement social, le candidat de Chomedey, Guy Ouellette, s’engage à faire de Laval une ville mandataire du programme AccèsLogis Québec. Ce statut, qui n’est actuellement accordé qu’aux villes de Québec, Montréal et Gatineau, ferait en sorte que la municipalité analyserait et effectuerait le suivi des projets de logements communautaires qui s’y construisent.
Trois grandes îles
Après avoir mis en réserve à des fins publiques les îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre, les libéraux souhaitent que celles-ci soient intégrées au corridor bleu. La candidate de Mille-Îles, Francine Charbonneau, se donne trois à cinq ans pour y parvenir.
Le gouvernement doit d’abord conclure une entente avec les propriétaires actuels des îles. «Il n’y aura pas de négociation sur la place publique, avertit M. Paquet. Il doit y avoir une planification et une estimation de la valeur des terrains.»
Rappelons qu’à la veille des élections de 2008, les candidats libéraux de l’époque s’étaient engagés à décréter la mise en réserve des trois grandes îles de l’archipel de Saint-François. Quatre mois plus tard, les nouveaux députés renonçaient à leur engagement, jugeant le danger écarté à la suite du retrait du règlement municipal qui aurait permis le développement résidentiel. Le gouvernement a finalement mis les îles à l’abri de toute activité de développement en février 2012.
Changement
Alors que les citoyens interrogés par les médias ne cachent pas vouloir un changement de gouvernement, les candidats libéraux ne se montrent pas trop inquiets. «Les gens nous interpellent là-dessus, je leur propose une équipe qui se renouvelle», dit Gilles Ouimet en faisant référence à sa candidature dans Fabre et à celles de ses collègues Geneviève April, dans Sainte-Rose, et Jean Rousselle, dans Vimont.
«Les gens reconnaissent le travail accompli», rapporte Mme April.
Tout en rappelant certaines des réalisations des libéraux dans la région (pont de l’autoroute 25, réfection des infrastructures et construction du Centre intégré en cancérologie de Laval) Alain Paquet soutient que l’équipe veut «continuer de bâtir pour l’avenir».

