L'effet du bac à roulettes



L'effet du bac à roulettes

L'effet du bac à roulettes

Nathalie Villeneuve
Publié le 15 Septembre 2009
Publié le 19 Mai 2010
Nathalie Villeneuve RSS Feed

Plus d'un an après l'arrivée du gros bac bleu, Laval a amplement dépassé l'objectif provincial de 60% de recyclage du papier, du carton, du verre et du métal. Si la tendance se maintient, c'est 64,3% des matières recyclables de Laval qui seront détournées du site d'enfouissement, en 2009.

Sujets :
Ville de Laval , Service de l'environnement

La progression, depuis 2005, est spectaculaire. Le taux de récupération était alors de 43,6%. Le bond faramineux réalisé en 2008, alors que ce pourcentage passait de 50,5% à 62,3%, illustre l'effet du remplacement du petit bac de 64 litres par le bac à roulettes de 240 litres, dans la cour des unifamiliales, maisons jumelées et autres immeubles de huit logements et moins.

Cette année-là, on complétait également la conversion au recyclage des quelque 30 000 immeubles de plus de huit logements, amorcée en 2007.

Revenu et consommation

Attention aux lunettes roses, cependant. Il faut, d'une part, tenir compte de «l'effet revenu».

«Une personne qui a un revenu de 200 000$ par année génère plus de déchets que celle qui n'a que 15 000$, illustre Guy Courchesne, directeur du Service de l'environnement de la municipalité. La Ville de Laval n'est pas la plus pauvre. La quantité de déchets est plus élevée.»

Le Lavallois moyen produit donc chaque année plus que les 127 kg de matières potentiellement recyclables générées par le Québécois moyen. Selon l'approche de Recyc-Québec, c'est ce potentiel moyen qui est utilisé pour le calcul des taux de récupération. Il faut donc avoir conscience de l'optimisme des taux lavallois.

D'autre part, qui dit revenu dit consommation. Si les taux de recyclage progressent depuis quatre ans, la masse récupérée augmente aussi. Ce qui reflète non seulement un effort de recyclage plus grand, mais aussi une progression de la consommation, et donc de la quantité globale de déchets.

Entre 2005 et 2006, alors que la quantité de matières envoyées au recyclage n'était pas «dopée» par l'arrivée du bac à roulettes de 240 litres, le tonnage de matières triées à l'usine est passé de 20 520 tonnes à 21 945 tonnes.

Cela représente une augmentation de près de 7%, alors que la population lavalloise s'accroissait d'un maigre 0,4%.

Source: Ville de Laval

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Cécile Racine
    - 26 Mai 2010 à 09:11:07

    Madame Villeneuve, «Attention aux lunettes roses, cependant», nous prévenez-vous. Vous avez sans doute raison de nous mettre en garde. En effet, même s’il vaut mieux recycler qu’enfouir nos déchets, cette opération «bac à roulettes» est-elle une si bonne affaire lorsqu’on songe aux coûts et à la pollution liés à la cueillette des déchets potentiellement recyclables ? À Laval, celle-ci est effectuée par un camion différent de celui qui ramasse les autres déchets, alors que dans certaines municipalités, un même véhicule recueille tous les types de déchets, y compris ceux qui servent au compostage, ce qui diminue évidemment la pollution liée à la consommation d’essence, entre autres. Par ailleurs, vous nous informez, Mme Villeneuve, que seulement 127 (86%) des 147 kg de déchets de papier, de plastique, de verre ou de métal que génère annuellement un Québécois sont recyclables. Mais qu’advient-il en réalité de mes 127 kg de déchets potentiellement recyclables, une fois que le camion les a emportés ? Quel traitement leur fait-on réellement subir ? Le site de la Ville de Laval nous assure : «Toutes les matières recyclables déposées dans votre bac roulant sont acheminées dans un centre de tri où elles sont triées mécaniquement et manuellement.» Est-ce vraiment ce qui se passe ? Est-il exact qu’aucune matière recyclable ne prend le chemin du site d’enfouissement ? Et une fois classées, que deviennent ces matières résiduelles ? Quel pourcentage est effectivement recyclé ? Quel pourcentage, une fois trié, serait ensuite enfoui ou entreposé indéfiniment, faute d’acheteurs ? Des rumeurs contradictoires au sujet de ce processus circulent… Comme bien des gens, lorsque je mets mon bac au bord du chemin, je pense : «J’espère que je ne fais pas ça pour rien !» D’autre part, l’augmentation du pourcentage de déchets qui se retrouvent dans le bac à recyclage n’indique-t-elle pas que l’on néglige les deux autres R (Réduire et Réutiliser) qui, normalement, devraient précéder l’action de Recycler ? Une solution plus durable semble en effet passer par la réduction, à la source, des 404 kg de déchets générés annuellement par chaque Québécois. Il existe différentes façons d’y parvenir : refuser d’acheter des produits suremballés, se procurer des produits vendus en vrac de manière à réduire au minimum l’emballage, réutiliser ses contenants de plastique ou de verre, etc. Toutefois, il n’en demeure pas moins que ce sont présentement les municipalités qui se trouvent aux prises avec la gestion des matières résiduelles. Tant que le Canada ne se dotera pas de certaines règlementations pour empêcher le suremballage, comme la Communauté Européenne l’a fait, ou pour obliger les fabricants à gérer tout le cycle de vie (y compris la destruction) de leurs produits, rien ne sera vraiment réglé. Cécile Racine, membre du Parti Vert du Canada (Laval-Les Îles)

    Écrire un commentaire

  • Nom de l\'usager
    Cécile Lafamme
    - 26 Mai 2010 à 09:11:06

    je ne comprends pas pourquoi certaines grandes villes ne sont pas encore munies de poubelles à roulettes... Dans ma région ce types depublles existent et fonctionnent à merveiile. Fini les sacs à déchets par terre et éventrés, fini les mauvaises odeurs, et un seul homme fait la ceuillette des déchets ou de la récupération. Il y aussi les poubelles pour mettre les résidus de pelouse ou les déchets de cuisine... Villes et villages très propres et du monde heureux et satisfaits, et tout ça depuis plus de 10 ans maintenant. On a même des commpteurs d'eau et personne n'est mort,on appris à faire attention à la bonne eau de source que notre petite minicipalité a la chance d'avoir... Fini les lavages de chars 2 fois par semaine, ou encore le lavage d'asphalte dans les cours, ou d'arroser leur maison pour enlever quelques fils d'araignées, ou pour emplir les piscines. Si tu gaspilles tu payes, "utilisateurs, payeurs" !

    Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

Courrier Laval n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct

Derniers avis de décès

Voir tous les avis de décès dans Courrier Laval

Trouvez un avis de décès

Trouvez un avis de décès
loading...

Publicité