La température particulièrement douce, cet hiver, combinée à la rareté de la neige, qui sert habituellement d’isolant pour le couvert de glace sur les rivières, a fait en sorte que ce dernier s’est désagrégé très vite, explique Pierre Corbin, géophysicien chez Hydro Météo.
Crues printanièresDe façon générale, le processus de dégel printanier est de deux à trois semaines en avance, par rapport à la moyenne, note M. Corbin. C’est pourquoi on peut dès lors parler de crues printanières, confirme-t-il.
Les débits et les niveaux des rivières des Prairies et des Mille Îles sont légèrement à la hausse et devraient encore augmenter jusqu’à la fin de la semaine, à la faveur des températures très douces et de la pluie prévue au cours du week-end.
Le rythme de la fonte diminuera cependant au début de la semaine prochaine. Les prévisions ramènent le mercure sous la barre du zéro, le 22 mars.
Si la tendance se maintient, le printemps 2010 ne devrait pas passer à l’histoire en causant des inondations. «La chose à retenir, c’est que le processus est lent», souligne M. Corbin.
Or, ce sont les changements brusques de débit et de niveau, qui constituent une menace, pour les riverains. **********
Source: Centre d’expertise hydrique du Québec




