S’il est élu dans Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin s’engage à verser 25 % de son salaire de député dans un fonds de soutien aux organismes du comté.
Voilà une façon bien personnelle de redonner à la collectivité, mais aussi de reconnaître le travail de ces organismes communautaires pour lesquels chaque dollar compte.
Le jeune candidat du Parti québécois estime qu’il est du devoir d’un député de soutenir les organismes de son comté, d’autant que le maintien de leurs activités permet d’améliorer les conditions de vie de gens pour qui la vie n’est pas toujours facile.
Lutte à la pauvreté
Dans la même foulée, l’ex-leader étudiant s’engageait publiquement, le 7 août en début de soirée, à lutter contre les inégalités sociales.
À cet égard, Léo Bureau-Blouin mentionne qu’un gouvernement péquiste abolirait la taxe santé de 200 $ par personne en plus de bonifier les programmes de dernier recours, qu’il identifie, entre autres, comme l’aide financière aux études, l’aide sociale et l’aide juridique.
«Il est temps qu’on resserre les mailles de notre filet social», dit-il, soulignant que la circonscription de Laval-des-Rapides compte son lot de quartiers défavorisés.
Pour sa part, il entend faire pression à l’Assemblée nationale pour hausser le salaire minimum à 11,20 $ de l’heure, afin qu’il corresponde au seuil de faible revenu.
Il ne sera pas ministre
Si M. Bureau-Blouin devait se faire élire le 4 septembre dans un gouvernement péquiste, il n’accéderait pas pour autant au conseil des ministres.
C’est ce que la chef du Parti québécois a confié à un militant lors de son passage aux Îles-de-la-Madeleine, le 6 août, sans savoir que l’échange était capté par le micro d’une caméra de Radio-Canada.
Bien qu’elle le qualifiait d’«être d’exception», Pauline Marois estimait son candidat-vedette «trop jeune» pour occuper des fonctions ministérielles.
«Je n’ai pas la prétention de devenir ministre tout de suite, a expliqué Léo Bureau-Blouin en entrevue au Courrier Laval, tout en se disant étonné de l’ampleur qu’avait prise cette nouvelle.
«Mon objectif, c’est de représenter adéquatement les gens de Laval-des-Rapides et de faire ma part pour le Québec. Je dois d’abord démontrer que je mérite la confiance des gens; on verra, par la suite, si je suis appelé à jouer un plus grand rôle», a terminé humblement le jeune homme de 20 ans, qui pourrait bien se voir confier des «mandats particuliers», selon les propos tenus par Mme Marois.



Je pense, Normand, que ton commentaire manques grandement de perspective. Une fois élu, Léo n'a plus le mandat de représenter la fédération étudiante dont il était récemment le leader. Il n'a pas non plus le mandat de représenter EXCLUSIVEMENT les étudiants de son comté. une fois élu, Léo devient le représentant de TOUS les citoyens de son comté, y compris les étudiants. Et le fait qu'il versera volontairement 25% de son salaire de député aux organismes communautaires de son comté démontre qu'il a compris son rôle et ses responsabilité. Il sait qu'il n'y a pas que des étudiants comme citoyens dans Laval-Des-Rapides. Ce serait injuste qu'en tant que député élu, il ne donne qu'aux étudiants en oubliant tous les autres.