Un projet qui allie entreprises et écoles contre le décrochage

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Le PQ propose «Laval à l’école»

Laval n’échappe pas au décrochage scolaire et le prix à payer est autant économique que social, a affirmé Suzanne Proulx, candidate du Parti québécois (PQ) dans Sainte-Rose, en compagnie de son homologue dans Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin. C’est lors d'une conférence de presse tenue le 27 août que ceux-ci ont annoncé leur projet «Laval à l’école», qui mise sur le jumelage école-entreprise pour lutter contre le décrochage dès la petite enfance.

D’entrée de jeu, Mme Proulx a fait état de multiples statistiques prouvant le lien étroit entre un niveau de scolarité élevé et des salaires supérieurs ainsi que de plus faibles risques de chômage. Elle a aussi abordé la nécessité de former une future main-d’œuvre pour combler les besoins futurs. «Près de 40 % des 1,4 millions d’emplois qui seront à pourvoir d’ici 2020 exigeront une formation universitaire et près du tiers demanderont une formation professionnelle ou technique.» Il faut contrer la non-diplomation, souligne-t-elle, «et les 10 800 entreprises de Laval sont autant concernées par ce défi que le reste du Québec».

Le mentorat comme facteur de motivation

Le projet «Laval à l’école» propose que chaque école primaire et secondaire de Laval soit jumelée à une entreprise ou encore à un groupe de plusieurs petites entreprises. En collaboration étroite avec le réseau scolaire et l’instance de concertation Réussite Laval, ce jumelage permettrait la création de liens privilégiés entre les élèves et des travailleurs de divers horizons par le biais d’activités ludiques, sportives et culturelles. «Ce mentorat me semble des plus nécessaires pour stimuler l’intérêt des jeunes à persévérer dans leurs études, car ils peuvent parler à des travailleurs et comprendre la nécessité des efforts académiques», a stipulé Léo Bureau-Blouin.

«Il faut contrer la non-diplomation, et les 10 800 entreprises de Laval sont autant concernées par ce défi que le reste du Québec» – Suzanne Proulx

M. Bureau-Blouin et Mme Proulx ont aussi rappelé l’engagement du PQ d’ajouter 600 professionnels pour venir supporter les enseignants ainsi que la création de 30 000 places additionnelles en garderie, dont 600 à Laval. Au-delà des diverses mesures et projets mis de l’avant, M. Bureau-Blouin a répété à plusieurs reprises que les jeunes doivent être encouragés à persévérer dès leur tout jeune âge, et pour ce faire, «ce sont tous les acteurs de la communauté qui doivent se mobiliser».

Le jeune candidat péquiste s’est servi de l’exemple de la lutte au décrochage scolaire du Saguenay pour illustrer le fait que la mobilisation de la communauté peut porter fruit. «Cette région a connu l’un des pires taux de décrochage au Québec. À la suite des mesures concrètes prises par la communauté toute entière, le Saguenay affiche maintenant l’un des plus faibles taux de décrochage. C’est un exemple à suivre.»

 

par Daphnée Hacker-B.

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