Kalyna Roberge (23 ans), Jessica Gregg (21 ans), Marianne Saint-Gelais et Valérie Maltais, toutes deux âgées de 19 ans, complètent l'équipe féminine canadienne.
«Mes coéquipières me gardent jeune. Les filles m’ont dit que j’avais l’air d’une fille de 24 ans. Même avec dix ans de moins, je serais la plus vieille m’ont-elles fait remarquer.»
Lors des sélections olympiques pour Vancouver en août, Vicent n'a pas volé sa place au sein de l'équipe canadienne. Ce sont ses solides performances qui lui ont valu son laissez-passer. «Je suis aussi fière d'avoir assuré ma sélection aux prochains Jeux que le talent des patineurs de vitesse canadiens ne diminue pas. Au contraire, on gagne encore notre part de médailles sur la scène internationale. Je suis heureuse d'être encore là à mon âge», admet la triple médaillée olympique.
Après avoir connu sa pire performance à vie lors de la sélection nationale en prévision des Championnats du monde, l’an dernier, Tania a pensé accrocher ses patins à longues lames. Il s'en est fallu de peu pour que Vicent ne soit pas du rendez-vous olympique de Vancouver. «Après avoir connu des hauts et des bas au cours des dernières années, j'ai aussi raté toute la saison 2006-07 à la suite d'une opération à la hanche. Le fait que les Jeux soient présentés au Canada a motivé ma décision de poursuivre», reconnaît-elle.
Tania a puisé sa détermination dans l'exemple de sa mère, décédée en février 2004 après une longue bataille contre le cancer, pour revenir au sommet des meilleures patineuses au pays.
«Ma mère avait une grande force de caractère. Pendant quatre ans, elle s'est battue pour vivre avec la maladie avec la volonté de la vaincre. Dans sa maladie, elle m'a montré à ne pas lâcher», affirme-t-elle. «Je sens la présence de ma mère. J’aimerais la sentir encore plus présente. J’y pense toujours. Elle est toujours avec moi, car je porte un médaillon contre le cancer autour de mon cou», ajoute celle qui fera un dernier tour de piste.
Si sa mère sera présente en pensée, son père Francis et son frère Philippe seront sur place à Vancouver pour encourager les performances de Tania. «Outre mes proches, j’ai plusieurs partisans qui viendront m’épauler.»
Quand Vicent songe à son avenir après Vancouver, elle a la tête remplie de projets et elle ne sait pas encore vers quoi elle se dirigera. Une chose est certaine, elle a l’intention de fonder une famille et de continuer à s’impliquer dans son sport comme mentor. «Après y avoir consacré autant d'années, je ne peux pas laisser tomber le patinage de vitesse du jour au lendemain», termine celle qui a complété un certificat universitaire en administration.
