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L'usine à compost s'en vient

L'usine à compost s'en vient

L'usine à compost s'en vient

Nathalie Villeneuve
Publié le Octobre 5 2009
Publié le Mai 25 2010
Nathalie Villeneuve

La nouvelle est tombée mercredi dernier, à la séance hebdomadaire du comité exécutif: Laval aura son usine de compostage et de biométhanisation. Un troisième bac viendra donc s'ajouter dans le paysage lavallois, une fois les 126 M$ requis réunis.

Sujets :
Bureau des changements climatiques , Ville de Laval , Front commun québécois , La Pinière , Duvernay Est , Laval

La future usine sera installée à côté de l'usine de traitement des eaux usées La Pinière, à Duvernay Est.

Elle traitera les 40 000 tonnes de déchets verts (résidus de jardin, feuilles mortes) et de déchets de table des résidences de sept logements ou moins, par le biais d'une collecte à trois voies: ordures, matières recyclables et déchets putrescibles. Un bac à déchets organiques s'ajoutera donc au bac bleu.

Selon le scénario établi par l'Hôtel de Ville, la future usine accueillera également 25 000 tonnes de résidus alimentaires en provenance de certains commerces comme les restaurants et les marchés d'alimentation.

Enfin, quelque 45 000 tonnes de boues issues du traitement des eaux usées s'ajouteront aux intrants. C'est donc 110 000 tonnes de résidus putrescibles qui ne prendront plus le chemin de l'enfouissement.

L'usine transformera plutôt ces matières en compost ou en biogaz, qui pourra éventuellement alimenter les véhicules municipaux, voire les autobus lavallois.

De consommatrice à productrice

L'usine La Pinière traite annuellement 40 000 tonnes de boues grâce à un séchoir alimenté au gaz naturel, pour fabriquer des granules qui sont vendus à titre de combustibles. La municipalité débourse 1 M$ en gaz naturel pour ce procédé, chaque année.

En délaissant la filière «granules» pour celle du compostage, on coupe net les achats de gaz naturel à La Pinière et on évite la rénovation des installations de séchage, qui sont vétustes. «On fait deux bons coups: on évite l'enfouissement et, au lieu d'utiliser du gaz naturel, on en produit!», résume André Giroux, conseiller professionnel – déchets solides à Ville de Laval.

De façon générale, le projet suscite des commentaires positifs au Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets. «C'est une bonne chose que ce soit implanté à Laval, qui exporte tous ses déchets à l'extérieur de l'île», note le directeur du Front, Karel Ménard.

Appel providentiel

La décision de passer à l'action concrète vers une telle usine a été motivée par un appel logé à la municipalité le 4 septembre, par le Bureau des changements climatiques (BCC), une entité qui relève du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.

Une annonce d'investissements de l'ordre de 500 M$ avait déjà été faite pour ce type d'infrastructure au printemps, dans le cadre du plan budgétaire provincial. «Ils [le BCC] nous ont dit: "On est prêts à aller chercher du financement au fédéral. Êtes-vous prêts à déposer un projet maintenant?"» raconte M. Giroux.

Le financement serait pris en charge à parts égales par les trois paliers de gouvernement, soit 42 M$ issus de Laval, Québec et Ottawa. «Notre plan, on l'avait déjà en tête», dit André Giroux. Quoique la municipalité attende toujours les résultats d'une étude commandée à la firme d'ingénierie Dessau «pour préciser notre pensée», elle profite des circonstances favorables pour régler la question des déchets putrescibles.

Les conclusions de l'analyse serviront à élaborer l'ensemble de la vision lavalloise, dans un plan directeur des matières résiduelles que la Ville compte déposer au début de 2010.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Claude Chartrand
    - 26 Mai 2010 à 09:12:05

    Oui on note que de jour en jour, le ml copie les idées de tous les autres partis en lice, bah quand t'a rien de concret à proposer tu copie pis ensuite tu dis que c'est juste une coincidence parce que toi aussi tu avais déjà cette idée là mais l'autre la dit avant toi.... quel division et quel chicane dans le psc?

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  • Nom de l\'usager
    Valérie Leprohon
    - 26 Mai 2010 à 09:12:05

    Pis le code du logement lui ????

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  • Nom de l\'usager
    Valérie Leprohon
    - 26 Mai 2010 à 09:12:05

    Monsieur Allaire justement si vous pouvez lire tous mes commentaires...qui reste.... bien mes commentaires bien vous savez que je ne suis pas leur porte-parole et C'EST ÉCRIT comme Cabrel....loll Que pour l'opposition dans l'opposition à mes yeux ça serait plus comme quand je pense quelque chose je le dis et malheureusement ça ne plaît pas tout le temps, mais au moins je me sens libre de regrets..... MOI J'AIME MIEUX DIRE CE QUE JE PENSE , QUAND JE LE PENSE ... AU LIEU DE PENSER QUE J'AURAIS DÛ LE DIRE OU D'Y PENSER AVANT DE LE DIRE...ET SAVEZ QUOI JE PENSE QUE ÇA DÉRANGE !!! HAHA Merci madame Laflame ;) Valérie Leprohon

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  • Nom de l\'usager
    Robert Allaire
    - 26 Mai 2010 à 09:12:01

    Que se passe-t-il avec Mme Leprohon? N'est-ce pas une bonne nouvelle non seulement pour le Québec dans son entier. Nous pouvons conclure que le Mouvement Lavallois est contre ce projet... que proposent-ils de faire en matière d'environnement?? J'imagine qu'ils vont créer un autre comité citoyen?? D'abord, pourquoi voter pour eux s'ils ne peuvent prendre de décision?? Robert.

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  • Nom de l\'usager
    Valérie Leprohon
    - 26 Mai 2010 à 09:11:43

    À quand, l'usine à compost? Nathalie Villeneuve par Nathalie Villeneuve Voir tous les articles de Nathalie Villeneuve Article mis en ligne le 24 septembre 2009 à 17:20 Soyez le premier à commenter cet article À quand, l'usine à compost? Le compost lavallois est fabriqué à aire ouverte, à partir des résidus organiques de 6000 ménages et de commerces. Le compostage en usine ne supplantera pas nécessairement cette façon de faire, dit-on à l'Hôtel de Ville. (Photo: Martin Alarie) À quand, l'usine à compost? Montréal est la seule, dans la grande région métropolitaine, à avoir publié un plan directeur de gestion des matières résiduelles. Un devoir que les cinq autres grandes agglomérations de la région tardent à remettre. Alors que les écologistes s'impatientent, Laval est toujours à l'étape des études. Le «devoir» en question consiste notamment à fournir une liste de scénarios de traitement des déchets putrescibles et des déchets ultimes. De tels scénarios impliquent un virage technologique qui doit être assorti d'un cadre financier et d'un échéancier de réalisation. Selon une étude effectuée par Recyc-Québec, les «putrescibles», c'est-à-dire la matière organique comme les résidus de jardin et de table, représentaient, en 2006, 59 % des déchets envoyés à l'enfouissement. Les résidus ultimes sont ceux qui resteraient dans le sac vert, malgré tous les efforts de valorisation. Retard À l'origine, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) réclamait, de la part des cinq secteurs géographiques de la région (Agglomération de Montréal, Laval, Agglomération de Longueuil, couronne Nord et couronne Sud), un plan directeur au plus tard en décembre 2007. Cette date butoir a été repoussée au 31 décembre 2008. L'agglomération de Montréal, qui a dévoilé publiquement son plan à la mi-septembre 2009, ne fait pas preuve d'une ponctualité exemplaire, mais est la seule à l'avoir en poche. À Laval, «le plan devrait être déposé en 2010», indique Stéphane Pineault, coordonnateur Politiques et interventions de développement, à la CMM. Cependant, précise-t-il, des éléments d'une étude menée conjointement par la municipalité et la couronne Nord, finalisée en décembre 2008, contenait des éléments du plan directeur. Des années Ces nombreux reports irritent Karel Ménard, directeur général du Front québécois pour une gestion écologique des déchets. Les plans directeurs qui manquent à l'appel sont un symptôme, dit-il en somme. «Ça traîne en longueur, il ne se passe rien.» M. Ménard était présent, le 7 mai 2009, à la période de questions de la dernière assemblée du conseil de la CMM. Il compte taper à nouveau sur le clou, à l'assemblée du 1er octobre. L'échéancier de la mise en place d'infrastructures de traitement des déchets putrescibles et ultimes est une question d'années, a laissé entendre le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, à l'assemblée du conseil du 7 mai. «Quant à nous, elle [la démarche] est enclenchée. Ensuite, il y a un processus de consultation publique. S'il y a un projet dans quatre ans, nous aurons fait diligence.» Le financement des infrastructures, très coûteuses, était encore problématique au printemps. Québec s'engageait, dans son plan budgétaire 2010-2011, à instaurer un programme visant à aider financièrement les municipalités pour l'implantation de digesteurs anaérobies. Ces usines permettraient de traiter la matière organique et d'en tirer du compost et du biogaz. Pour l'ensemble du Québec, l'installation de ces infrastructures «représente des investissements totaux évalués à 500 millions de dollars», peut-on lire dans le plan budgétaire publié en mars dernier. L'engagement financier n'est pas clair: «Le coût de ces investissements serait réparti entre le gouvernement du Québec, le gouvernement fédéral et les municipalités.» «Est-ce que 170 M $ plus 170 M $ plus la contribution des villes seront suffisants? Je ne pense pas», estimait le maire de Laval, en mai. > Combien coûte une usine? Une étude comparative des technologies, réalisée en 2006 pour le compte de la CMM, par SNC-Lavalin, fournit une estimation des coûts d'un digesteur anaérobie, pour le traitement des résidus organiques. Pour Laval et la Couronne Nord, qui doivent traiter 79 000 tonnes de matière par année, le coût des installations s'élèverait à 60 M $. Les revenus de la vente de compost et de biogaz impliquent toutefois un coût de revient moins élevé.

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  • Nom de l\'usager
    - 26 Mai 2010 à 09:11:39

    Que de magouille encore....

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  • Nom de l\'usager
    JUTAN Jean-Louis
    - 26 Mai 2010 à 09:11:36

    Pour info, pas idiots les canadiens... Cordialement Jean-Louis

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  • Nom de l\'usager
    Robert Allaire
    - 26 Mai 2010 à 09:11:09

    À lire tous les commentaires écrits par Mme Leprohon, je pensais que c'était bel et bien elle la porte-parole du Mouvement Lavallois. Ne me dites pas qu'elle a réussi à semer la chicane et la division dans votre parti comme elle a fait avec le Parti au Service du Citoyen. Une opposition dans l'opposition lolllll

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  • Nom de l\'usager
    Diane Laflame
    - 26 Mai 2010 à 09:11:04

    M. Allire S.V.P shhhhhhhhh!!! Usine électoraliste? "Le parti qui propose la candidate Lydia Aboulian à la mairie note que la collecte à trois voies fait partie de sa plateforme électorale." http://www.courrierlaval.com/article-385585-Usine-electoraliste.html Mme Leprohon n'est pas la porte-parole du Mouvement lavallois Merci

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