Elle a plus souvent qu’à son tour patiné dans l'ombre des Nathalie Lambert, Isabelle Charest, Annie Perreault, Marie-Ève Drolet. Tania pourra maintenant se vanter d’être l'un des piliers de l'équipe nationale aux prochains Jeux olympiques.
À Vancouver, Vicent participera aux épreuves du 1000 m et 1500 m, en plus de prendre part au relais. Au lendemain des cérémonies d’ouvertures, elle sautera sur la glace du Pacific Coliseum, l'ancien domicile des Canucks de Vancouver.
Tania retire une grande fierté de sa longévité. Elle terminera sous peu sa 17e année au sein de l’équipe canadienne. Vancouver sera ses derniers Jeux. Elle y savourera chaque instant avant de prendre sa retraite.
Pour les distances individuelles, Vicent ne vise pas de couleur en particulier parce que la chance joue beaucoup en courte piste. «Je veux terminer ma carrière avec une médaille au 1000 m et un top 8 au 1500 m. Peu importe la couleur. Ce serait la cerise sur le sundae», affirme-t-elle lors d'un récent entretien avec le Courrier Laval.
Elle a terminé au pied du podium au 1000 m aux Jeux de Turin en 2006. Son expérience pourrait se révéler un précieux atout pour lui permettre de concrétiser son objectif. «En courte piste, les stratégies de course sont vraiment importantes. C'est sûr que l'expérience est payante.»
L’or au relais?Après les Jeux de Nagano (bronze), Salt Lake City (bronze) et Turin (argent), Vicent tentera de décrocher sa quatrième médaille au relais féminin. Et pourquoi pas l’or? ««J'ai confiance en Sébastien (entraîneur de l'équipe féminine). Nos entraînements sont vraiment différents. C’est la seule médaille qui me manque au relais. La compétition sera féroce avec les Chinoises, les Sud-Coréennes et les Américaines.»
L’équipe féminine de patinage de vitesse s’est envolée pour Calgary, le 2 février, afin d’aller rejoindre les gars. Les patineurs de vitesse s'entraîneront à l'ovale olympique jusqu'au 7 février, avant de prendre la route de Vancouver. «À Vancouver, on patinera généralement deux fois par jour. La veille et le jour de nos compétitions, on va pouvoir s'entraîner à notre lieu de compétition, le Pacific Coliseum. Comme on partage le site de compétition avec le patinage artistique, les organisateurs ont également prévu un site d'entraînement à Killarney.»
Cérémonie d’ouvertureMême si les patineurs de vitesse seront en action au lendemain de la cérémonie d’ouverture, il est hors de question que Tania rate les célébrations. «Les Jeux se tiennent dans mon pays et ce sont mes derniers.»
Le comité organisateur aurait prévu le coup et offrira un transport spécial pour les athlètes, qui seront à l’œuvre dès le lendemain. «Le défilé des athlètes ne dure pas très longtemps, mais on doit parfois attendre deux ou trois heures, debout, avant d'entrer dans le stade. Les athlètes devront aussi rester debout pour le spectacle. Physiquement, quand tu as une compétition le lendemain, ce n'est pas génial», précise-t-elle. «L’idéal, ce serait de pouvoir arriver à la dernière minute et repartir dès qu'on a présenté l'équipe canadienne qui, en l'occurrence, entrera en dernier puisque le Canada organise les Jeux olympiques», conclut-elle.
