Santé et environnement : Option nationale annonce ses chevaux de bataille

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Sylvain Fortin, candidat pour Option nationale (ON) dans Sainte-Rose et son homologue à Vimont, Catherine Houbart, ont fait valoir l’urgence de discuter des enjeux entourant le manque de soins adéquats aux personnes vivant avec la trisomie 21, en plus de l’impact du développement urbain sur les terres agricoles et les cours d’eau.

Le délicat dossier de la trisomie-21

D’entrée de jeu, M. Fortin a critiqué vertement le discours des partis traditionnels qu’il qualifie de «minimaliste et réductionniste» à l’égard des engagements en santé qui «se résument à trouver un médecin de famille pour tous». D’autres enjeux doivent être mis de l’avant, dont le traitement des quelque 10 500 Québécois vivant avec une trisomie-21, dont 616 à Laval.

Père d’un garçon atteint de cette déficience et président de la Société québécoise de la trisomie-21, le candidat explique que l’espérance de vie de ces personnes dépasse dorénavant les 65 ans, alors qu’elle était de 9 ans il y a moins d’un siècle. Le Québec gère très mal ce phénomène relativement nouveau, soutien-t-il.

M. Fortin se dit horripilé par la piètre qualité des services offerts. «Certains centres d’hébergement des personnes atteintes de la trisomie-21 sont dignes des pires bidonvilles d’Haïti!», lance-t-il, relatant plusieurs cas où des personnes ont été délaissées et abandonnées à leur triste sort.

Le candidat ajoute qu’il est de plus en plus fréquent que les «aidants naturels» décèdent avant les individus dont ils prennent soin. Selon M. Fortin, il faut offrir des services adaptés à ces «parents perpétuels» qui n’ont aucune quiétude sur ce qui arrivera à leur enfant vivant avec une trisomie-21.

Pour remédier à cette situation, M. Fortin suggère, entre autres, la mise en place d’un centre national de la trisomie-21 qui offrirait des services de répit, d’hébergements permanents, de deuil préparatoire et de recherche. 

«Certains centres d’hébergement des personnes atteintes de la trisomie-21 sont dignes des pires bidonvilles d’Haïti!» Sylvain Fortin

Non aux eaux polluées dans la rivière des Mille-Îles

Dans un tout autre ordre d’idées, la jeune candidate Catherine Houbart, finissante au baccalauréat en écologie à l’Université de Sherbrooke, a pour sa part traité du manque d’infrastructures reliées aux eaux usées. La candidate dans Vimont explique que l’activité industrielle est si importante que les centres d’épuration n’ont pas la capacité de suivre la cadence.

Résultat: plusieurs déversements d’eaux usées et non-traitées ont lieu dans la rivière des Mille-Îles. «Cette situation est très problématique notamment parce que la rivière alimente plus de 400 000 personnes en eau potable», avance Mme Houbart.

«L’eau est une ressource indispensable c’est pour cela qu’Option nationale propose de déclarer cette ressource comme patrimoine national», de préciser la candidate. Elle ajoute que cette mesure s’appliquerait aussi aux terres agricoles et zones péri-urbaines « qui sont de plus en plus menacées par le développement industriel et trop souvent détruites». À titre d’exemple, elle mentionne la construction du centre commercial Smart Centre qui s’effectue sur des terres agricoles.

Enfin, il est primordial pour la candidate «de valoriser ces terres qui fournissent des aliments locaux, en plus de nombreux services écologiques, notamment la rétention de l’eau de pluie et le captage des gaz à effet de serre».

par Daphnée Hacker

Organisations: Société québécoise, Université de Sherbrooke, Smart Centre

Lieux géographiques: Vimont, Rivière des Mille-Îles, Québec Haïti

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