Alors que le Mouvement lavallois (ML) et le Parti au Service du Citoyen (PSC) ont envoyé leur devoir écrit dans un délai relativement court au CRE de Laval, le Parti PRO des Lavallois (le parti du maire Gilles Vaillancourt) a brillé par son silence.
«Est-ce un manque de connaissance des dossiers environnementaux ou une marque d'indifférence?», demande le directeur du Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval, Guy Garand.
Le CRE a fait parvenir une vingtaine de questions aux trois partis, le 18 septembre. Six grands thèmes sont abordés: l'énergie et le réchauffement climatique, la gestion de l'eau, la biodiversité et la forêt méridionale, la gestion des matières résiduelles, le financement pour l'environnement et la création d'un poste d'ombudsman.
La récolte a été la même pour Sauvons nos trois grandes îles: les réponses écrites du ML et du PSC. Les questions ont été envoyées le 5 octobre à tous les partis.
L'organisme qui lutte depuis près de deux ans pour la protection des îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre, baignées par la rivière des Mille Îles, a tendu une perche supplémentaire au parti du maire actuel.
Le 14 octobre, la présidente de l'organisme, Huguette Larochelle, a posté à M. Vaillancourt une seconde invitation à répondre aux questions.
Deux jours après l'envoi de la missive, le maire laissait un message téléphonique au domicile de Mme Larochelle. Le 21 octobre en soirée, Mme Larochelle n'avait toujours pas pu s'entretenir avec Gilles Vaillancourt.
Sept questions ont été posées aux partis. Chacun devait dépeindre le rôle qu'il entend jouer dans la création d'un parc écotouristique et récréatif sur les trois îles. Les répondants étaient également questionnés sur les moyens concrets qu'ils entendent prendre pour financer le projet et en faire une réalité.
Le ML et le PSC ont profité de ces deux occasions pour mettre en valeur leur plateforme verte.
Les deux partis s'entendent pour favoriser les transports collectifs et actifs; adhérer à une entente «après-Kyoto»; collaborer avec le CRE et le ministère du Développement durable de l'Environnement et des Parcs pour s'attaquer aux îlots de chaleur et aux rejets d'eaux usées non traitées; protéger 12% des espaces verts; imposer un moratoire sur le développement dans les zones d'intérêt écologique; enclencher rapidement la collecte des matières putrescibles et créer un poste d'ombudsman.
Quant aux trois grandes îles, tous deux s'engagent à négocier avec les propriétaires et à recourir à l'expropriation, si nécessaire. Le ML compte financer jusqu'à 50% l'acquisition des îles, qu'il entend boucler au cours d'un premier mandat.
Si le PSC ne se mouille pas autant au chapitre du montage financier, il souligne la valeur sociale du projet de parc, qui rehausserait le sentiment d'appartenance des Lavallois.
Mme Larochelle souligne que le maire de Laval s'est engagé récemment dans les médias à faire pression sur le gouvernement pour obtenir une mise en réserve sur les trois îles et à participer à un éventuel financement pour leur acquisition.
Avant la présente campagne, M. Vaillancourt avait refusé de faire de telles promesses.




